J’apprends, moi non plus
Plus souvent qu’on ne le croit, certains cours fonctionnent comme si l’on tournait autour d’un contenu à enseigner, mais sans s’y attaquer véritablement. Comme si l’on pratiquait ce qu’on pourrait appeler une « esquive didactique ».
On savait déjà que cette esquive didactique est largement pratiquée par les élèves, lesquels fonctionnent plus volontiers suivant la « logique du faire » que suivant la « logique de l’apprendre », comme dans le célèbre problème de « l’âge du capitaine » (cf. Stella Baruk, L’âge du capitaine ou de l’erreur en mathématique, Le Seuil, 1985). Ils se livrent, dit Philippe Meirieu, à une véritable « stratégie du sourcil », s’employant…