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Poser des questions, ça s’apprend !
Loin d’être un vilain défaut, la curiosité, ainsi que son prolongement expressif, le questionnement curieux, sont des moteurs d’apprentissage extrêmement efficaces. Pourtant, l’école apprend rarement aux élèves à aller chercher des réponses dont ils et elles n'ont pas un besoin immédiat. Voici quelques pistes pour y remédier.

« Si l’élève ne commet pas d’erreur, c’est qu’il sait déjà faire »
Le droit à l’erreur de l’élève est-il reconnu ? De la maternelle à l’université, l’erreur et son traitement continuent de susciter des débats profonds dans les pratiques pédagogiques quotidiennes. Dans un contexte où les évaluations institutionnelles se systématisent, où la pression pour réussir s’accentue, avec la constitution de « groupes de niveaux » au collège et l’omniprésence de Parcoursup au lycée, comment évolue ce droit fondamental ? Comment concilier droit à l’erreur et évaluation ? On en parle avec la coordinatrice et le coordonnateur de notre dossier « Pour un droit à l’erreur ».

Tomber, penser, apprendre
« Je préfère me tromper maintenant que le jour J. » Cette phrase d’élève, parmi d’autres que l’on retrouve dans les articles de ce dossier, dit beaucoup de ce que nous avons voulu interroger : la place, aujourd’hui, de l’erreur dans nos classes, et plus largement dans l’éducation.

Les vertus cognitives de l’erreur
Les sciences cognitives montrent comment se tromper restructure le cerveau, développe la résilience et renforce l’autonomie des apprenants.

Les erreurs, des outils pour enseigner et se former
L’erreur au singulier est une erreur. C’est en la comprenant au pluriel qu’elle fait véritablement progresser de concert formateur, enseignants et élèves.

Les erreurs dignes
En classe d’histoire, l’erreur peut être une information fausse, mais aussi une idée peu pertinente pour expliquer un fait.

Conceptions et pratiques de l’erreur selon les pédagogies
La conception classique de l’erreur (ce qui est faux et doit être corrigé) ne suffit pas à penser utilement cette notion. Il s’agit donc de proposer des analyses plus fines des problèmes dans les travaux des élèves et d’éclairer les manières différentes de les gérer selon les pédagogie.

L’erreur dans le cours de langue vivante
Connaitre une langue vivante étrangère, c’est savoir la parler, savoir interagir verbalement à travers elle, malgré des erreurs, avec d’autres locuteurs, natifs ou pas, car une langue est vivante aussi parce qu’elle peut accueillir des erreurs et même évoluer à travers celles-ci.

La peur de décevoir, un fardeau qui pèse lourd
Les parents mettent parfois la pression sur leurs enfants en stigmatisant leurs erreurs : peut-on les aider à adopter une attitude plus utile ?

L’erreur : itinéraire d’un concept pédagogique
Jean-Pierre Astolfi et Daniel Favre sont deux chercheurs ayant largement contribué à la compréhension de la place de l’erreur pour apprendre. Pour l’un, une erreur apporte des informations essentielles à la compréhension. Pour l’autre, elle nécessite d’être farouchement distinguée de la faute.

Errare…
Il y a erreur et erreur.

Douter pour orthographier
Comment apprendre à discuter de ses choix orthographiques ? Quand la méthode des zones de doute chasse la peur de l’erreur, et ouvre un espace de dialogue entre pairs.

