
Compétence
Une notion chargée de tous les maux pour les uns, de toutes les vertus pour les autres … Diabolisée, car liée au monde de l’entreprise, symbole de dérives technocratiques et déshumanisantes, mettant de côté les savoirs émancipateurs au profit de l’« efficacité ». Ou au contraire, outil magique pour donner plus de sens aux apprentissages scolaires et les rapprocher de la « vraie vie ».

Complexité
Complexe, ce n’est pas la même chose que compliqué.Est « compliqué » un ensemble difficile à appréhender mais que l’on peut décomposer en éléments simples afin de les analyser séparément. Par exemple les accords du participe passé expliqués à un non francophone.Est « complexe » un système (un corps vivant, un territoire, un domaine économique, une plaidoirie au tribunal, etc.) dans lequel plusieurs entités interagissent ensemble et où la connaissance des parties ne suffit pas à la connaissance du tout. On doit faire des va-et-vient pour réunir la connaissance du tout et celle des parties.

Coéducation
La coéducation désigne selon Sylvie Rayna, ce « processus de mutualisation entre les acteurs premiers que sont les parents et les acteurs professionnels qui interviennent auprès de l’enfant, simultanément et successivement ». Il s’agit donc d’un processus qui ne désigne pas uniquement les relations entre la famille et l’école. Mettre en œuvre et valoriser ce processus dans le système scolaire, c’est s’appuyer sur l’idée qu’une porosité entre école et famille est bénéfique pour l’enfant-élève. On trouve cette notion dans la circulaire de l’Education Nationale qui fait référence « Renforcer la coopération avec les parents dans les territoires » (BO 2013142). Selon cette idée, il incombe aux différents adultes qui accompagnent l’enfant dans son éducation de se coordonner et de dialoguer, chacun dans leur rôle, favorisant par cette démarche l’entrée dans les apprentissages scolaires.

Didactique des disciplines
En France, la didactique des disciplines est apparue pour la première fois, presque simultanément en mathématiques et en sciences, dans les années 1970-1975.La didactique des mathématiques (DM) a découlé d’universitaires confrontés à une double interrogation.La première relative à la nature des mathématiques enseignées. L’envoi du Spoutnik, satellite russe, dans l’espace constitua un traumatisme pour les États-Unis qui s’interrogèrent sur la nature de cette discipline considérée fondamentale pour la conquête de l’espace. Naquirent les News maths traduites en français par les mathématiques modernes. Il s’agissait d’une toute autre approche des mathématiques imprégnée par le structuralisme. La théorie des ensembles reconsidérait par exemple totalement l’arithmétique.

Débat, discussion
Le débat consiste en un échange interactif entre élèves, le plus souvent animé dans le groupe-classe par le maître (ou par un élève en petit groupe ou en conseil coopératif). C’est une des modalités de l’apprentissage, utile dans un panel de méthodes pour construire une séquence. Elle peut se pratiquer en petits groupes ou/puis en séance plénière.Nous préférons personnellement le terme discussion, car il n’y a pas dans le mot bat (-tre). En effet l’autre est pour nous, dans une perspective coopérative, un partenaire avec lequel on cherche avec, plutôt qu’un adversaire contre lequel on lutte. Dans cet esprit, la discussion engage une « éthique discussionnelle » (Habermas) : respect de la parole et de la personne de l’autre qui ne pense pas comme moi, mais peut au contraire m’aider dans ma pensée.

Coopération entre élèves
Dans le monde du vivant, est coopératif ce qui répond à ces trois caractéristiques : une action combinée, une intention et des bénéfices réciproques. La coopération a pour contraire l’individualisme (ou l’égoïsme), en tant que refus de toute forme de coopération.La compétition correspond à un type de coopération parce qu’elle répond aux trois caractéristiques et se poursuit lors des situations avec un entraineur, au sein de son équipe d’entrainement et même lors d’une confrontation directe, par échanges et apprentissages mutuels. Mais la particularité supplémentaire d’un agir compétitif est d’empêcher l’autre d’atteindre le but que l’on se fixe conjointement. Une collaboration se traduit généralement par une division partielle du travail, à la différence d’une coopération qui implique une action simultanée. Il y a donc moins de différences entre coopération et compétition qu’entre coopération et collaboration, surtout en pédagogie : en effet, si les élèves se répartissent les tâches, cela se traduit souvent par une division inégale, voyant les plus avancés réaliser les activités les plus mobilisatrice et les plus éloignés de la culture scolaire effectuer des tâches subalternes.

Différenciation
En France, la didactique des disciplines est apparue pour la première fois, presque simultanément en mathématiques et en sciences, dans les années 1970-1975.La didactique des mathématiques (DM) a découlé d’universitaires confrontés à une double interrogation.La première relative à la nature des mathématiques enseignées. L’envoi du Spoutnik, satellite russe, dans l’espace constitua un traumatisme pour les États-Unis qui s’interrogèrent sur la nature de cette discipline considérée fondamentale pour la conquête de l’espace. Naquirent les News maths traduites en français par les mathématiques modernes. Il s’agissait d’une toute autre approche des mathématiques imprégnée par le structuralisme. La théorie des ensembles reconsidérait par exemple totalement l’arithmétique.

Les vérités ça se construit
« Chercher à construire par la raison des vérités communément partagées », ce serait une belle définition du débat. Elle est proposée par cet article paru il y a douze ans et qui est toujours d'actualité.

Ne prenons pas les débats pour des bons à tout faire
Les débats oraux sont devenus omniprésents dans les programmes et dans les pratiques, sous des appellations diverses et selon des dispositifs très variés. Une plus grande rigueur est nécessaire pour que ce soient bien des temps d'apprentissage.

Ressources langagières
Le rôle de l'adulte dans les débats est de travailler avec les élèves sur les liens entre parole et pensée. Des ressources langagières sont à élaborer progressivement avec les élèves, en alternant observations, réflexion et mises en oeuvre, avec l'aide de l'enseignant qui nomme les opérations intellectuelles avec des mots que les élèves s'approprient peu à peu.

Avant et après, deux moments essentiels d’un débat
Il ne suffit pas de débattre pour que cette pratique soit formatrice pour les élèves. Une préparation et un retour réflexif sont indispensables pour démêler avec eux les références qui ont été construites et convoquées, les aider à prendre du recul et accéder à des savoirs.

Quand le problème pose problème
Voici un exemple de débat mathématique où les élèves explicitent ce qui pose problème dans le problème. Ce faisant, ils progressent aussi en langage.

