La réforme des baccalauréats professionnels, limitant la durée de leur préparation à trois années comme pour les bacs généraux, les revalorise dans les choix d’orientation de fin de collège, mais au risque de réduire les options pour les élèves de moins bon niveau scolaire.
Que faire quand l’orientation tourne en rond, voire aboutit à une impasse ? Une prise de position à partir de deux situations de lycéennes.
La première année à l’université est vécue comme une épreuve par certains étudiants, et ce dispositif à Grenoble, pour les aider à « rebondir » et à préparer une éventuelle réorientation y a bien toute sa place.
La bonne intégration dans les premiers mois d’un parcours universitaire dépend d’abord de ce que l’institution met en place pour préparer les lycéens et accueillir les nouveaux étudiants. Présentation des initiatives prises en ce sens par l’université de Nantes.
On se contente souvent des notes, des moyennes et des appréciations pour juger des compétences d’un élève et déterminer son orientation. Cet article présente des dispositifs pour préciser ce que l’on peut dire sur ce que sait faire ou ne pas faire un élève, ainsi que pour l’aider à le formuler lui-même, à être acteur de son parcours scolaire.
Pour être utile dans la préparation de l’orientation des lycéens, il faut comprendre leur rapport bien particulier au monde professionnel, et commencer par élargir les représentations qu’ils s’en font.
De nombreuses filières postbac prévoient désormais un entretien de motivation dans leur dispositif de recrutement. Les élèves de terminale n’y sont pas ou peu préparés. Les associations de parents d’élèves, en coopération avec le lycée, ont décidé de proposer des entrainements pour se familiariser avec cette technique, par des entretiens menés dans des conditions proches […]
Pour éviter les réunions d’information improductives quand elles ne partent que de ce que pensent utile de dire les intervenants, il faut se soucier de préparer les bonnes questions à leur poser.
Les processus actuels de décision en matière d’orientation placent les équipes pédagogiques en situation de juge et partie, ce qui ne peut être que source d’insatisfaction et d’incompréhension. Laissons la responsabilité aux premiers concernés : les élèves et leurs parents.
La recherche-action dont il est question dans l’article a été menée avec quatre enseignants et quatre-vingt-dix élèves répartis du CP au CM2. Elle a tenté de déterminer des gestes professionnels favorisant le progrès des élèves dans l’exercice de la dictée. L’hypothèse de départ ? Que la forme de la dictée et l’outil d’évaluation concourent à faire progresser tous les élèves. Si si, vous avez bien lu.
Novembre 1974. Le début du septennat de Giscard d’Estaing est marqué par une série de réformes de société (la légalisation de l’IGV est discutée ce mois-là à l’Assemblée, etc.). Pour ce qui est de l’Éducation nationale, le nouveau ministre, René Haby, tout en affirmant qu’il poursuivra l’œuvre de son prédécesseur, Joseph Fontanet, ne se précipite pas pour revoir ces projets qui deviendront en 1975 la réforme Haby. C’est dans cette période entre deux réformes que les Cahiers pédagogiques ouvrent la question de l’articulation entre l’enseignement général et l’enseignement technique, dans un dossier intitulé « À orienter vers le technique… ». L’éditorial signale « depuis bientôt trente ans qu’ils existent, les Cahiers pédagogiques n’ont consacré qu’un numéro à l’enseignement technique (n° 16, 1959 !)». Après tout, ceci est le reflet d’un phénomène général : l’enseignement technique et l’orientation sont négligés des médias et des réformes. Dans les faits, ce n’est pas tout à fait vrai, ainsi une importante réforme de l’orientation a été engagée en 1973, mais elle entre en vigueur très lentement (cinquante-trois départements concernés à la rentrée 74). Et que dire du silence dans lequel sont tenus alors les problèmes de l’enseignement outre-mer ? En donnant la parole à quelques enseignants de l’enseignement technique de Martinique, les Cahiers ne comblaient pas ces lacunes, mais contribuaient à mettre pour une fois en lumière ces éternels oubliés. À la lecture de ces propos d’enseignants de Martinique et de métropole (encadrés), on mesurera le chemin parcouru (ou pas) dans les faits (enseignement professionnel, orientation, enseignement outre-mer) plus que dans les discours sur la marginalisation.
La recherche-action dont il est question dans l’article a été menée avec quatre enseignants et quatre-vingt-dix élèves répartis du CP au CM2. Elle a tenté de déterminer des gestes professionnels favorisant le progrès des élèves dans l’exercice de la dictée. L’hypothèse de départ ? Que la forme de la dictée et l’outil d’évaluation concourent à faire progresser tous les élèves. Si si, vous avez bien lu.
Mai 1998. C’est le grand début de l’euro. Mais non pas le foot ! L’euro, la monnaie : la première pièce a été frappée. C’est l’aboutissement de longues négociations. La négociation est partout : le ministre de l’Éducation nationale lui-même lance avec ses partenaires européens les négociations sur l’enseignement supérieur qui aboutiront au processus de […]
La formation continue, pour être efficace, gagnerait à associer ceux qui en bénéficient à la construction des besoins, la négociation des contenus, la problématisation des difficultés. Ne pas expliciter à l’insu des premiers concernés !
Description d’une séquence pour faire écrire les élèves en lycée professionnel, tout en valorisant leurs talents et leurs compétences
Le 16 mars dernier, j’ai entendu Anne Gombert dire dans une conférence, image à l’appui, que l’enseignant inclusif est un « enseignant poulpe ». La métaphore m’a fait sourire et a navigué dans ma tête. Je me suis demandé en quoi je pouvais ressembler à cet animal marin au corps tout mou et aux huit […]
Pour la première fois depuis que mes enfants sont scolarisés, j’ai raté à peu près toutes les réunions de rentrée du collège (réunions des fédérations de parents, réunion parents-profs, etc.). J’avais pourtant fouillé le carnet de correspondance de mon fils à la recherche des mots qui m’auraient informée de ces réunions. Rien, aucun mot ! […]
Dans une classe élémentaire coopérative et multiâge, un rendez-vous hebdomadaire, joliment nommé « Présent poétique », fait vivre l’écrit à travers la lecture à voix haute et le partage.
La dictée à l’adulte est une activité bien connue en maternelle : elle permet aux élèves, qui ne peuvent encore écrire seuls, de construire un texte. Elle donne aussi l’occasion de nombreux enseignements sous-jacents, surtout quand on progresse pas à pas.
Comment envisager l’écriture au CP en laissant l’élève chercher, raturer, et explorer ce qu’il porte en lui ? Présentation d’une recherche coopérative, qui s’appuie sur l’invention d’un dispositif – la bande-brouillon – et la relecture naïve du professeur.
Et si rédiger des questions pour d’autres était la meilleure façon de réviser, de distinguer ce qui est vraiment important à retenir et de devenir un meilleur « lecteur de questions » ?
Comment donner le gout d’écrire à des lycéens parfois bloqués par les contraintes et les normes des écrits du bac français ? Récit d’une pratique libre, régulière, adaptée des joggings d’écriture, aux bénéfices multiples.
Comment faire émerger le lecteur qui est en soi ? Quels outils peuvent favoriser l’interaction scripteur-lecteur dans une classe de collège ? Présentation d’un dispositif dans lequel les élèves exercent leur esprit critique.
Utiliser « oreilles décollées » dans une rédaction, grâce à l’apprentissage du vocabulaire du corps humain et de l’adjectif en grammaire. Voilà une pépite que cette équipe d’enseignants aura à coeur de valoriser.
Et si pour développer une pensée libre, on sortait du cadre normé des écrits du bac pour s’adresser directement à quelqu’un : un voisin, un philosophe, le pape ? Plaidoyer pour la correspondance en philosophie.
Dans le cadre de la réécriture d’un texte en français langue étrangère, qu’est-ce qui est le plus efficace : se relire soi-même ou être relu par un tiers ? Présentation d’une recherche menée avec des lycéens en Algérie.
La séparation des disciplines scolaires est encore une pratique fort répandue dans les écoles primaires. Les mathématiques gagneraient à intégrer explicitement des apprentissages portant sur l’écrit.
À l’origine À l’école, l’écriture est souvent une activité individuelle, évaluative, réalisée dans le but d’être corrigée par son enseignant. À travers l’expérience ci-dessous, j’ai cherché à mettre en place de la coopération autour de la rédaction d’une dissertation. L’objectif était d’aider les élèves à construire leur réflexion et à ancrer leurs connaissances grâce au […]
Bien sûr, l’histoire et la géographie sont concernées par l’écriture. Des tâches rédactionnelles souvent complexes sont demandées aux élèves, sans qu’il y ait forcément apprentissage permettant de s’en sortir. Là encore l’interaction entre scripteurs et lecteurs est un atout.
S’inscrivant dans la thématique « Dire l’amour », au programme de français de 4e, des élèves redonnent vie aux correspondances amoureuses, en incarnant des amants célèbres du patrimoine français. Ils participent alors à un échange épistolaire interacadémique.
À l’origine Un constat désolant d’abord : lorsque je demandais à mes élèves de 6e à quoi servait le cours de français ou en quoi consistait le cours de français, ils citaient spontanément l’orthographe, la grammaire, la conjugaison, au mieux la lecture, et quasiment jamais l’écriture. D’autre part, lorsque je proposais un questionnaire, inspiré des travaux […]
La nouvelle à chute est un délicieux plaisir de lecteur. Sans crier gare, on glisse dans un texte vif et rapide comme un toboggan, avec une fin toujours brutale et surprenante.
Écrire pour changer le monde : des élèves de 4e et 3e s’adressent aux députés européens pour les alerter sur le sort des migrants.
Des enseignants qui détournent Twitter pour ouvrir leur classe sur le monde et permettre des échanges écrits variés, disponibles à la fois au destinataire et au grand public (parents, familles, enseignants, autres classes, etc.).
Dans le cadre de mon service civique en Équateur au sein de l’association Paz y Desarrollo, je mets en place des discussions à visées démocratique et philosophique avec des groupes de jeunes. Le premier est composé en grande majorité d’adolescents qui ont entre 12 et 15 ans. Après avoir constaté une surexposition de leur part […]
Quand une situation dérape, n’hésitons pas à faire un petit travail introspectif.
Développer l’intelligence émotionnelle des enseignants et des élèves s’avère une piste intéressante pour construire un respect mutuel à l’école.
Respecter ses professeurs, est-ce apprendre à se taire ? Un père s’interroge sur l’attitude à adopter face à des enseignants qui bafouent les règles les plus élémentaires de respect et de bienveillance.
1. Jules Ferry, « Lettre aux instituteurs », 17 novembre 1883. 2. François Guizot, « Lettre aux instituteurs », 4 juillet 1833. 3. Jean-Michel Blanquer, Construisons ensemble l’école de la confiance, Odile Jacob, 2018. 4. Tomi Ungerer, Ni oui ni non. Réponses à 100 questions philosophiques d’enfants, L’École des loisirs, 2018. L’intrus pourrait être François […]
Saurez-vous reconnaitre les auteurs de ces propos et dire quand ils ont été tenus ? Saurez-vous également identifier l’intrus ?
L’introduction de la notion de respect est la grande innovation du programme d’EMC de 2018, mais sa signification reste obscure. Analyse par un des concepteurs du programme de 2015, qui déplore un recentrement sur les missions traditionnelles de l’école, au détriment de la réflexion et de la discussion.
Comment envisager la question du respect d’autrui en éthique professionnelle ? Faut-il accorder la même attention et le même temps à tous les élèves, ou à ceux qui en ont le plus besoin ? Comment trancher entre éthique de la justice et éthique de la critique ?
Qu’est-ce que le véritable respect ? Comment se traduit-il dans la pensée, les comportements ? Si les dictionnaires nous renseignent assez peu, les philosophes nous aident heureusement à y voir plus clair.
Respecter autrui, oui. Mais au nom de quoi faut-il respecter des symboles, le matériel ou soi-même ? Cette exigence de perfection morale à l’école achoppe sur les droits des enfants et des familles. Illustration en cinq exemples.
À l’origine Un travail avec des étudiants pour organiser une discussion interprétative autour de la lecture d’albums d’éducation morale et civique (EMC) à l’école, du cycle 1 au cycle 3. Et une méthode qui surgit là où je crois faire un pense-bête… Choisir l’album C’est un album qui : porte sur une question en lien […]
Les méthodes de mathématiques à l’élémentaire abondent. Mais entre injonctions et engouements, comment s’y retrouver ? Comment choisir la ou les bonnes méthodes dans un champ infini des possibles ? D’autant qu’il n’y a pas que les maths en élémentaire !
Le site des Cahiers pédagogiques a publié en quatre épisodes les éclaircissements et prises de position de Roland Goigoux, au sujet de l’engouement pour la fluence. Nous reprenons ici la partie qui interroge la méthode de remédiation aux difficultés en lecture.
En cours d’escalade, la question de la sécurité impose une méthode rigoureuse. Mais au-delà de l’assurage, comment faire prendre conscience du risque aux élèves ? La méthode est-elle la même pour un élève qui ne ressent aucune appréhension et pour celui qui a peur du vide ?
En cours de natation, des élèves doivent s’organiser pour un sauvetage aquatique. Un défi sportif et collectif, dans lequel les différents groupes s’engagent sans apport méthodique. C’est seulement après une phase d’observation et de discussions que l’enseignant apporte son aide.
Comme chez Nadine de Moras, la méthode a pour but d’amener les élèves à plus d’autonomie. Une marche au-dessus, puisqu’il s’agit de guider les élèves dans une tâche complexe : rédiger.