Naissance d’une classe inversée
Classe inversée et plan de travail, deux pratiques complémentaires pour plus de différenciation.« Monsieur, attendez, n’effacez pas, je n’ai pas fini de copier », « tout le monde a compris la solution ? Non ? Bon, on reprend », et je vois les vingt qui ont bien compris bâiller d’ennui ou bavarder, obligés d’écouter des explications qu’ils ont déjà comprises ! Que de fois vivons-nous, particulièrement en mathématiques, ce type de moments qui témoignent de la difficulté de trouver, dans une séance classique, un rythme qui convienne à tous. La première évolution importante de mes pratiques est venue du besoin de différencier plus. J’avais beau proposer, de temps à autre, des fiches avec des exercices plus ou moins ouverts selon le niveau des élèves, cela restait assez peu fréquent et avec des effets très limités. Ma première idée a donc été d’adapter pour ma classe de 2de une méthode plus connue dans le primaire : le plan de travail (voir l’encadré).
J’ai associé à ce mode de fonctionnement un système de tutorat : lorsqu’un élève a fini un exercice, il m’appelle et je viens corriger. Si tout est bon, il peut, s’il le souhaite, s’inscrire au tableau pour devenir à son tour correcteur d’exercice : les autres élèves pourront s’adresser à lui pour valider leur travail si …