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Indisciplinarité

Septembre 1978. C’est la rentrée. Les abonnés aux Cahiers pédagogiques reçoivent le numéro 166 dont le dossier s’intitule « Apprendre sans cloison, expériences interdisciplinaires ». Comme toujours, il est le fruit d’une longue préparation et sa programmation n’est pas directement liée à l’actualité. Pourtant, comme souvent, il tombe à pic. En juillet, Jacques Feneuille, le conseiller du ministre Beullac, a signé une note sur l’abandon des 10 % et la nécessité de leur relance. Ses préoccupations sont politiques : contrôler la marge d’autonomie des établissements et desserrer « l’étau syndical » d’une part, et d’autre part, apprivoiser les revendications de prise en compte des cultures régionales en les plaçant dans la ligne engagée par la Mission à l’action culturelle en milieu scolaire dirigée par Jean-Claude Luc. Le débat sur l’interdisciplinarité qui avait été phagocyté par les enjeux de la réforme Habby est ainsi relancé dans de nouvelles dimensions. Le dossier des Cahiers pédagogiques, pour sa part, envisage la question du point de vue didactique, épistémologique et philosophique. Son coordonnateur, Gérad Fiot, ouvre le bal par un grand texte qui interroge l’interdisciplinarité, en discutant notamment les thèses d’Edgar Morin. Celui-ci vient de faire paraitre La méthode, tome 1, la nature de la nature. Les extraits que nous republions ici ne rendent pas totalement le foisonnement de la réflexion et des références de cet article, le découpage tend à en durcir le ton polémique et son détachement des récits de pratiques qui le suivaient contribue également aujourd’hui à lui donner une étrangeté que, je l’espère, nos lecteurs gouteront. D’autant qu’il s’insère dans les débats qu’engage le dossier du numéro qu’ils ont entre les mains. Cet anachronisme est la raison d’être de la rubrique « Depuis le temps ».
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Une collaboration qui éclaire

Edgar Morin avait honoré de sa présence la célébration des cinquante ans des Cahiers, voici vingt ans. Toujours inlassable militant d'une formation intellectuelle tournée vers le futur, vers une « réforme de la pensée », comme il le développe dans son récent ouvrage Enseigner à vivre (Actes Sud, 2014), il nous livre ici quelques réflexions à la lecture d'un dossier qui entre en résonance avec les grands thèmes qu'il a souvent avancés dans son œuvre considérable de sociologue et de penseur de notre temps.
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Phil’ature

Au lycée Pérochon de Parthenay, des séances de quatre heures réunissent les élèves de la classe de terminale L, le professeur de littérature et celui de philosophie. Elles visent à réinvestir et approfondir les connaissances et compétences des cours des deux disciplines en s’appuyant sur des démarches d’ateliers d’écriture.
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L’élève à la croisée de quoi ?

Au travers du titre quelque peu provocateur de cet article, l'auteur souhaite susciter quelques interrogations quant à la thématique de ce numéro. Ces questions sont liées aux recherches qu'il mène sur les disciplines et leurs modalités d'appropriation.
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L’élève à la croisée de son destin

En regardant vivre les mots. Ces mots qui nous agissent autant que nous pensions les dominer.« Croix » vient du mot latin crux qui a le sens de « poteau », « gibet », voire « potence ».Si chaque discipline était…
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Rendez-vous

Quand le Soleil a rendez-vous avec la Lune, parfois la Lune est là qui l’attend. C’est ainsi que notre dossier des Cahiers pédagogiques se retrouve dans l’actualité de l’éducation. Et le voici qui prend soudain des atours encore…
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Les tablettes en classe : pas si simple !

Enseigner avec des tablettes, à première vue, cela ouvre plein de possibilités puisqu’on peut, sur le même support, presque tout faire : lire, écrire, compter et bien plus que cela. Mais, à l’usage, c’est beaucoup plus compliqué ; de mobiles, les tablettes deviennent captives : de la salle informatique, de l’ascenseur, des câbles et de la connexion internet.