Archive d’étiquettes pour : français et philosophie

L’atelier d’écriture : une nouvelle chance
L’atelier dirigé d’écriture en 2de : un espace différent, où les élèves élaborent un rapport à l’écriture en tant que sujets, uniques et singuliers ; une chance offerte pour que la lecture des grands auteurs soit vécue autrement que comme un exercice scolaire et désincarné.

Ecrire et réécrire pour se reconstruire
« Si je savais lire et écrire, je ne serais pas là. » Mais que peut-on écrire lorsqu’on a une image de soi si dévalorisée ? Alors, retour aux mythes, à l’atelier d’écriture et ses allers et retours entre lecture, affects, écriture, échanges, mise au point. L’atelier qui permet aux élèves de comprendre que chacun a son mot à écrire : toute une reconstruction.

Un blog pour relier culture littéraire et culture numérique
Sur leur blog littéraire à la dynamique étonnante, des lycéens brestois et livournais travaillent leurs compétences de lecture et d’écriture, leurs capacités à créer, collaborer et communiquer. Et le numérique cesse ici d’être perçu comme l’ennemi du livre.

Réduire les écarts langagiers entre élèves à la maternelle
Accompagner l'apprentissage du français a toujours été au cœur des préoccupations des enseignants de l'école maternelle. La tâche est pourtant plus difficile qu'il n'y parait, dès lors que l'on considère qu'il faut aussi préparer les élèves à se servir du langage pour penser, apprendre, agir dans des situations scolaires.

L’évaluation dynamique : médiation et remédiations
L’évaluation dynamique est médiation, accompagnement individualisé de l’élève, valorisation de son parcours d’apprentissage. Elle transforme le statut de l’erreur qui devient clairement une invitation au dialogue et à la métacognition, donc un levier de progrès.

Quelle formation aux compétences en français ?
Les formations disciplinaires centrées sur une approche par compétences sont absolument nécessaires, contrairement à ce que parfois affirment les partisans du tout transversal. Car c’est là sans doute qu’on peut atteindre le noyau dur des pratiques, qu’on peut aller loin dans le concret du quotidien. Retour sur plusieurs années d’expérience, en particulier dans l’académie d’Amiens.

Ceintures et capacités pour revivifier l’écriture narrative en 6e
Au-delà de la réflexion sur la pertinence des ceintures, capacités, notes ou livret de compétences, le récit qui suit témoigne de l’engagement professionnel, des doutes, tâtonnements et inventions pour impliquer les élèves et les faire progresser. La clé de l’efficience d’un enseignant ?

De nouveaux équilibres
Oui, il faut courageusement questionner les dérives décourageantes qui aboutissent aux résultats Pisa en français. Oui, il est essentiel de rééquilibrer l'activité de la classe au profit de plus d’écriture, plus d’expression orale organisée. Oui, il faut comprendre les difficultés de certains élèves pour entrer dans les usages scolaires de la langue. Oui, il faut donner plus d’actualité et de sens aux séquences de français. C’est un vrai grand chantier qu’il est nécessaire de mettre en route.

Éviter le piège du retour de la pédagogie par objectifs
Cet article a pour but de se demander pourquoi tous les systèmes d’éducation et de formation sont attirés par les compétences et comment on peut faire en sorte que « tous soient compétents en français », selon l’ambition de ce dossier.

Moment de poésie
Mars 1977. Serait-ce le printemps des poètes ? Tandis qu’Albert Spaggiari s’évade du palais de justice de Nice, la gauche devient majoritaire à l’occasion des élections municipales. L’actualité éducative est quant à elle plutôt terne. L’année précédente, les étudiants ont été trois mois en grève et là, rien. Il y a bien cette circulaire aux recteurs qui prévoit, pour la première fois, l’organisation d’une « liaison CM2-6e », mais, comment dire, ce n’était qu’un début. Le dossier des Cahiers pédagogiques n° 152 s’intitule : « Du pouvoir dans la classe ». Il commence par une belle interview de Félix Guattari qui dit : « Ce qui sera de plus en plus en question, dans le domaine de l’éducation, ce ne sera plus l’application des méthodes pédagogiques (au sens où l’on parle des méthodes Freinet), mais d’un type de microagencement analytique militant susceptible de cristalliser autour d’une classe, d’une école, d’un groupe d’enfants. » Tout le dossier dénonce le pouvoir à l’école. Ainsi cette définition offerte par le groupe Lazare (enseignants du premier et du second degrés qui pratiquent la pédagogie institutionnelle) : « Pouvoir (subst.) : Père, phallus, patron, professeur, président, peur, police, paranoïa, piège, parade, pitre, pirouette, etc. » Le dossier explore différentes modalités de ces microagencements, conseil de classe, classe autogérée, choix des contenus par les élèves, négociations, contrats de travail, pédagogie institutionnelle, etc. Et puis, hors dossier, mais peut-être pas tant que cela, dans la rubrique « chronique de la classe », une institutrice à l’école La Prairie de Toulouse fait le récit de jeux poétiques avec sa classe de CM2. Décidément, en ce printemps 77, « rien n’est interdit ni obligatoire, mais seulement possible ».
Yannick Mével

La démarche expérimentale en CM2 et 6e : expérience en réseau de réussite scolaire
Partir des élèves, de ce qu'ils ont à apprendre, et s'engager dans des projets de liaison CM2 et 6e, c'est le parti pris de l'auteure, professeure des écoles et ingénieure en agroalimentaire de formation. Après un premier parcours professionnel dans l'industrie, comme enseignante-chercheuse dans une école d'ingénieur puis responsable qualité, elle est devenue directrice d'école à mi-temps et secrétaire d'un réseau de réussite scolaire (RRS) pour l'autre mi-temps, et elle a souhaité, dès le départ, vivre cette nouvelle mission de manière participative.

L’épuisement d’Anna Corléone
Récit. Georges Gutman a été, dans la deuxième moitié du XXe siècle, un enseignant militant et passionné, proche des Cahiers pédagogiques. Sa vie professionnelle mise au service des élèves les plus fragiles l’a amené à prendre souvent des positions fortes face au système, à la hiérarchie, ou à des collègues. Il a en particulier défendu une pratique de relations avec les parents de ses élèves qui sont illustrées dans certains des brefs récits, tirés de son expérience pédagogique, qu’il a accepté de nous confier.Ce sont des textes à la fois personnels et professionnels : Georges Gutman est de ceux qui pensent que les enseignants doivent avoir une réflexion minimale sur eux-mêmes et sur leur histoire personnelle, afin de comprendre leurs comportements face aux élèves.Même s’ils se situent dans une époque passée, même si on peut parfois s’interroger sur les risques de pratiques à la limite de la psychanalyse, il nous semble que ces textes forts peuvent nous faire réfléchir aujourd’hui encore, alors que les questions de l’échec scolaire, de la violence de l’école, de la place des parents sont plus que jamais d’actualité. Ses mots, comme il le dit, « peuvent apporter, un tant soit peu, à ceux qui luttent pour le droit à l'écoute, au rêve, à la création, à la justice ».

