C’est en accompagnant des élèves en difficulté d’apprentissage qu’Angélique Prost a découvert le métier d’orthopédagogue. Elle nous raconte comment elle a conçu et partagé une version française d’une profession développée au Canada.
C’est en accompagnant des élèves en difficulté d’apprentissage qu’Angélique Prost a découvert le métier d’orthopédagogue. Elle nous raconte comment elle a conçu et partagé une version française d’une profession développée au Canada.
Le 28 mai 2025, la cité scolaire Pierre-Larousse de Toucy, en Bourgogne, a accueilli les Rencontres internationales de l’autonomie. Dans une ambiance animée et collaborative, enseignants, élèves et établissements partenaires de plusieurs pays ont partagé leurs expériences autour des classes autonomes. Une forme d’organisation où la liberté d’apprendre, la coopération et la confiance transforment aussi bien les apprentissages que les pratiques pédagogiques.
L’objectif de cette équipe d’un collège : transformer l’acte d’évaluation en un véritable dialogue entre lecteur et auteur, afin de nourrir la posture d’écrivain chez les élèves. En misant sur l’émotion, l’intérêt et le questionnement du texte, deux professeures de français donnent du sens au travail d’écriture et valorisent la singularité de chaque production.
L’explicite semble être une évidence quand on enseigne : qui voudrait d’un enseignement flou ? Alors pourquoi l’enseignement explicite suscite-t-il autant d’engouement à l’heure actuelle, et autant de débats ? Nous avons interviewé Stéphane Allaire et Philippe Meirieu pour y voir plus clair. Nous concluons notre série d’interviews en donnant cette fois la parole à Grégory Delboé, formateur à l’Inspé de Lille et chercheur en sciences de l’éducation.
Le 5 avril 2025, une trentaine de bénévoles du CRAP-Cahiers pédagogiques, engagés dans la formation sous toutes ses formes, se sont retrouvés à Paris pour une journée de travail et de réflexion sur la manière dont l’association pourrait contribuer davantage au développement professionnel de ses membres, mais aussi de l’ensemble de la communauté éducative. Au menu : échanges, créativité, coformation et… action !
Odile Amblard, journaliste, ancienne rédactrice en chef chez Bayard Jeunesse, vient de publier un ouvrage intitulé Comment faire quand j’ai l’impression que tout va mal ? (Bayard) où il est question de « solutions concrètes et idées d’actions pour se sentir mieux », destiné aux adolescents. Une source d’inspiration revigorante à l’heure où les sujets anxiogènes fleurissent, du harcèlement à la place des écrans, en passant par l’écoanxiété.
Que dire des Rencontres internationales de la classe dehors organisées à la mi-mai 2025 à Marseille ? C’étaient les deuxièmes pour l’autrice, après celles de Poitiers en 2023, qui nous livre un retour en toute subjectivité sur trois journées bien remplies.
La deuxième édition des Rencontres internationales de la classe dehors, qui s’est tenue du 14 au 17 mai 2025 à Marseille, confirme le succès du premier rendez-vous de Poitiers il y a deux ans. Benjamin Gentils, directeur de La Fabrique des communs pédagogiques — la structure organisatrice — et Laure Pillot, praticienne de l’école dehors et membre de La Fabrique des communs pédagogiques, dressent un bilan « à chaud » de cet événement qui allie formation professionnelle et activités multiples pour les enfants.
Développer la classe dehors est à la fois un enjeu social, pédagogique et écologique. Il y a mille et une manières de le faire : partager des réflexions et des bonnes pratiques entre professionnels, de la maternelle à l’université, voilà l’objectif des Rencontres internationales de la classe dehors, qui ont eu lieu à Marseille du 14 au 17 mai 2025. Les témoignages de deux participantes à cet événement organisé par la Fabrique des communs pédagogiques.
C’est parti pour une balade sociologique ! Ce mercredi 14 mai 2025, lors des rencontres internationales de la classe dehors à Marseille, Céline Cael et Laurent Reynaud emmènent des participantes et participants jusqu’au quartier de la Belle de mai. Ils vont rejoindre des élèves de terminale, se mélanger et vivre ensemble une balade sociologique. Un moyen de faire classe dehors pour reconnecter non pas simplement avec la nature mais aussi avec l’humain, et l’organisation de la société. On embarque avec eux dans un album photo légendé…
Le développement personnel et le collectif sont-ils conciliables en classe ? Un référentiel publié en mars 2025 par le ministère de la Santé, adressé aux experts et formateurs en compétences psychosociales, défend l’objectif de développement personnel. Cela interroge les acteurs de l’éducation.
Depuis deux ans, l’école de Longueville, située en Seine-et-Marne, a vu son environnement s’agrandir grâce à un projet ambitieux : l’aménagement d’un terrain communal de plus de 2 000 m² en véritable écolieu pédagogique.
Y a-t-il incompatibilité entre le bienêtre des élèves et l’acte d’apprendre ? Et les enseignants, qu’en est-il de leur bienêtre, dont le contraire pourrait être le malaise, l’épuisement ? Compte rendu subjectif d’une form@ction récente organisée par le CRAP-Cahiers pédagogiques sur le thème « Bienêtre et apprentissage, faut-il choisir ? », avec la participation de Philippe Meirieu.
Voici une série de questions concernant les alternatives aux groupes de niveau en établissement scolaire. Elles sont toutes en lien avec les articles du dossier. À chaque question une seule réponse est correcte. Les solutions sont données à la fin.
En matière d’éducation à la démocratie, les choix des pays baltes, où la mémoire de l’ère soviétique est encore vive, pourraient être source d’inspiration pour le reste de l’Europe, en conjuguant enseignements transversaux et participation active des élèves.
Voici le témoignage d’une professeure de mathématiques en collège qui organise des séances de travail personnalisé avec ses élèves.
Les classes à plusieurs cours, ou classes multiâges, sont très développées dans les écoles primaires en France. Elles donnent l’occasion aux professeurs des écoles d’organiser le travail des élèves en fonction de leurs besoins d’apprentissage, avec de la coopération et des groupes de besoin.
Faire face à des groupes-classes hétérogènes questionne profondément les gestes professionnels et la pédagogie à mettre en place. Les projets pour une école plus inclusive dans le monde entier ont permis d’expérimenter et de développer d’autres formes que le « petit groupe » pour développer les apprentissages des élèves. Le coenseignement en est une.
Et si le problème des groupes de niveau était d’abord une composition de ces groupes sans l’avis des élèves ? Les laisser prendre l’initiative de rejoindre des propositions d’aide pourrait alors en faire des interlocuteurs valables et réhabiliter le groupe-classe.
Au collège Clisthène, l’équipe pédagogique mélange les élèves d’âges différents dans des groupes de tutorat et des groupes d’appartenance, composés avec minutie, avec des attentes explicites et différenciées. Depuis plus de vingt ans, elle y observe un climat propice à l’entraide, des situations de transmission et d’apprentissage fructueuses.
La hiérarchisation des savoirs, c’est un peu comme les classements musicaux : certains morceaux sont n° 1 internationaux, d’autres sont surcotés, d’autres encore passent sous le radar.
Quelles alternatives concrètes aux groupes de niveau pour enseigner de manière non-uniforme et parvenir à répondre aux besoins d’apprentissage des élèves sans en décourager aucun ? Des repères pratiques pour trois alternatives étudiées par la recherche : les groupes de travail, les équipes de travail et les groupes de besoin.
Hétérogénéité et réussite scolaire : quelle réponse scolaire lorsque l’élève s’écarte de la norme ?
Le choix a été de faire suivre un programme commun à tous dans des classes hétérogènes, constituées sans aucun tri. Cependant, pour répondre aux besoins spécifiques à chaque élève, les enseignants mettent en œuvre des pratiques coopératives variées.
« La même nuit que la nuit d’avant, Les mêmes endroits deux fois trop grands, T’avances comme dans des couloirs, Tu t’arranges pour éviter les miroirs. Mais, ça continue encore et encore, C’est que le début d’accord, d’accord… »
L’équipe de mathématiques d’un collège de La Rochelle en éducation prioritaire a fait le choix de regrouper des élèves d’âges différents. C’est dans le cadre d’un « labo maths » que ces élèves de la 5e à la 3e se mobilisent par des parcours d’apprentissages personnalisés.
Au-delà des dispositifs pédagogiques qui existent pour répondre à des besoins différents au sein d’une classe hétérogène, la question de l’enrôlement dans le travail est essentielle. Retour sur une étude de cas.
Organiser la classe, aussi bien spatialement que pédagogiquement, pour que chaque élève y trouve sa place et coopère : un mode d’emploi réflexif.
1 F Umberto Eco, Le nom de la rose, Grasset 1982. 2 J Maria-Alice Médioni, « L’hétérogénéité, un atout pour apprendre ? À quelles conditions ? », Journal de l’Alpha n° 209, 2018. 3 A Jean-Pierre Astolfi, « La pédagogie différenciée ou, mieux : la différenciation de la différenciation ! », Modulo n° 9, 1978. 4 B Cheikh Tiberghien, rugbyman, interview dans Midi olympique, 23 janvier 2025. 5 H Jules Verne, […]
L’équivalent du collège en Italie est l’aboutissement de longues luttes politiques et sociales. Pourtant, malgré des textes officiels promouvant l’adaptation à chaque élève, les réalités sont plus uniformes. Hormis pour quelques équipes qui parviennent à faire vivre des projets alternatifs.
Voici douze affirmations et onze auteurs. Saurez-vous les associer et trouver la citation dont l’auteur manque ?
Malgré les avancées législatives en faveur de l’inclusion et de l’autonomie des établissements, le manque de moyens à tous les niveaux du système éducatif catalan maintient la ségrégation et les inégalités.
Une riche palette de pratiques de pédagogie différenciée qui permettent à chaque élève de progresser et leur donnent envie de s’investir.
Voici quelques indices dans une autobiographie en grande partie fantasmatique.
Dans cet établissement public bruxellois, l’équipe s’est donné un objectif ambitieux : faire réussir tous les élèves. La pédagogie différenciée, appliquée sous des formes nombreuses et variées y est un parti pris du projet.
La compréhension des textes pose souvent souci aux élèves, peut-être parce qu’elle n’est travaillée qu’à partir de travaux écrits. Nous découvrons ici une approche pédagogique basée sur le passage par le corps pour comprendre les finesses d’un écrit, jusqu’à la reprise d’une écriture.
La prise en compte de la diversité des élèves s’est faite progressivement par l’intermédiaire d’une série de textes législatifs. Mais avec des votations successives qui refusent l’adoption de classes hétérogènes.
La constitution des classes est un moment décisif pour garantir l’hétérogénéité. Les contraintes sont multiples et ce n’est pas toujours simple d’arriver à un équilibre.
La réforme du « choc des savoirs » s’applique aussi aux lycées français à l’étranger. La proviseure de l’un de ces établissements, Barbara Martin, explique les tensions avec lesquelles elle doit composer, entre demandes de plus d’homogénéité et nécessité d’une école pour tous.
En matière d’alternative aux enseignements uniformes, l’école au Québec a inscrit l’accueil de tous et la non-stigmatisation de ses élèves dans les textes de loi. Les acteurs de l’enseignement sont parvenus à s’organiser en conséquence.
L’école secondaire au Japon est globalement organisée comme en France. Les textes institutionnels insistent beaucoup pour qu’il n’y ait pas de différences significatives d’aptitudes entre les classes. Mais la gestion de l’hétérogénéité se traduit souvent par des temps collectifs uniformes et des temps individualisés.
Entrons dans une classe de français. Il s’agit d’une séance de plan de travail. Les élèves étudient ce qui correspond à la fois aux attendus des programmes et à leurs besoins d’apprentissage. Ils peuvent rester seuls, coopérer ou rejoindre leur enseignante. Une ruche où personne ne fait la même chose mais où chacun travaille.
La lutte contre le harcèlement scolaire est un travail d’équipe ! Au collège André-Brouillet, on ne forme pas seulement des élèves ambassadeurs à la prévention du harcèlement : les parents aussi sont mis à contribution.
Frédérick Heissat, avec son collègue Antoine Maldonado, est à l’initiative du réseau Profs en transition. Il partage avec nous l’importance d’intégrer la transition écologique et sociale dans les pratiques pédagogiques pour la formation des citoyens de demain.
Comment parler d’éducation à la vie affective et relationnelle et à la sexualité (Evars) sans déchainer les passions, alimentées par les fausses rumeurs et les réseaux sociaux ? Une question au cœur du webinaire organisé le 2 avril par le CRAP-Cahiers pédagogiques et la Ligue de l’enseignement. Riche en témoignages experts, cette session a mis en exergue quelques pistes pouvant être mises en pratique dans les établissements.
Des élèves du lycée français Blaise-Pascal de Libreville, au Gabon, ont pris part à une mission de reforestation de la mangrove.
Le rapport sur la recherche-action participative « Grandir avec la nature », publié en mars 2025, nous invite à suivre pas à pas une démarche de recherche collaborative sur le thème de l’école d0ehors, expérimentée en primaire. Son intérêt tient autant au sujet de la recherche qu’à sa méthode, inspirée de l’idée de tiers-lieu scientifique, où le collectif se construit autour d’un « partenariat apprenant ». Une initiative que les acteurs verraient bien se reproduire dans l’enseignement secondaire.
Professeure de lettres dans un collège de Rezé, tout près de Nantes, Aurélie Guillaume a ancré son enseignement dans une approche coopérative. Elle partage ses questionnements et ses idées au sein de collectifs, lesquels, en retour, nourrissent ses pratiques.
Rares sont les cas où une cause unique et pérenne explique les difficultés d’un élève à s’impliquer dans une tâche. Il convient donc de s’adapter à chaque situation, de jouer les équilibristes en tenant compte de tous les paramètres, pour tenter d’intéresser chacune et chacun aux apprentissages du jour. Mobiliser les élèves, c’est accepter une part d’imprévisibilité et vivre le temps présent, décryptent les coordonnateurs de notre dossier « Remobilisés ! » dans cet entretien.
Comme toujours dans les « Form@ctions » proposées par le CRAP-Cahiers pédagogiques, le principe est de permettre un dialogue fécond entre une figure experte et le terrain. Le 12 mars 2025, une vingtaine d’enseignants et enseignantes des premier et second degrés, de thérapeutes et de responsables de réseaux échangeaient avec Michèle Mazeau, spécialiste des troubles du développement cognitif chez l’enfant.