Un texte sur le plaisir de la co-intervention, son évolution d’année en année, où chacune apporte ce qu’elle est et ce qu’elle a envie de faire.
Un texte sur le plaisir de la co-intervention, son évolution d’année en année, où chacune apporte ce qu’elle est et ce qu’elle a envie de faire.
Le coenseignement n’est pas toujours souhaité et ne va pas de soi. C’est le cas de deux professeures d’espagnol en collège qui témoignent ici de leur vécu et du changement progressif de leur regard.
Dans une classe unique, le témoignage d’un dispositif de coenseignement en milieu rural et montagnard : oser coenseigner, sortir des chemins battus, sauter le pas et prendre le risque.
« Droit, tordu…», comment la remarque d’un élève sur la forme d’un angle met en réflexion une classe et ses enseignantes.
Au lycée professionnel, les enseignants doivent désormais co-intervenir et croiser les référentiels.
Co-intervenir, c’est accepter d’être vu, de voir, d’intervenir sur des sujets qu’on ne connait pas forcément… Mais aussi d’assumer les différences avec l’autre co-intervenant. Quelques exemples de co-intervention dans des classes de collège.
Coenseigner peut être plus exigeant que de travailler en équipe. C’est aussi une manière d’apprendre de son collègue, de ses élèves.
Septembre 2001« Des chromosomes dans l’atmosphère. Des taxis pour les galaxies. Et mon tapis volant dis ? Le vent l’emportera. Tout disparaitra mais le vent nous portera », chante Noir Désir, alors que le siècle bascule. Ces paroles, et jusqu’au nom du groupe, résonnent comme un effroi et un espoir en ce début de siècle qui s’ouvre sur la manifestation spectaculaire et monstrueuse de l’incommunicabilité, de l’incommensurabilité. Et, paradoxalement, les attentats du 11-Septembre sont aussi une manifestation de l’interconnexion des hommes et des problèmes à l’échelle mondiale. Presque vingt ans après, nous vivons dans un monde où le besoin de communiquer véritablement apparait en creux du confinement sanitaire, tandis, qu’une bonne partie d’entre nous passe l’essentiel de son temps de travail en réseau sur internet. Nous ne cessons de nous interroger sur cet enseignement à distance qui s’est imposé, sur les opportunités qu’il offre et les dégradations qu’il produit. Tel était aussi l’objet du dossier des Cahiers pédagogiques de ce mois de septembre, « L’odyssée des réseaux ». Odile Chenevez, qui avait collaboré avec Alain Jaillet et Richard Faerber à la coordination de ce dossier, y proposait une réflexion sur le sens et les usages d’internet en éducation en plaçant, dans l’héritage de Célestin Freinet, la relation à l’autre plutôt que la fascination technologique au cœur des choix pédagogiques permis par les outils cybernétiques. Pour faire de ces outils des tapis volants. Et que le vent nous porte ! Yannick Mével
Lorsqu’on aborde le sujet de l’EIST (enseignement intégré des sciences et technologies), on se questionne peu sur la vision de la science qui est transmise aux élèves à travers cet enseignement intégré. L’EIST change-t-il la perception de la science par les élèves ? Changerait-il même la perception que les enseignants ont de leur discipline ?
La mise en place à partir de 2008 d’un enseignement obligatoire de l’histoire des arts a quelque peu bousculé les frontières disciplinaires. Il ne s’agissait rien moins que de créer de toutes pièces une discipline scolaire qui n’était pas liée à une discipline universitaire préexistante et qui devait être prise en charge par tous les enseignants.
Danse et sciences, une association aussi inattendue que fertile, en partenariat avec la compagnie de danse Hallet Eghayan, qui porte depuis plusieurs années un projet d’ampleur en milieu scolaire. L’auteure raconte comment ce dispositif a permis de participer pendant deux ans à une expérience enthousiasmante avec des classes de 2de générale et technologique de lycée industriel.
Le but du projet Galilée est de concevoir, avec une classe de 4e, un objet scientifique, de comprendre comment il fonctionne et de le situer par rapport à son contexte historique. En l’occurrence, la lunette de Galilée. Les disciplines concernées sont les sciences physiques, le français, les mathématiques et l’italien.
Cette année, la France accueille la conférence des Nations Unies sur le changement climatique « Paris-Climat 2015 », mettant au centre de l’actualité l’éducation à l’environnement et au développement durable. Cet enseignement peut s’ancrer dans toutes les disciplines et ce, tout au long de la scolarité de l’élève. Il permet de comprendre les questions environnementales et ses interactions économiques et socioculturelles, afin d’agir en citoyen responsable. L’éducation à l’environnement et au développement durable est un thème cher à la littérature jeunesse. Au travers de récits de science-fiction, d’apologues ou de documentaires, en plaçant le lecteur au centre des problématiques environnementales, les auteurs donnent à voir le monde tel qu’il est ou sera, si la génération actuelle ne réagit pas.
Des exemples très pratiques sur ce qui peut être fait, aussi bien en cycle 3 qu’en maternelle, pour travailler l’attention.
Dans l’enseignement supérieur, les étudiants sont invités à évaluer le travail des enseignants dans des dispositifs d’enquête. Quel intérêt ? Quelles limites ? Quel cadre pour que cela débouche sur un véritable dialogue ?
Lorsque deux enseignants de collège (français et mathématiques) prennent en compte le point de vue des élèves sur leur évaluations, ils les rendent plus explicites et plus en prise avec les apprentissage réels.
En lycée professionnel, le parcours de formation est balisé par des stades d’appropriation de connaissances, de compétences et d’attitudes. Un portfolio permet de garder trace de cette progression et un outil permet de la mesurer.
Une professeure des écoles spécialisée accompagne des élèves de 6e en difficultés d’apprentissage, passagères ou durables, dans la construction de leur rapport à l’évaluation. Ses dispositifs et outils sont transposables.
À l’école maternelle, l’évaluation prend la forme d’un engagement des enfants à prendre du recul sur ce qu’ils ont fait, pour l’apprécier et identifier leurs progrès. Des outils imagés servent de repères. L’enseignante et l’agent territoriale spécialisée des écoles maternelles veillent à accompagner le processus.
Une fiche décrivant un dispositif en classe élémentaire pour une évaluation au fil de l’eau stimulante, à partir de deux outils : le référentiel de compétences et le portfolio de réussite.
Comment se traduit l’approche par compétences dans une école d’ingénieurs, quel bénéfice en tirent les élèves, et quelles sont ses limites aujourd’hui ?
Les secteurs multicollèges, ça marche ! La mairie de Paris a lancé en 2017 une expérimentation de ce type pour remédier à une ségrégation sociale extrêmement élevée dans les collèges parisiens. Entretien avec Julien Grenet, chercheur au CNRS et à l’École d’économie de Paris, et auteur, avec Youssef Souidi, d’un rapport d’évaluation de l’expérimentation pour l’Institut des politiques publiques.
La place de la BD à l’école a évolué successivement d’une hostilité farouche à une intégration résignée, puis une récupération intéressée et légitimée. Il est temps d’avancer vers une didactique exigeante et ambitieuse de cet objet d’enseignement pour outiller les enseignants.
En quoi la bande dessinée peut-elle être un objet à étudier en cours de français ? Certes elle contient, mais pas toujours, du texte, mais elle est surtout un texte en elle-même, une « écriture graphique », dit l’auteur.
Construire une voiture de Formule 1, réfléchir sur l’énergie nucléaire, l’accident de Fukushima, concevoir un récit, travailler avec un auteur : la magie de la bande dessinée, quand elle opère avec des élèves fâchés avec l’école.
« L’invisible commence dans l’œil. » BERNARD NOËL, JOURNAL DU REGARD,P.O.L. ÉDITEUR, 1988
Un scénario pédagogique pour trois disciplines et une classe de 5e. Les élèves produisent des images à partir desquelles ils construisent une planche de BD et inventent donc un récit. Quand l’image précède le texte.
Cette œuvre, écrite selon les codes du manga, a beaucoup de succès en Occident et peut être le point de départ pour des études littéraires en collège et lycée.
Une proposition pour utiliser une bande dessinée dans une lecture intégrale, pour y travailler des compétences plutôt sollicitées d’ordinaire avec le support de textes littéraires plus classiques.
La philosophie a besoin du langage écrit ou parlé pour s’exprimer : en quoi la BD, par ses images fixes ou séquentielles, peut-elle être autre chose qu’une illustration des concepts ou la mise en images de la biographie des grands penseurs ?
Deux albums de Tintin mis à contribution pour étudier la pesanteur, au-delà des représentations communes de la chute des corps. Qui a oublié le mystère du whisky en boule qui échappe au capitaine Haddock ?
Les personnages et les scénarios des bandes dessinées sont pétris des évènements de leur époque. Derrière les histoires de superhéros des années 50, les lycéens d’aujourd’hui peuvent reconstituer le monde disparu de la guerre froide.
Comment approcher un roman de Dostoïevski avec des personnes qui n’ont pas l’habitude de lire, dans le contexte particulier de l’enseignement en milieu carcéral ?
Lire un album de bande dessinée peut demander un travail d’interprétation exigeant pour comprendre les enchainements et les rapports entre textes et images au fil du récit. Des exemples de dispositifs dans la classe pour en mener l’étude avec les élèves.
Dans le cadre du festival d’Angoulême, un prix spécial est attribué par des collégiens.
Si lire, c’est non seulement comprendre le sens global d’un texte mais aussi en saisir les implicites, alors la BD est un outil précieux pour l’apprentissage de la lecture expressive.
Nous entrons ici dans le laboratoire premier et fondateur : celui d’un CP où les élèves vont apprendre à lire. Les auteurs nous expliquent concrètement comment le support de la BD est utile pour la découverte du sens de lecture d’un texte jusqu’à la narration écrite, en passant par « les mots qui font du bruit ».
Quand le recours à la bande dessinée permet d’exprimer l’indicible, d’aborder avec subtilité et délicatesse le thème des maltraitances vis-à-vis des enfants.
La transposition des contes sous forme de manga est un moyen de replonger les adolescents dans ces textes patrimoniaux tout en tissant des liens entre les formes littéraires, les cultures, les époques et les générations.
Une rencontre en classe entre un homme qui raconte des histoires en dessinant, et des enfants qui ont envie de découvrir le monde au travers de la magie du dessin.
Il est certaines émotions, notions ou spécificités techniques qu’un enseignant ne saurait transmettre avec autant d’aisance qu’un auteur. C’est l’irremplaçable expérience de la rencontre. La découverte d’un album, d’un dessin et d’un scénario expliqués par celui-là même qui en est à l’origine s’avère un moment magique qui attise les curiosités.
Divers exemples d’utilisation de la bande dessinée en cours d’histoire-géographie, dans le contexte particulier de Madagascar et de l’océan Indien.
Il suffit d’essayer de réaliser une bande dessinée pour mesurer toute la complexité de ce média, toute la rigueur et l’application nécessaire pour aboutir à quelques simples planches, même en s’y mettant à toute une classe, même avec l’aide de deux professionnels. La BD est un art difficile !
Comment donner une place authentique à la bande dessinée à l’école, sans pour autant la scolariser ? Le point de vue d’un grand connaisseur de cet art graphique et de ses évolutions récentes.
Abd Al Malik est désormais présent dans les manuels scolaires, par exemple en classe de 3e comme exemple de poésie engagée aujourd’hui. Et son hommage récent à Albert Camus, en cette année du grand écrivain, renforce son image, justifiée, de « passeur culturel ». N’en déplaise à certains, le rap ou le slam peuvent être autre chose que de la soupe commerciale ou un genre « de banlieue » et participer de la culture universelle.
Cette année, j’ai pour la seconde fois participé à l’aventure Museomix, mais côté organisation cette fois-ci. Mais tout d’abord, qu’est-ce que Museomix ? Il s’agit de réunir des gens volontaires d’horizons divers (personnels de musée, programmeurs, designeurs et autres) trois jours dans un musée, pour inventer de nouvelles façons de le visiter. Le tout en […]
Tous les médias nationaux parlent de l’ouverture du musée du Louvre-Lens, et c’est très bien. D’autant que l’on en espère un effet cluster pour les musées de la région Nord-Pas-de-Calais (qui en compte une centaine !) qui en verraient leur fréquentation stimulée. Mais le collège de Loos-en-Gohelle et d’autres établissements ont suivi les opérations depuis bien […]
Un lycée privé en Bourgogne, un lycée arabe en Galilée, un lycée juif à Jérusalem : trois mondes qui se rencontrent pour réfléchir aux identités culturelles, au regard que chacun porte sur l’autre.
Le pouvoir de la consigne : transformer le trajet quotidien pour venir au lycée en sortie scolaire individuelle.
La visite peut constituer un élément essentiel de la démarche d’investigation en sciences, avec un rôle très différent selon l’étape du travail à laquelle elle intervient.