Laissons les élèves demander de l’aide
Et si le problème des groupes de niveau était d’abord une composition de ces groupes sans l’avis des élèves ? Les laisser prendre l’initiative de rejoindre des propositions d’aide pourrait alors en faire des interlocuteurs valables et réhabiliter le groupe-classe.Pour aider des élèves qui rencontrent des difficultés, constituer des groupes (de niveau ou de besoin) sans solliciter leur avis est une grande habitude française. Mais c’est aussi un grand risque. En occurrence, c’est prendre celui de les dissuader de faire des efforts pour apprendre, en contribuant à réduire la confiance qu’ils peuvent avoir en eux-mêmes.
Un faisceau de recherches sur le sujet converge en ce sens. Pour ne pas alourdir le propos, nous nous contentons dans cet article de n’en évoquer que deux, différentes mais particulièrement significatives, avant de détailler des mesures pédagogiques basées sur la prise d’initiatives d’élèves responsabilisés.
D’abord, en dehors du champ de l’école, à travers les travaux de Guy Hardy au sujet des jeunes suivis par les services de protection de l’enfance. « Contraindre une personne à être aidée est une gageüre, un défi, une utopie […] pui…