Quoi de neuf du côté de l’innovation ?
On a pu craindre un moment de voir disparaître le CNIRS dans les remous postélectoraux. Annonce de sa suppression, puis démentis discrets… Il est vrai que les priorités du moment étaient autres : agir vite, frapper fort, il n’y avait plus assez de caméras pour suivre Sarkozy, occupé à rassurer la France… Dès juillet cependant, Luc Ferry a clairement signifié le maintien de ce Conseil qui, malgré sa courte vie, a permis à des équipes souvent isolées d’exister, de se faire reconnaître, d’explorer de nouveaux chemins dans la lutte contre l’échec scolaire. Certes, entre l’aval du CNIRS donné à tel projet et sa réalisation concrète sur le terrain, beaucoup d’obstacles et de désillusions ont pu intervenir ; nous en parlerons ci-dessous dans un bref tour d’horizon de la situation des établissements pionniers. Il n’en demeure pas moins que le CNIRS a été et doit rester un symbole fort d’ouverture dans une institution si difficile à faire évoluer…
Le Conseil demeure en place donc. Mais depuis le mois de mai, il semble que ses activités soient fort réduites dans l’attente de nouvelles instructions. Le ministre a en effet manifesté l’intention de redéfinir à la fois ses missions, les programmes à mettre en œuvre et ses modalités de fonctionnement. Une réunion est prévue le 31 octobre. Qu’en sortira-t-il ? Il faut espérer que l’indépendance – relative – du Conseil vis-à-vis du ministère sera préservée…

