Des relations pacifiées, des échanges fructueux, une dynamique de changement : c’est le produit d’un cadre rigoureux et d’une combinaison de conditions très précises.
Des relations pacifiées, des échanges fructueux, une dynamique de changement : c’est le produit d’un cadre rigoureux et d’une combinaison de conditions très précises.
En Suisse, les enseignants ont, de fait, l’obligation de mettre en place un conseil de classe, équivalent du conseil coopératif dans le système scolaire français. Avec quelle interprétation des objectifs et pour quelle mise en œuvre ?
La présentation de travaux de groupe s’interrompt : deux élèves s’invectivent. Sami accuse son copain Jules de l’avoir dénoncé, alors que je m’approche de lui, mon stylo rouge prêt au zéro sur sa fiche d’évaluation. C’est que je viens de mettre un zéro, pour refus de travail à Jules. Alors pour lui, ce n’était pas […]
Une réunion parents-professeurs d’un lycée « de centre-ville », comme on dit, une classe de 1re S avec toutes les options de prestige comme le chinois. Des élèves bien encadrés familialement, qui bossent parce qu’ils sont motivés par des projets ambitieux. Les parents d’élèves commencent très diplomatiquement par remercier les enseignants d’être aussi exigeants avec leurs enfants, pour […]
L’auteure nous propose une présentation chronologique des « ateliers de réflexion sur la condition humaine » et met en évidence les enjeux qui leur sont liés.
La parole de l’enfant pour libérer, informer, s’interroger, confronter ses points de vue, construire du savoir, sublimer, valoriser, rendre fier, organiser, réfléchir aux structures, négocier, pacifier.
Apprendre la parole publique ne peut faire l’objet d’une seule séquence. Dans la classe, entre conseil coopératif et discussions à visée philosophique, cela doit se vivre, s’expérimenter dans la durée.
On connait l’intérêt de beaucoup d’équipes enseignantes pour une évaluation positive, qui valorise les progrès des élèves. Pour autant, ces derniers progressent-ils vraiment lorsque, par exemple, ils préparent, avec l’enseignant, les évaluations ? N’ont-ils pas tendance à éviter systématiquement ce qui serait trop complexe ?
Ces dernières années, la vision ministérielle de l’orientation a évolué pour aboutir à la notion de parcours avenir. Le PDMF (Parcours de découverte des métiers et des formations) amenait l’élève à réfléchir sur le « comment » : comment vais-je aboutir au métier que je souhaite ? Quelle est la voie la plus pertinente ? La plus adaptée à mes capacités ? Le PIIODMEP (Parcours individuel d’information, d’orientation, de découverte des métiers et du monde professionnel) a été créé pour insister davantage sur la nécessaire personnalisation de la réflexion. L’individualisation du parcours a souvent laissé les élèves à distance et les professionnels démunis. Le parcours avenir est une nouvelle étape, qui lie la notion de parcours à celle d’accompagnement personnalisé. Un dossier pour explorer les nombreuses questions qui restent en suspens.
Ce n’est pas parce que le travail à la maison est différent que tous les élèves le font. À partir d’échanges avec des enseignants pratiquant la classe inversée, les auteurs nous proposent des éléments de réflexion sur cette question.
« Nous sommes des parents pauvres », dirent-ils. La phrase, prononcée lors du dernier colloque de l’Association des groupes de soutien au soutien (Agsas), assomma ceux qui l’entendirent, enseignants, psychologues, rééducateurs, psychanalystes, etc. J’avais vu le jeune couple, depuis le matin, non loin de moi, visages anonymes et attentifs aux discours savants. Ils se présentaient maintenant devant l’assistance […]
Classe inversée et plan de travail, deux pratiques complémentaires pour plus de différenciation.
Septembre 1973. Le 11 septembre, le président Allende est tué lors du coup d’État militaire du général Pinochet à Santiago du Chili. Dans le monde entier, les progressistes sont en larmes. Cela n’a rien à voir, mais au même moment, les Rolling Stones chantent « Quand est-ce que ces nuages sombres disparaitront ? », tandis que Keith Richards égrène un arpège limpide qu’il renouvèle tout au long du morceau comme une fugue. Il peut arriver que les lecteurs réguliers de cette rubrique éprouvent à sa fréquentation la sensation qu’au bout du compte, « depuis le temps », rien ne change vraiment, tant certains des textes qui y sont repris pourraient, au prix d’une actualisation du style, passer pour des textes écrits aujourd’hui. Ce sera encore le cas cette fois. À la rentrée 73, le dossier principal des Cahiers pédagogiques est consacré à « l’audiovisuel », un minidossier l’accompagne qui traite de la principale innovation de la rentrée, l’introduction des 10 %, définie par une circulaire du mois de mars. Le ministre démocrate-chrétien Joseph Fontanet l’a imposée au Président Pompidou, beaucoup plus conservateur sur les questions scolaires, au prix d’un rabotage de son premier projet et à la condition que cela se fasse sans augmentation du budget. Au nom de la fédération des CRAP, Jean-Louis Bergeret, secrétaire général, expose la position nuancée du mouvement. L’un des contributeurs du dossier, Henri Bareil, développe un point de vue plus critique. La lecture de ces deux textes pourrait nous faire penser que, décidément, l’histoire bégaie. À moins qu’elle nous invite, en poursuivant l’écoute d’« Angie », à chanter avec Mick Jagger : « Tu ne peux pas dire que nous n’avons jamais essayé. »
Un projet interdisciplinaire liant français, géographie, histoire et arts visuels travaillé tout au long de l’année scolaire auprès d’élèves en situation de handicap, pour créer un véritable groupe classe, mais aussi encourager en travaux écrits et en expression orale.
Présentation d’une « matrice pour l’éducation aux médias et à l’information (EMI) » réalisée par un groupe de travail de professeurs documentalistes ainsi que de la méthodologie de réflexion employée.
L’auteure présente ici la mise en place d’un manuel numérique en autonomie, projet résultant de nombreuses années d’enseignement en centre de documentation et du constat que l’accès aux outils concernant les compétences info-documentaires est souvent dépendant des pratiques du centre de documentation.
L’auteure, elle-même formatrice, imagine les conditions idéales d’une formation continue à l’EMI qui tiendrait compte autant de la recherche que des savoirs et des préconceptions des stagiaires, en accompagnant plus qu’en professant.
L’auteure nous explique, dans le contexte actuel, la nécessité de développer particulièrement l’éducation à l’information. Ce faisant, elle nous montre aussi pourquoi l’EMI ne peut se réduire au numérique.
Dans un lycée professionnel, à travers la production d’émissions de webradio, les élèves travaillent la production d’écrit avant de développer aussi des compétences orales.
L’auteure a créé un atelier média éphémère au sein de ses cours d’EMC, pour développer les compétences civiques de ses élèves et leur permettre de s’orienter dans le panorama de la politique française. Ils ont aussi pu travailler sur le niveau de langue et différents médias pour en comprendre les enjeux.
L’auteure apprécie cet entrainement à l’éducation à l’information en histoire-géographie dans les nouvelles épreuves de CAP en contrôle en cours de formation, car il permet de travailler en profondeur la recherche documentaire et la sélection d’informations pertinentes.
En cours d’anglais, il est possible d’étudier un sujet à la fois d’actualité et sociétal en développant des compétences civiques et disciplinaires tout en faisant travailler du vocabulaire précis et l’argumentation.
Travailler à la fois l’éducation aux médias et à l’information et l’enseignement moral et civique n’est pas forcément chose aisée. Pour l’auteur, les enseignants d’histoire et géographie en ont la capacité assurément, mais la mise en œuvre reste difficile.
Présentation d’un travail sur les compétences civiques en EMC (enseignement moral et civique) liées à la liberté d’expression autour des médias vidéos et notamment à travers l’analyse de reportages.
Le module expérimental présenté dans cet article tend à la fois à développer un travail transdisciplinaire et à développer une appétence scientifique chez les élèves sélectionnés. Il s’agit d’une réflexion globale sur des hypothèses scientifiques et sur la place des médias dans la diffusion de leurs travaux.
Suite aux attentats, France Inter a ouvert ses ondes dans l’émission InterClass’ à des collégiens issus de REP+. Pour Emmanuelle Daviet, c’est une expérience enrichissante pour les adultes comme pour les enfants. Un moyen pour ces collégiens de développer autant des compétences liées à l’EMI que de lutter contre leurs préjugés.
L’EMI peut être vu comme un enseignement qui permet d’ouvrir le champ de la créativité des enseignants et des élèves. L’auteur s’appuie sur une expérimentation menée en collège pour montrer que l’EMI, introduite en même temps que d’autres dispositifs nouveaux, doit parvenir à se faire une place en raison des enjeux essentiels qu’elle présente.
Le Clemi, Centre de liaison de l’enseignement et des moyens d’information, service du Réseau Canopé, propose à la fois des publications, des concours et des outils, afin de garantir une éducation aux médias et à l’information renforcée, pour tous les élèves.
L’auteur présente les entrées possibles de l’EMI dans les nouveaux programmes de français de cycle 4. Il y défend le rôle important des enseignants de cette discipline dans l’EMI et propose des pistes de travail à la fois disciplinaires et transversales.
L’auteure s’efforce de permettre aux élèves de CM2 de repérer avant leur entrée au collège les fausses informations et les rumeurs. La séquence décrite ici permet aux élèves de développer leur esprit critique et de ne pas confondre information et intox sur la toile.
L’exercice des revues de presse permet de travailler de nombreux domaines de savoir et de savoir-faire liés à l’EMI. La progression des savoir-faire permet notamment aux lycéens en aide personnalisée de travailler les littératies et la translittératie, sans se laisser noyer par l’infobésité.
Lors de la Semaine de la presse et des médias, l’auteure profite du kiosque offert pour faire réfléchir ses élèves de CE1-CE2 sur l’écrit et ses fonctions au moyen de différents journaux.
L’EMI est une obligation professionnelle des enseignants, mais c’est aussi une urgence et nous avons besoin de nous associer à des partenaires institutionnels et associatifs et aux familles pour parvenir à mieux les aider à prendre en compte une société en mouvement.
Dans cet article, l’auteur défend le travail du CSP (Conseil supérieur des programmes) sur l’éducation aux médias dans les nouveaux programmes et du parcours citoyen. Il y prône une vision de l’ÉMI (éducation aux médias et à l’information) transdisciplinaire et totalement intégrée dans le socle commun à travers de grandes exigences en termes de compétences.
Les auteurs proposent un dispositif pour ouvrir l’esprit critique des élèves au travers de l’étude de unes de journaux durant la Semaine de la presse et des médias dans l’école, un travail poursuivi tout au long du collège qui mêle EMC et EMI, y compris au sein des enseignements pratiques interdisciplinaires.
Pour travailler à la fois la sélection d’informations, la recherche de sources fiables et l’analyse critique, l’auteure a fait rédiger un article de Wikipédia à ses élèves. Un moyen de faire de l’EMI et de l’histoire, tout en travaillant de nombreuses compétences en EMI, EMC et histoire.
« Il faut aider les élèves à y voir plus clair », a déclaré la ministre de l’Éducation à un journaliste d’un quotidien régional lors de la Semaine de la presse 2016. C’est avec cet objectif que ce projet d’éducation aux médias et à l’information autour de la réalisation d’un journal sur la pollution a été pensé.
L’un des enjeux de l’EMI, c’est d’être capable de ne pas confondre les faits et leur interprétation, notamment de ne pas créer de lien de cause à effet indu. C’est un des moyens de lutter contre les théories complotistes.
L’auteure recommande la collaboration avec les enseignants d’autres disciplines. Elle l’a expérimenté au sein d’un atelier média dans lequel les élèves échangent autour des faits d’actualité dont ils ont déjà pu consulter le contenu à la fois de presse papier et internet. Un café média qui permet de développer des compétences transversales.
L’auteure travaille à partir d’un album, pour faire réfléchir ses élèves et leur faire prendre conscience de comment se construit l’information, mais aussi des faits par rapport à nos préjugés et aux rumeurs. Ils évoluent ainsi suivant l’âge pour travailler, sans que cela soit précisé, sur le point de vue et une ligne éditoriale pour le journal que les CE2 publient.
Nous sommes inondés d’informations. L’actualité a même remplacé l’information dans une culture du buzz où souvent on ne prend pas le temps de vérifier ce qu’on voit ou entend. Les évènements de l’année 2015 ont mis en lumière la difficulté pour les élèves de repérer les vraies informations des mensonges qui circulent tout aussi […]
Les Savanturiers-L’école de la recherche offrent la possibilité de participer gratuitement à des MOOCs, parcours de formation en ligne, dont l’objectif est de former les professeurs des écoles et de collège, les animateurs, les formateurs d’enseignants, au modèle de l’éducation par la recherche.
Le chef d’établissement occupe un rôle central dans la mise en place du PÉAC. Initiateur, coordonnateur, facilitateur de rencontres, son rôle permet la mise en relation des structures culturelles locales et des enseignants.
L’auteure, après avoir été formatrice en ESPÉ pendant vingt ans, est maintenant formatrice bénévole internationale pour La main à la pâte. Elle présente ici une activité de formation où les adultes sont confrontés à un problème scientifique qu’ils doivent essayer de résoudre seuls, puis par petits groupes.
Renouveler le rapport aux apprenants, c’est, entre autres, renouveler le rapport à l’expérience et à sa place dans la construction de la preuve : on ne construit pas une preuve qu’on ne cherche pas.
Peut-on compter sur la vocation pour recruter les futurs enseignants exerçant en France ? Il semblerait que oui, selon le rapport du Cnesco (Conseil national de l’évaluation du système scolaire) rendu public le 7 novembre dernier. Peut-être vaudrait-il mieux compter aussi sur une solide formation, initiale puis continue.
J’ai vécu pour la première fois les Rencontres du CRAP cet été à Ploemeur. Un vrai bonheur ! Lectrice occasionnelle des Cahiers pédagogiques, je me suis inscrite pour partager sur la pédagogie avec des collègues motivés. Et je n’ai pas été déçue ! J’ai d’abord été marquée par la qualité de l’accueil, la simplicité, l’humilité, la réelle […]
Où l’auteure montre que toute la question est de faire la différence entre égalité et équité. Si on peut affirmer qu’il y a aujourd’hui égalité de l’accès à l’école, nous sommes loin de l’égalité de la réussite à l’école.
Françoise Colsaët passe le relai à Agnès Berthe. Vous êtes nombreux à apprécier les textes d’ « Et chez toi ça va? » qui, sur un ton personnel, nous parlent de la classe et de l’établissement au quotidien. On dit même que vous êtes nombreux à commencer la lecture des Cahiers par cette rubrique. Alors […]
Et si le « sang impur » de notre hymne national n’était pas celui que l’on croit ? Certains pensent, comme moi, mais sans preuve, que ce sang n’est pas celui de l’ennemi, le sang pur des exilés, sang bleu de la couleur dont on revêtait les fauteuils des opéras de l’Ancien Régime ; non, c’est le […]