Le Groupe français d’éducation nouvelle, de 1922 à aujourd’hui, pour mettre en œuvre le principe « tous capables ! ».
Le Groupe français d’éducation nouvelle, de 1922 à aujourd’hui, pour mettre en œuvre le principe « tous capables ! ».
… ou Collectif européen d’équipes de pédagogie institutionnelle.
Depuis sa création en 1913, jusqu’à aujourd’hui, l’essentiel des activités de cette association.
Former et diffuser des ressources de formation, en prise avec les réalités de notre société.
Le dessinateur Jul a fait toute sa scolarité de la maternelle jusqu’à l’entrée au lycée à l’école Decroly, à Saint-Mandé. Ou comment une scolarité dans cette école pas comme les autres influence une vie d’adulte.
Un regard sur l’histoire des Cahiers pédagogiques, en particulier à travers l’exemple de la question de l’autorité, à l’occasion de la soutenance d’une thèse appuyée sur les archives de notre revue.
Monique et Michel Pinçon-Charlot sont tous deux docteurs en sociologie et ont fait toute leur carrière au CNRS (Centre national de la recherche scientifique). Ils ont beaucoup travaillé sur les élites sociales et la grande bourgeoisie, dont ils ont observé incidemment les pratiques en matière de scolarisation.
L’atelier Montessori des 3-6 ans, qui s’inscrit dans les projets menés par le Centre de promotion familiale et culturelle d’ATD Quart Monde à Noisy-le-Grand (93), accueille des enfants deux après-midis par semaine pour des activités inspirées de la pédagogie Montessori.
Quelques dates, quelques jalons pour se repérer dans l’histoire des groupes de pédagogie institutionnelle. Cet article est paru dans un dossier consacré à ce mouvement.
Alors que se déroule la deuxième Biennale de l’éducation nouvelle et que l’anniversaire des 100 ans du mouvement approche (2021), les Cahiers pédagogiques ont voulu consacrer un hors-série numérique à l’éducation nouvelle, en revisitant comment celle-ci avait été traitée dans la revue depuis sa création.
On définissait l’éducation nouvelle en trente points : lesquels ont force aujourd’hui ?
Depuis Rousseau, cette contradiction : laisser faire le naturel, ou élaborer de bonnes techniques éducatives ?
Il y a eu des hommes (Célestin Freinet, Édouard Claparède, Ovide Decroly, Janusz Korczak, etc.) et des femmes (Germaine Tortel, Rosa Sensat, Maria Montessori, etc.). L’association Héloïse-Itinéraire des pédagogues européens, présidée par Philippe Meirieu, veut « rappeler l’inventivité et le courage qu’il a fallu » à ces pédagogues européens pour innover, et montrer que leurs réflexions restent aujourd’hui « une leçon d’avenir ».
La pédagogie Freinet est parfois conçue comme une pédagogie de la liberté, de l’enfant roi et de leur toute-puissance. Démonstration de la vacuité de cette assertion qui s’appuie sur les écrits de Célestin Freinet et sur le patrimoine du mouvement pédagogique issu de son action, où bienveillance rime avec exigence.
Les écoles différentes, qu’elles soient à côté, contre ou à l’intérieur de l’institution scolaire, questionnent la forme scolaire héritée du XVIIe siècle et les mouvements qui cherchent à s’en affranchir ou à la modifier.
Jean-pierre Astolfi, Cahiers pédagogiques n° 239, décembre 1985 (p. 15) Ce n’est pas… C’est plutôt… Les connaissances ne sont pas des choses qui s’apprennent de façon statique, s’empilent et s’accumulent. Ce sont des outils intellectuels qui fonctionnent dans des situations réelles, avec la complexité de celles-ci. Les connaissances acquises ne viennent pas remplir le vide […]
Et si la première fonction de l’innovation était de donner un peu d’air à l’institution ? Plaidoyer de Jean-Pierre Astolfi en faveur de cette innovation chère aux mouvements pédagogiques, que la recherche ne doit pas regarder d’un air suffisant, voire dédaigneux.
Le Cape (Collectif des associations partenaires de l’école) a, depuis peu, un président en la personne de Bruno Chichignoud. Fonctionnement, intérêts de cette jeune association, son président vous en parle.
La classe coopérative comme un puissant outil pour éviter le décrochage scolaire précoce, qui commence souvent sur un mode silencieux et difficilement perceptible.
Sortis de l’école normale de Vannes en 1919 pour Eugène, de celle de Quimper en 1922 pour Jeanne, ces deux instituteurs vont former un couple dans la vie et une équipe solidaire dans leur profession. Ils exerceront souvent leur mission en terrain hostile, militants de l’instruction publique. À travers leurs rapports d’inspection (une tous les deux ans), ils montrent leur désir de perfectionner leurs méthodes de travail et leur volonté inébranlable d’entrainer les esprits, d’encourager à l’effort et de construire avec les élèves des relations de confiance.
Cette question faussement irrévérencieuse, posée notamment par les acteurs éducatifs qui s’inscrivaient dans le courant de la pédagogie institutionnelle, procédait d’une prise de conscience qu’il ne suffit pas de mettre des enfants ensemble dans une classe avec des enseignants pour qu’il y ait éducation. En 2012, cette même interrogation nous revient.
Répartition des rôles, répartition des temps, répartition des tâches : la coopération, ça s’organise. Présentation d’une journée ordinaire dans une classe coopérative, pensée d’abord dans le souci d’instaurer du respect entre tous.
Coopérer, ça s’organise. C’est affaire de méthodes, d’actions, de modalités de travail à concevoir, à discuter régulièrement, associant autant les élèves que les enseignants.
Le 11 novembre 2013 aura lieu le quarantième anniversaire de l’école de la Neuville, fondée par Fabienne d’Ortoli, Michel Amram et Pascal Lemaitre, suivant des principes de Françoise Dolto, Célestin Freinet, Fernand Oury. L’école de la Neuville accueille aujourd’hui encore une quarantaine d’enfants, tous internes, et s’organise autour des activités (la classe, les ateliers, le cinéclub, le football, les journaux, l’épicerie, les activités culturelles) et des institutions de l’école : les ceintures de comportement, le carnet, les amendes, le paiement de poste et l’épicerie, les responsabilités, les réunions de chambre, etc.).
Quand j’étais petite, j’ai eu une professeure en CE1 (second grade aux États-Unis) qui m’a beaucoup influencée. Elle s’appelait madame Armstrong. Je me souviens d’un jour en particulier, où elle a dit qu’on passerait tout l’après-midi à ranger la salle de classe. On était vraiment déçu. « Mais pourquoi madame ? » Elle avait répondu qu’il y a […]
émoignage d’un participant de cette belle manifestation qu’a été la première Biennale internationale de l’éducation nouvelle. Plus de 300 participants, cinquante-quatre ateliers, des tables rondes, des conférences, et beaucoup de convivialité.
Depuis une petite dizaine d’années, la Chine a entrouvert la porte aux innovations pédagogiques. Dans un premier temps dédiées aux coopérants étrangers, les alternatives éducatives commencent à se diffuser dans la population chinoise, même si elles restent encore réservées à une frange de la population informée, aisée, mais aussi engagée. L’histoire de l’implantation de La petite fourmi, une école maternelle Freinet, permet d’illustrer les obstacles qui peuvent naitre de la confrontation de ces deux mondes.
Il y a eu des hommes (Célestin Freinet, Édouard Claparède, Ovide Decroly, Janusz Korczak, etc.) et des femmes (Germaine Tortel, Rosa Sensat, Maria Montessori, etc.). L’association Héloïse-Itinéraire des pédagogues européens, présidée par Philippe Meirieu, veut « rappeler l’inventivité et le courage qu’il a fallu » à ces pédagogues européens pour innover, et montrer que leurs réflexions restent aujourd’hui « une leçon d’avenir ».
La pédagogie Freinet est parfois conçue comme une pédagogie de la liberté, de l’enfant roi et de leur toute-puissance. Démonstration de la vacuité de cette assertion qui s’appuie sur les écrits de Célestin Freinet et sur le patrimoine du mouvement pédagogique issu de son action, où bienveillance rime avec exigence.
Est-ce qu’une pédagogie alternative, comme la pédagogie Freinet, convient aux plus défavorisés ? Inspirées par une expérimentation réussie menée dans le primaire, deux enseignantes de collège nous présentent leur expérience : fonctionnement et effets d’une telle pédagogie en milieu populaire.
Bienveillante, inclusive, coopérative et écoresponsable : ce sont les adjectifs qui définissent, selon ses fondateurs Cédric Serres et Laure Sautreau, l’école qu’ils ont ouverte en septembre 2017 près de Montpellier.
Les écoles différentes, qu’elles soient à côté, contre ou à l’intérieur de l’institution scolaire, questionnent la forme scolaire héritée du XVIIe siècle et les mouvements qui cherchent à s’en affranchir ou à la modifier.
Bientôt deux ans depuis la première Biennale de l’éducation nouvelle ! La deuxième édition dont le CRAP-Cahiers pédagogiques est de nouveau coorganisateur avec d’autres associations (Céméa, Fespi, Icem, GFEN…), se tiendra du 28 au 31 octobre 2019, à Poitiers.
Entre Rousseau et Don Milani : quand l’épaisseur du réel fabrique l’utopie la plus forte.
Du 28 au 31 octobre derniers a eu lieu la deuxième Biennale internationale de l’éducation nouvelle, à Poitiers, organisée par huit associations dont le CRAP-Cahiers pédagogiques. Une Biennale bel et bien internationale !
Mai 1978. La rupture du programme commun, suivie de la défaite de la gauche aux élections législatives de mars, rendait le printemps bien maussade. D’ailleurs la météo était à la pluie. Restait le repli sur la nostalgie d’un anniversaire. « Certainement pas !, s’exclame Daniel Hameline dans le billet du mois du numéro 164 des Cahiers pédagogiques, […]
PRÉSENCE. Une réunion de militants de l’éducation nouvelle en présentiel, ça n’est plus si courant ! Le collectif Convergence(s) pour l’éducation nouvelle organisait les 26 et 27 mars une biennale régionale à Nantes. L’occasion d’apprendre à mieux se connaitre et de promouvoir les valeurs communes, de préférence en plein air !
Bientôt deux ans depuis la première Biennale de l’éducation nouvelle ! La deuxième édition dont le CRAP-Cahiers pédagogiques est de nouveau coorganisateur avec d’autres associations (Céméa, Fespi, Icem, GFEN…), se tiendra du 28 au 31 octobre 2019, à Poitiers.
Les Rencontres d’été du CRAP-Cahiers pédagogiques sont l’occasion, comme l’annonçait le titre de 2019, de « mettre en valeur nos pratiques, mettre nos pratiques en valeur ». Cette année, nous partîmes 130 pour des Rencontres placées sous le signe de la devise « Liberté, égalité, fraternité » et de l’inclusion. Voici quelques échos épars des ateliers et des pauses de ce temps de formation très particulier.
100 ans après le congrès de l’éducation nouvelle en 1921, retour à Calais pour les militants des mouvements pédagogiques ou d’éducation populaire se revendiquant de cette école de pensée et réunis au sein du collectif Convergence(s) pour l’éducation nouvelle, dont c’était le lancement ces 3 et 4 juin.
Après plus d’un an de confinement, déconfinement, reconfinement, couvre-feu, restrictions, tout le monde n’a qu’une envie : sortir, dans tous les sens du terme! Et ça tombe bien, c’est ce que propose de faire notre dossier « Apprendre dehors », sortir avec les élèves, les enfants, pour apprendre dehors. Présentation du dossier par ses coordonnateurs.
100 ans après le congrès au cours duquel a été créée la Ligue internationale pour l’Éducation nouvelle à Calais en 1921, « Convergence(s) » installe 2021 comme l’année de l’Éducation nouvelle !
Le 6 mars dernier, huit organisations issues de l’éducation nouvelle avaient prévu un événement à Calais pour lancer un nouveau collectif, Convergence(s) pour l’éducation nouvelle. Il s’agissait ainsi de se placer dans la lignée du congrès international de l’éducation qui eut lieu à Calais l’été 1921 et qui donna naissance à la Ligue internationale de l’éducation nouvelle. Cette année, l’événement a eu lieu finalement à distance et l’on peut voir en ligne la vidéo qui en a été tirée.
Le CRAP-Cahiers pédagogiques est engagé, au sein d’un collectif de mouvements pédagogiques et d’éducation populaire, dans la préparation de la troisième édition de la Biennale internationale de l’éducation nouvelle, avec des ambitions amplifiées et un souci de renforcer la coopération entre les militants de l’éducation nouvelle. Entretien avec le coordonnateur du comité de pilotage, Jean-Luc Cazaillon, directeur général des Ceméa.
La Biennale internationale de l’éducation nouvelle, qui s’est tenue à Poitiers du 28 au 31 octobre derniers, a été le lieu d’une centaine de temps d’échange, qu’il s’agisse de débats, d’ateliers, de forums de pratiques… En voici quelques échos, au gré de quelques-unes des 330 participants.
L’éducation nouvelle s’est largement construite en revendiquant un rapport à la science et aux sciences, la psychologie, la sociologie ou aujourd’hui, les neurosciences. Que va chercher l’éducation nouvelle dans la science ? Retour sur la conférence de Philippe Meirieu, professeur émérite en sciences de l’éducation à l’université Lumière-Lyon 2, chercheur en pédagogie.
L’éducation nouvelle s’est intéressée dès le départ aux espaces de vie des individus et des groupes, et en particulier aux configurations de la classe et de l’école : école-caserne, école-couvent ? ou espace de circulation et de construction des personnes et des idées ? Michel Lussault, ancien président du Conseil supérieur des programmes, spécialiste de géographie urbaine, a interrogé, dans la conférence inaugurale de la Biennale, la prise en compte du territoire comme potentiel et ressource pour les apprentissages.
Le formation des futurs citoyens est une préoccupation commune à tous les mouvements de l’éducation nouvelle, qui organisent du 28 au 31 octobre 2019 la deuxième Biennale internationale de l’éducation nouvelle à Poitiers. Nathalie Mons, professeure de sociologie à l’université de Cergy-Pontoise et directrice du Cnesco (Conseil national d’évaluation du système scolaire), est intervenue pour une conférence lors de laquelle elle a mis en évidence un décalage entre les textes officiels concernant l’éducation à la citoyenneté et leur mise en œuvre.
Si les mouvements et les individus qui se réclament de l’éducation nouvelle sont, après près d’un siècle, toujours dynamiques et inventifs c’est du fait de la force des idées et des valeurs qu’ils partagent, mais aussi du fait de la vitalité des débats et des tensions qui les animent et se renouvellent dans des contextes différents. Nous en relèverons ici quatre, qui apparaissent dans la sélection de textes proposé dans un dossier hors-série numérique des Cahiers pédagogiques conçu à l’occasion de la deuxième Biennale de l’éducation nouvelle.