En cours de FLE (français langue étrangère), l’usage de la bande dessinée, de codes des réseaux sociaux tels que les mèmes permet aux apprenants d’entrer dans une langue-culture.
En cours de FLE (français langue étrangère), l’usage de la bande dessinée, de codes des réseaux sociaux tels que les mèmes permet aux apprenants d’entrer dans une langue-culture.
L’humour comme acte de bienveillance à l’égard des élèves, pour des apprentissages exigeants.
Proposition pour apprendre à rire avec ses camarades et non rire d’eux.
Une réflexion sur l’utilisation des dessins de presse en histoire-géographie, enseignement moral et civique (EMC) et en éducation aux médias et à l’information (EMI).
L’humour n’est pas un gadget, ni un énième sparadrap pédagogique. C’est au contraire un moyen utile pour travailler les dispositions critiques.
Rima Aboudan, « Laugh and Learn: Humor and Learning a Second Language », International Journal of Arts and Sciences, 3(3), 2009, p. 90-99. Jane Arnold, « Comment les facteurs affectifs influencent-ils l’apprentissage d’une langue étrangère ? », Éla. Études de linguistique appliquée, 2006/4 (n° 144), p. 407-425. Lance Askildson, « Effects of humor in the […]
Lorsque lui a été posée la question : « mais l’humour, c’est quoi ? », l’auteur, masseur-kinésithérapeute, a cru à une blague. Mais non, la question était très sérieuse.
L’humour pose question à l’école. Dans un contexte qui encourage individualisme et compétition, qui pose l’autorité en principe s’imposant à priori au lieu de se construire dans la relation, l’humour apparait souvent comme un danger potentiel de subversion ou de perte de contrôle.
Alors… C’est un Français, un Ukrainien et un Russe qui sont dans un avion…
La réputation d’un enseignant tient souvent à ce qu’on croit savoir de sa gestion de la classe, selon des convictions tenaces sur la bonne façon de « tenir » les élèves. Des idées un peu courtes, à réinterroger pour éduquer plutôt que contenir et réprimer.
Un témoignage enthousiaste sur le travail en ilots bonifiés, vu ici sous l’angle de la prise en compte de l’hétérogénéité.
Les élèves passent une fraction non négligeable de leur temps scolaire à essayer de comprendre ce que l’on attend d’eux, à ajuster leurs comportements et réponses à ce qu’ils croient décoder dans la situation. Une critique d’une pédagogie qui se dit « active », mais qui ne se pose pas suffisamment la question de l’explicitation. […]
Plus souvent qu’on ne le croit, certains cours fonctionnent comme si l’on tournait autour d’un contenu à enseigner, mais sans s’y attaquer véritablement. Comme si l’on pratiquait ce qu’on pourrait appeler une « esquive didactique ».
Qui pose le problème ? Quand c’est le professeur seul, cela pose problème. Souci constant chez Jean-Pierre Astolfi de se centrer sur l’élève qui apprend et qui doit apprendre à poser les problèmes justement.
Un aspect moins connu des travaux de Jean-Pierre Astolfi qui éclaire encore des questions didactiques et pédagogiques actuelles.
À l’école, une situation de relation d’autorité est une situation dans laquelle un enseignant – ou tout autre personnel de l’établissement – demande à un (ou à des) élève(s) d’obéir, étant entendu que l’obéissance ne se confond pas nécessairement avec la soumission. Cependant, trois conceptions de l’autorité coexistent actuellement dans les discours et les pratiques.
Débattre pour décider « en vrai », est-ce possible ? Propos modestes et résolus d’une enseignante de CM1 pleine de confiance dans les capacités de ses élèves à construire leur vie commune.
Juxtaposer des arguments sans pouvoir aller plus loin, refuser de discuter en se cramponnant à ses convictions : autant d’écueils qui menacent la pratique du débat en classe. On fera mieux la prochaine fois !
Construire avec ses élèves le règlement de la classe, et faire qu’il soit ainsi mieux compris et mieux respecté, qui n’en rêve pas ? D’accord, mais sans naïveté, et en mesurant bien les apprentissages induits par les dispositifs que nous choisirons pour cela, et les significations qu’ils produiront.
Nous ouvrons ce dossier, élaboré dans une période que chahutent tant d’émotions, par le silence nécessaire pour qu’une parole, un discours, puisse advenir. Deux exemples dans des classes de collège.
L’auteur, intervenant en formation initiale des enseignants, nous fait part des invariants de la gestion de classe. Débuter dans le métier d’enseignant, c’est aussi se préparer en réfléchissant à son rôle et aux questions d’autorité.
Enseignante depuis cinq ans dans un lycée de banlieue parisienne, Aurélie a su tirer parti de ses erreurs de débutante et nous en livre une analyse personnelle et fine.
Ce texte a été rédigé dans le cadre d’une formation destinée aux doctorants moniteurs du Pôle de recherche et d’enseignement supérieur (Pres) université Paris-Est. Dans le cadre de cette formation à l’enseignement, nous avons la possibilité de participer à un groupe d’analyse des pratiques professionnelles animé par Arnaud Dubois, formateur à l’IUFM de l’université […]
Pour saisir le sens profond de ce billet, je demande au lecteur d’évacuer de son esprit les habituels clivages entre décideur et exécutant, chef et employé, et de considérer d’un même regard tous les acteurs face à un système. Il s’agit plus précisément du système éducatif et des personnels enseignants et d’encadrement en lycée. C’est […]
Il y a bien des risques qu’une mêlée à un contre vingt-cinq tourne en faveur des plus nombreux. Et si on essayait plutôt la ruse des arts martiaux ?
Deux formateurs d’enseignants qui ont eux-mêmes bien connu des classes difficiles proposent leurs analyses et des exemples d’activités de formation pour les enseignants débutants.
Dialogue imaginaire. Parce qu’il est un des éminents spécialistes des sciences de l’éducation et un toujours jeune maitre en pédagogie, nous sommes allés interroger Jean-Jacques Rousseau, pour avoir son avis sur les projets actuels de réforme du système éducatif et, au-delà, sur ce que doit être pour lui la relation pédagogique. Si certains points peuvent paraitre contestables, irritants ou provocateurs, les conceptions développées lors de cet entretien sont souvent les nôtres aux Cahiers, et nous ne serions pas fâchés si réformateurs d’en haut ou d’en bas s’en inspiraient !
Septembre 2011 : instauration d’un cours instruction morale dans le premier degré (ministre Chatel). Septembre 2012 : annonce d’un projet d’enseignement de morale laïque dans le second degré (ministre Peillon). Loin de nous l’assimilation un peu facile de deux projets que tout oppose. Il n’empêche. Décidément la morale revient. Et ce n’est pas la première fois ! Avril 1981 : depuis quelques mois, les colloques, les prises de position, les règlementations se multipliant sur le sujet, les Cahiers pédagogiques consacrent leur dossier à « l’école en danger de morale » avec, précise la couverture « une lettre de Michel Rocard », seul homme politique sollicité à avoir répondu. Extrait : « Tout ce qui privilégie le travail en équipe, que ce soit dans les rapports entre enseignants ou à l’intérieur de la classe, tout ce qui réduit la portée des compétitions individuelles, tout ce qui enseigne la valeur du rapport à autrui est à mes yeux de nature à restaurer les valeurs morales que notre société et l’État laissent s’effriter. » Restons en là pour cette contribution et voyons plutôt comment un pilier des Cahiers pédagogiques, Philippe Lecarme, abordait la question.
Une filière peu valorisée, STG, un enseignement qui rebute souvent les lycéens, les mathématiques. Difficile de mobiliser les élèves, et le climat devient parfois lourd. Les mots clés : douceur, engagement, empathie.
Faire face à une classe difficile est une épreuve professionnelle. Pouvoir s’appuyer sur un collectif est indispensable, ne pas pouvoir le faire est en tout cas périlleux.
La classe difficile est une catégorie englobante, qui recouvre bien des différences individuelles. Aire de jeux pour certains élèves, c’est une arène pour d’autres. Un témoignage d’une collégienne à propos de sa classe de 4e.
Une heure de cours ordinaire, la classe ayant décidé ce jour-là d’être moins difficile que d’habitude pour ne pas saboter une inspection en cours.
Des juristes et psychologues, écoutants-rédacteurs du dispositif Jeunes Violences Écoute sont sollicités par des lycées pour intervenir dans des classes difficiles. Qu’y a-t-il à voir, à dire aux personnes impliquées lorsqu’on est extérieur à la situation ? Une classe est difficile dans le regard d’un enseignant qui lui fait face. Un intervenant extérieur […]
A plusieurs voix Les techniques paradoxales ont pour objectif d’exercer une influence sur des personnes ou des groupes qui résistent à l’influence. Quand une classe rebelle se montre imperméable à l’appel à la raison ou se braque face aux injonctions contraignantes, l’enseignant risque de s’épuiser à gérer un rapport de force stérile. Il peut alors, […]
S’il y a des classes difficiles en maternelle, c’est parce qu’il est difficile de constituer une classe, d’habituer de tout jeunes enfants ne connaissant que le contexte familial à la vie collective à l’école.
Les élèves sont ce qu’ils sont. C’est la gestion du groupe, dans le temps, dans l’espace, au travers des activités proposées, qui peut en rendre la vie difficile, qui peut aussi construire des cadres pour que chacun trouve une place.
Si nous sommes réunis, c’est pour apprendre. Ça, c’est ce dont est convaincu l’enseignant. Les élèves, c’est autre chose.
Les stéréotypes sexistes contribuent avec force à tendre les relations dans la classe : ils véhiculent une vision péjorative des filles comme des garçons, justifient des formes de domination des uns sur les autres. Ce n’est pas que le calme de la classe qui est en jeu, c’est une exigence démocratique que de les refuser.
Pour éviter le face-à-face entre l’enseignant et le bloc constitué par le groupe classe, cette professeure d’espagnol essaie de regrouper les élèves par ilots, et de les placer ainsi face à leur travail.
Renoncer à un regroupement des élèves d’âge identique n’est pas anodin : l’expérience de ce collège innovant montre que c’est alors la conception du métier enseignant, des finalités des écoles qu’on en vient à reconsidérer.
Roue de secours, juge de cour d’appel, Zorro, vaccin préventif : autant de rôles que peut tenir le directeur auprès des enseignants et de leurs élèves. Dans tous les cas, c’est une gestion humaine délicate.
Roue de secours, juge de cour d’appel, Zorro, vaccin préventif : autant de rôles que peut tenir le directeur auprès des enseignants et de leurs élèves. Dans tous les cas, c’est une gestion humaine délicat
S’il faut bien organiser des regroupements d’élèves, il n’y a pas de raison qu’ils soient pérennes sur toute une année, homogènes, avec des emplois du temps fixes. Témoignage à partir du collège innovant Anne-Frank du Mans
Face aux classes difficiles, le point problématique est peut-être finalement plus du côté de la classe que de la difficulté. Imaginer une autre organisation des enseignements, avec des modalités de regroupement plus variés, serait une façon de rendre les relations entre enseignants et enseignés plus faciles.
Refuser les classes de niveau implique souvent d’aller à contrecourant de ce que souhaitent bien des enseignants, bien des parents. C’est ainsi que l’on peut mener un travail de coopération et d’ouverture
Tirer le fil de la classe difficile oblige à démêler toute la pelote des relations entre les enseignants et les élèves. Une approche du problème à partir d’une enquête statistique.
Récit d’une participation d’un proviseur de lycée professionnel à une heure de vie de classe pour représenter une autorité, au sens fort du mot : autoriser les élèves à s’exprimer, pour régler les conflits, pour les aider à grandir.
Les élèves difficiles en classe le sont aussi généralement dans l’établissement. Si l’effet d’interventions ponctuelles du CPE face à toute une classe est forcément limité, son rôle est essentiel dans la prise en charge des trublions sur le long terme.
Deux formateurs d’enseignants qui ont eux-mêmes bien connu des classes difficiles proposent leurs analyses et des exemples d’activités de formation pour les enseignants débutants.
Une exposition d’un parcours compliqué avec une classe de 2de, en dix tableaux. Le chef d’orchestre n’est pas toujours très à l’aise, mais est tout de même applaudi au final.