Évaluation : un exemple de limite de la bienveillance
On connait l’intérêt de beaucoup d’équipes enseignantes pour une évaluation positive, qui valorise les progrès des élèves. Pour autant, ces derniers progressent-ils vraiment lorsque, par exemple, ils préparent, avec l’enseignant, les évaluations ? N’ont-ils pas tendance à éviter systématiquement ce qui serait trop complexe ?Dans mon collège REP (réseau d’éducation prioritaire), j’ai voulu tester l’efficacité de dispositifs de préparation de contrôles avec les élèves, en essayant de viser le long terme et non seulement la réussite ponctuelle à ces contrôles. Comme a pu le préconiser André Antibi, j’ai voulu surtout rendre l’évaluation moins stressante, plus formative, et permettre à mes élèves d’obtenir des notes encourageantes qui peuvent les inciter à réviser sérieusement.
À la fin d’une séquence, une semaine avant le contrôle, les élèves disposaient d’un temps pour rechercher les questions de l’évaluation, selon un schéma récurrent : des questions de vocabulaire et d’autres portant sur les notions essentielles de la leçon ; une étude de documents dont la nature a été particulièrement travaillée pendant…