Développer l’entraide entre les élèves ne peut s’improviser. Le dispositif présenté ici propose une démarche pour organiser le déroulement de cette aide, pour apprendre aux élèves à aider comme à se faire aider.
Développer l’entraide entre les élèves ne peut s’improviser. Le dispositif présenté ici propose une démarche pour organiser le déroulement de cette aide, pour apprendre aux élèves à aider comme à se faire aider.
La discussion à visée philosophique n’est pas un affrontement à qui imposera son point de vue, ou bien seulement un débat contradictoire où s’exerce la raison : encadrée par un dispositif élaboré, elle se fonde sur la coopération entre discutants.
Quand j’ai appris les niveaux de classe et le nombre d’élèves que j’aurais (CE2/CM1/CM2, quinze élèves lozériens), j’ai de suite pensé que le travail en groupe serait facile à organiser. Or, j’ai été surprise de me rendre compte que l’ambiance de la classe était marquée par les tensions entre élèves et l’individualisme. J’ai décidé d’axer […]
Un autre façon de diversifier consiste à répartir le travail entre élèves, puis à mettre en commun. Chacun progresse en partageant avec d’autres le résultat de ses recherches. Un mode de travail qui joue sur une implication forte des élèves, moteur d’apprentissages.
Chaque jour, quatre élèves vont, s’ils le souhaitent, se mettre au service des autres élèves de la classe de CE1, pour les aider à réussir. Ces élèves peuvent être parrains pour toutes les activités de la journée. Le lendemain, cette possibilité est offerte aux quatre suivants sur la liste des élèves de la classe. Ce […]
De la coopération à tous les niveaux autour d’un projet pour que les élèves apprennent à écrire leur prénom : entre élèves bien sûrs, mais également entre élèves, enseignants et parents, entre enseignants et conseillers pédagogiques, y compris pour l’écriture de cet article.
J’ai posé mon cartable en tant que professeure des écoles stagiaire dans une classe de CE1. Dès la rentrée, j’ai souhaité savoir ce que mes élèves attendaient de moi. Chacun a pu s’exprimer, par exemple un enfant qui souhaitait que je sois gentille avec eux. Pour créer une relation de confiance et travailler ensemble, il […]
Coopérer, ça s’organise. C’est affaire de méthodes, d’actions, de modalités de travail à concevoir, à discuter régulièrement, associant autant les élèves que les enseignants.
Alors que la dictée traditionnelle est un exercice profondément individuel, il s’agit ici de chercher des façons coopératives de travailler l’orthographe. L’argumentation s’appuie sur des savoirs validés par l’enseignant.
En quoi les interactions verbales entre élèves en difficulté de compréhension en lecture leur permettent de mieux cerner leurs démarches face aux textes documentaires ?
En quoi la coopération représente un atout pour des élèves non francophones, qui doivent vite maitriser bien plus que les rudiments de la langue, faire face aux exigences du système scolaire, mais surtout de la vie en société ?
Faire tracer à d’autres une figure géométrique qu’ils ne voient pas. Le principe n’est pas nouveau, mais avec les outils modernes de communication, la coopération peut se faire à distance, et tirer partie des contraintes propres à ces médias.
Des précisions sur la notion d’apprentissage coopératif, à partir des principaux auteurs à l’origine de cette méthode pédagogique. Trois principes majeurs : l’hétérogénéité, l’interdépendance et l’égalité au sein du groupe.
Devenir professionnel, si l’on dépasse les simplismes sur les recettes à connaitre puis appliquer, est un engagement dans un métier, dans la maitrise de postures et de gestes. La formation pour adultes, ici pour des enseignants ou des étudiants, a tout à gagner à être pensée comme un apprentissage coopératif.
Pour dépasser l’injonction à travailler en équipe, bien peu opérante, il faut d’abord s’entendre sur les termes, puis sur les contenus de la formation, du cheminement de chacun indispensable à la constitution de véritables collectifs de professionnels de l’éducation.
L’utilisation d’un outil coopératif comme le portfolio dans un master professionnel pour les métiers de l’enseignement se justifie par son efficacité pour la formation, mais aussi dans l’idée que l’on enseignera ensuite comment on a été formé, et qu’il est donc utile de se confronter le plus tôt possible à la coopération !
Comment enseigner autrement à des étudiants, pour qu’eux-mêmes contribuent ensuite à faire évoluer les pratiques usuelles de l’école ? C’est vrai à l’ile Maurice, comme sans doute dans bien d’autres systèmes éducatifs.
La coopération, c’est comme la prose, tout le monde en fait sans le savoir ! Mais c’est certainement plus efficace de le savoir. Traditionnellement chez les lasalliens, les élèves étaient responsabilisés aussi souvent que possible. À l’époque de Jean-Baptiste de La Salle, chaque enseignant accompagnait une centaine de jeunes d’âge et de niveaux différents. Pour que […]
Apprendre pour mieux enseigner, même après plusieurs années en classe, avec des élèves : ça me parait être l’idéal. Enseigner et cesser d’apprendre, parce que je sais : je constate trop souvent cet état d’âme, comme si demeurer ouvert à apprendre enlevait de la légitimité à l’enseignant, démontrant ainsi qu’il ne sait pas tout. Les […]
Retour sur quatre années de mise en œuvre de l’approche par compétences au lycée professionnel : de l’approche à la compétence.
Ce n’est pas parce que le travail à la maison est différent que tous les élèves le font. À partir d’échanges avec des enseignants pratiquant la classe inversée, les auteurs nous proposent des éléments de réflexion sur cette question.
Septembre 1973. Le 11 septembre, le président Allende est tué lors du coup d’État militaire du général Pinochet à Santiago du Chili. Dans le monde entier, les progressistes sont en larmes. Cela n’a rien à voir, mais au même moment, les Rolling Stones chantent « Quand est-ce que ces nuages sombres disparaitront ? », tandis que Keith Richards égrène un arpège limpide qu’il renouvèle tout au long du morceau comme une fugue. Il peut arriver que les lecteurs réguliers de cette rubrique éprouvent à sa fréquentation la sensation qu’au bout du compte, « depuis le temps », rien ne change vraiment, tant certains des textes qui y sont repris pourraient, au prix d’une actualisation du style, passer pour des textes écrits aujourd’hui. Ce sera encore le cas cette fois. À la rentrée 73, le dossier principal des Cahiers pédagogiques est consacré à « l’audiovisuel », un minidossier l’accompagne qui traite de la principale innovation de la rentrée, l’introduction des 10 %, définie par une circulaire du mois de mars. Le ministre démocrate-chrétien Joseph Fontanet l’a imposée au Président Pompidou, beaucoup plus conservateur sur les questions scolaires, au prix d’un rabotage de son premier projet et à la condition que cela se fasse sans augmentation du budget. Au nom de la fédération des CRAP, Jean-Louis Bergeret, secrétaire général, expose la position nuancée du mouvement. L’un des contributeurs du dossier, Henri Bareil, développe un point de vue plus critique. La lecture de ces deux textes pourrait nous faire penser que, décidément, l’histoire bégaie. À moins qu’elle nous invite, en poursuivant l’écoute d’« Angie », à chanter avec Mick Jagger : « Tu ne peux pas dire que nous n’avons jamais essayé. »
Un projet interdisciplinaire liant français, géographie, histoire et arts visuels travaillé tout au long de l’année scolaire auprès d’élèves en situation de handicap, pour créer un véritable groupe classe, mais aussi encourager en travaux écrits et en expression orale.
Présentation d’une « matrice pour l’éducation aux médias et à l’information (EMI) » réalisée par un groupe de travail de professeurs documentalistes ainsi que de la méthodologie de réflexion employée.
L’auteure présente ici la mise en place d’un manuel numérique en autonomie, projet résultant de nombreuses années d’enseignement en centre de documentation et du constat que l’accès aux outils concernant les compétences info-documentaires est souvent dépendant des pratiques du centre de documentation.
Dans un lycée professionnel, à travers la production d’émissions de webradio, les élèves travaillent la production d’écrit avant de développer aussi des compétences orales.
L’auteure, elle-même formatrice, imagine les conditions idéales d’une formation continue à l’EMI qui tiendrait compte autant de la recherche que des savoirs et des préconceptions des stagiaires, en accompagnant plus qu’en professant.
L’auteure nous explique, dans le contexte actuel, la nécessité de développer particulièrement l’éducation à l’information. Ce faisant, elle nous montre aussi pourquoi l’EMI ne peut se réduire au numérique.
L’auteure a créé un atelier média éphémère au sein de ses cours d’EMC, pour développer les compétences civiques de ses élèves et leur permettre de s’orienter dans le panorama de la politique française. Ils ont aussi pu travailler sur le niveau de langue et différents médias pour en comprendre les enjeux.
L’auteure apprécie cet entrainement à l’éducation à l’information en histoire-géographie dans les nouvelles épreuves de CAP en contrôle en cours de formation, car il permet de travailler en profondeur la recherche documentaire et la sélection d’informations pertinentes.
En cours d’anglais, il est possible d’étudier un sujet à la fois d’actualité et sociétal en développant des compétences civiques et disciplinaires tout en faisant travailler du vocabulaire précis et l’argumentation.
Travailler à la fois l’éducation aux médias et à l’information et l’enseignement moral et civique n’est pas forcément chose aisée. Pour l’auteur, les enseignants d’histoire et géographie en ont la capacité assurément, mais la mise en œuvre reste difficile.
Le module expérimental présenté dans cet article tend à la fois à développer un travail transdisciplinaire et à développer une appétence scientifique chez les élèves sélectionnés. Il s’agit d’une réflexion globale sur des hypothèses scientifiques et sur la place des médias dans la diffusion de leurs travaux.
Présentation d’un travail sur les compétences civiques en EMC (enseignement moral et civique) liées à la liberté d’expression autour des médias vidéos et notamment à travers l’analyse de reportages.
Suite aux attentats, France Inter a ouvert ses ondes dans l’émission InterClass’ à des collégiens issus de REP+. Pour Emmanuelle Daviet, c’est une expérience enrichissante pour les adultes comme pour les enfants. Un moyen pour ces collégiens de développer autant des compétences liées à l’EMI que de lutter contre leurs préjugés.
L’EMI peut être vu comme un enseignement qui permet d’ouvrir le champ de la créativité des enseignants et des élèves. L’auteur s’appuie sur une expérimentation menée en collège pour montrer que l’EMI, introduite en même temps que d’autres dispositifs nouveaux, doit parvenir à se faire une place en raison des enjeux essentiels qu’elle présente.
Le Clemi, Centre de liaison de l’enseignement et des moyens d’information, service du Réseau Canopé, propose à la fois des publications, des concours et des outils, afin de garantir une éducation aux médias et à l’information renforcée, pour tous les élèves.
L’auteur présente les entrées possibles de l’EMI dans les nouveaux programmes de français de cycle 4. Il y défend le rôle important des enseignants de cette discipline dans l’EMI et propose des pistes de travail à la fois disciplinaires et transversales.
L’auteure s’efforce de permettre aux élèves de CM2 de repérer avant leur entrée au collège les fausses informations et les rumeurs. La séquence décrite ici permet aux élèves de développer leur esprit critique et de ne pas confondre information et intox sur la toile.
L’EMI est une obligation professionnelle des enseignants, mais c’est aussi une urgence et nous avons besoin de nous associer à des partenaires institutionnels et associatifs et aux familles pour parvenir à mieux les aider à prendre en compte une société en mouvement.
L’exercice des revues de presse permet de travailler de nombreux domaines de savoir et de savoir-faire liés à l’EMI. La progression des savoir-faire permet notamment aux lycéens en aide personnalisée de travailler les littératies et la translittératie, sans se laisser noyer par l’infobésité.
Lors de la Semaine de la presse et des médias, l’auteure profite du kiosque offert pour faire réfléchir ses élèves de CE1-CE2 sur l’écrit et ses fonctions au moyen de différents journaux.
Dans cet article, l’auteur défend le travail du CSP (Conseil supérieur des programmes) sur l’éducation aux médias dans les nouveaux programmes et du parcours citoyen. Il y prône une vision de l’ÉMI (éducation aux médias et à l’information) transdisciplinaire et totalement intégrée dans le socle commun à travers de grandes exigences en termes de compétences.
Les auteurs proposent un dispositif pour ouvrir l’esprit critique des élèves au travers de l’étude de unes de journaux durant la Semaine de la presse et des médias dans l’école, un travail poursuivi tout au long du collège qui mêle EMC et EMI, y compris au sein des enseignements pratiques interdisciplinaires.
Pour travailler à la fois la sélection d’informations, la recherche de sources fiables et l’analyse critique, l’auteure a fait rédiger un article de Wikipédia à ses élèves. Un moyen de faire de l’EMI et de l’histoire, tout en travaillant de nombreuses compétences en EMI, EMC et histoire.
« Il faut aider les élèves à y voir plus clair », a déclaré la ministre de l’Éducation à un journaliste d’un quotidien régional lors de la Semaine de la presse 2016. C’est avec cet objectif que ce projet d’éducation aux médias et à l’information autour de la réalisation d’un journal sur la pollution a été pensé.
L’un des enjeux de l’EMI, c’est d’être capable de ne pas confondre les faits et leur interprétation, notamment de ne pas créer de lien de cause à effet indu. C’est un des moyens de lutter contre les théories complotistes.
Nous sommes inondés d’informations. L’actualité a même remplacé l’information dans une culture du buzz où souvent on ne prend pas le temps de vérifier ce qu’on voit ou entend. Les évènements de l’année 2015 ont mis en lumière la difficulté pour les élèves de repérer les vraies informations des mensonges qui circulent tout aussi […]
L’auteure recommande la collaboration avec les enseignants d’autres disciplines. Elle l’a expérimenté au sein d’un atelier média dans lequel les élèves échangent autour des faits d’actualité dont ils ont déjà pu consulter le contenu à la fois de presse papier et internet. Un café média qui permet de développer des compétences transversales.