La confusion des pouvoirs
Les processus actuels de décision en matière d’orientation placent les équipes pédagogiques en situation de juge et partie, ce qui ne peut être que source d’insatisfaction et d’incompréhension. Laissons la responsabilité aux premiers concernés : les élèves et leurs parents.
Qui oriente les élèves ? Et de quel droit ? Les textes officiels apportent une réponse simple, et apparemment claire, à ces questions : en fonction de leurs choix, mais aussi de leurs capacités, et quelquefois du nombre de places disponibles dans la filière choisie, les élèves s’orientent vers la poursuite d’études la mieux adaptée à leur adéquation personnelle entre capacités et envies. Ladite adéquation est établie en relation avec un conseiller d’orientation. Lorsqu’il y a désaccord avec l’administration (en général sur les capacités, jamais sur les envies), le conseil de classe émet un avis, synthèse des opinions des enseignants, éclairés eux aussi par un conseiller d’orientation. Si la famille persiste dans son choix, le chef d’établissement arbitre, et s’il suit l’avis du conseil de classe, la famille a le droit de faire appel de la décision (comme pour toute décision administrative) devant une commission dont la décision finale est définitive.
Il me semble que de moins en moins de situations personnel…