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Éducation : rallumons les Lumières !

Qui ne connait pas Philippe Meirieu ? Enseignant, chercheur, responsable de formation des enseignants, engagé politiquement pour la formation des adultes et l’écologie, il est aussi la cible préférée de l’ensemble de coupeurs de têtes de « pédagogistes » qui se disent « républicains ».
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Une pédagogie pour le XXIe siècle. Pratiquer la pédagogie institutionnelle dans l’enseignement supérieur

Pratiquer la pédagogie institutionnelle dans le supérieur, c’est possible ! » (p. 7) telle est l’exclamation-proclamation qui ouvre cet ouvrage.
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Animer un groupe d’analyse de pratiques

L’animation de ce type de dispositif est compliqué par de nombreux choix à faire, par la charge émotionnelle et la responsabilité du groupe à assumer. Ici, l’exemple du Groupe d’entrainement à l’analyse de situation éducative (Gease).
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Que faire d’une évaluation des enseignements de licence ?

L’idée d’une évaluation partagée par les différents acteurs du système progresse lentement. Mais elle rencontre souvent l’incompréhension ou la méfiance, dans la mesure où l’évaluateur est soupçonné d’instrumentaliser la démarche à son seul profit.
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Qu’apprendre des langues et civilisations anciennes ?

Défense des langues anciennes ? Querelle des Anciens et des Modernes ? Disciplines élitistes ? En cette année où les lettres classiques ont vu leur concours de recrutement fusionner avec celui des lettres modernes,…
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Etablissement, école

L’établissement scolaire est une création assez récente dans le système éducatif public. Lointains héritiers des collèges de jésuites, les lycées créés par Napoléon en 1802 (45 cette année-là) sont conçus pour une élite bourgeoise. Payants jusqu’en 1932, ils se distinguent de l’école de la république confiée aux communes (la « communale ») car ils abritent des « petites classes », comme le font encore les lycées français à l’étranger. Cet élitisme, qui facilite la « reproduction », disparait en deux étapes : le « collège unique » mis en place par René Haby en 1975 officialise la massification de l’enseignement secondaire puis les réformes du lycée, ainsi que l’alignement du lycée professionnel sur son aîné, marquent la fin du XXe siècle, même si les filières et les classes préparatoires aux grandes écoles perpétuent la ségrégation dans l’établissement secondaire. Ingouvernable depuis le sommet de l’État, il devient un Établissement Public Local d’Enseignement (EPLE), doté d’une (relative) autonomie et d’un conseil d’administration en 1983 dans le cadre des premières lois de décentralisation. À la tête de son exécutif se trouve un chef d’établissement, principal ou proviseur, appartenant au corps du personnel de direction.
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Evaluation

L’établissement scolaire est une création assez récente dans le système éducatif public. Lointains héritiers des collèges de jésuites, les lycées créés par Napoléon en 1802 (45 cette année-là) sont conçus pour une élite bourgeoise. Payants jusqu’en 1932, ils se distinguent de l’école de la république confiée aux communes (la « communale ») car ils abritent des « petites classes », comme le font encore les lycées français à l’étranger. Cet élitisme, qui facilite la « reproduction », disparait en deux étapes : le « collège unique » mis en place par René Haby en 1975 officialise la massification de l’enseignement secondaire puis les réformes du lycée, ainsi que l’alignement du lycée professionnel sur son aîné, marquent la fin du XXe siècle, même si les filières et les classes préparatoires aux grandes écoles perpétuent la ségrégation dans l’établissement secondaire. Ingouvernable depuis le sommet de l’État, il devient un Établissement Public Local d’Enseignement (EPLE), doté d’une (relative) autonomie et d’un conseil d’administration en 1983 dans le cadre des premières lois de décentralisation. À la tête de son exécutif se trouve un chef d’établissement, principal ou proviseur, appartenant au corps du personnel de direction.
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Regard rétrospectif, mais aussi contemporain et prospectif

Un extrait de l'hommage rendu à Yves Reuter par Richard Étienne de la part du CRAP-Cahiers pédagogiques, qui permet une plongée dans « le cœur du moteur » des Cahiers pédagogiques : le comité de rédaction.
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Les visites éclairs, un levier de développement professionnel ?

Dans cet établissement, les enseignants se sentaient infantilisés par l’évaluation annuelle et avaient perdu toute confiance en un système qui provoquait de la souffrance au travail. Depuis, des visites à visée formative, toujours liées à un système de notation mais sans conséquence pécuniaire, ont été introduites. L'occasion d'observer si la coévaluation entre enseignants favoriserait un meilleur apprentissage du métier.
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Questions à Sylvain Connac et Richard Étienne

Quelles différences fait-on entre « éducation » et « enseignement » ? Qu’entend-on par compétence ? Que veut dire « apprendre » ou « autonomie » ? 
Une quarantaine de grands mots de l’éducation sont clairement définis et détaillés par des spécialistes qui les ont présentés dans leur complexité et accompagnés de quelques références pour qui veut aller plus loin. Ils ont été relus par des praticiens qui s’en servent au quotidien : enseignants, formateurs, inspecteurs, chercheurs et étudiants y trouveront matière à penser et raison d’agir. 
Ces mots et leurs définitions disent les valeurs, les finalités, les principes que le Crap-Cahiers pédagogiques défend, y compris ceux de la diversité des points de vue, du débat, des questionnements ouverts, sans dogmatisme, juste parce que selon nous, c’est toujours « plus compliqué que cela ».
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« Les débats sur l’évaluation ne seront jamais enterrés ! »

Les recommandations du jury de la conférence nationale sur l’évaluation ont paru intéressantes et équilibrées à beaucoup mais on ne sait toujours pas quelles suites y seront données par le gouvernement. En attendant, Richard Étienne et Raoul Pantanella nous entraînent dans les archives des Cahiers pédagogiques, à la découverte de textes stimulants, qui dépassent la question des notes, pour rechercher une évaluation au service des apprentissages des élèves.
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L’éducation inclusive, une réponse à l’échec scolaire ?

Terme prôné par les spécialistes européens des élèves dits en difficulté ou en situation de handicap, l’inclusion scolaire va bien au delà d’un slogan inventé pour un public ciblé. À l’occasion d’une recherche européenne, Danielle Zay et les auteurs qu’elle a réunis nous montrent les voies d’un bouleversement de notre système qui passerait de l’exclusion à l’inclusion. L’opposition de termes est aussi significative que l’ouvrage dense et argumenté pour que l’école française devienne enfin républicaine et démocratique.Deux regards sur ce livre: celui de Françoise Lorcerie et celui de Richard Étienne.