Mieux se connaitre
On se contente souvent des notes, des moyennes et des appréciations pour juger des compétences d’un élève et déterminer son orientation. Cet article présente des dispositifs pour préciser ce que l’on peut dire sur ce que sait faire ou ne pas faire un élève, ainsi que pour l’aider à le formuler lui-même, à être acteur de son parcours scolaire.
À mon arrivée dans ce lycée, j’ai constaté que les élèves attendaient d’avoir des notes, une moyenne, pour choisir l’orientation conforme à leurs résultats. C’est bien trop en demander à un système d’évaluation qui ne révèle pas toutes les compétences ou encore l’intérêt que l’élève porte au domaine étudié. Il ne suffit pas d’aimer une discipline pour y réussir, mais il n’est pas non plus nécessaire d’être intéressé pour avoir de bons résultats. Et on sait bien que le calcul d’une moyenne des notes dans une discipline, à fortiori générale, écrase toute notion d’évolution, de progrès, nie les particularités, les chefs-d’œuvre, la diversité des compétences. Autant d’obstacles, me semble-t-il, à une orientation choisie.
Avec des collègues déjà intéressés par cette problématique et des conseillères d’orientation psychologues (COP)Sophie Dumiot et Marie-Pierre Lesuffleur, nous avons donc réfléchi à une formation à l’orientation qui casse cette représentation à la fois chez les élèves, leurs parents mais aussi les professeurs.
Dans la 2de dite « coopérative » dont je suis professeure principale, la coopération est comprise à tous les niveaux. Le travail doit intégrer toutes les personnes qui interagissent avec l’élève dans l’élaboration de son projet. Cela passe par les familles, mais aussi les organismes autour de l’école (associations, foyer, Point information jeunesse), au sein du lycée les COP, mais aussi les CPE (conseiller pri…