Publications par Yannick Mével

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Entre les générations

Initiative, autonomie, aptitude à communiquer à l’oral et à l’écrit, à collaborer, faire vivre des valeurs : le travail en projet permet de tisser toutes sortes de liens entre ces diverses compétences. Pour le bonheur de tous les acteurs.

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Ecrire et réécrire pour se reconstruire

« Si je savais lire et écrire, je ne serais pas là. » Mais que peut-on écrire lorsqu’on a une image de soi si dévalorisée ? Alors, retour aux mythes, à l’atelier d’écriture et ses allers et retours entre lecture, affects, écriture, échanges, mise au point. L’atelier qui permet aux élèves de comprendre que chacun a son mot à écrire : toute une reconstruction.

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Le lundi au soleil

Mai 1973

« C’est une chose qu’on n’aura jamais, Chaque fois c’est pareil, C’est quand on est derrière les carreaux, Quand on travaille que le ciel est beau, Qu’il doit faire beau sur les routes, Le lundi au soleil. »

Le tube de ce printemps-là résonne à nos oreilles comme celui du « monde d’avant ». D’avant la « dernière catastrophe » (pour reprendre la belle formule d’Henry Rousso) : à l’automne ce sera le choc pétrolier, les fermetures d’usines, le chômage de masse. Dans ce monde d’avant-là, il était question de trouver le bon équilibre entre sérieux et frivolité, entre travail et loisirs, et à l’école, entre transmission et créativité. Autant de préoccupations qui sous-tendent le texte dont nous publions de larges extraits ci-contre.

Le dossier du mois « Ouvrir l’école » militait ouvertement, comme son titre l’indique, pour la destruction des cloisons. On pouvait y lire, par exemple, ces propos d’une enseignante de lycée à Périgueux, Germaine Cosse : « L’école est un monde clos, car elle repose sur une notion de l’enfance tout à fait artificielle, sorte de mythe qui n’a rien à voir avec les besoins réels des enfants. »

Alors, le dernier article du dossier cherchait à interroger les évidences de l’ouverture. Les mots ne sont pas les mêmes que ceux d’aujourd’hui, mais on retrouvera facilement bien des préoccupations qui recoupent celles de la « coéducation » : rapport entre la société et l’école, entre la marche du monde et les apprentissages, entre les parents et l’école, etc. Peut-être d’ailleurs qu’à la lecture de cet ancien dossier, la coéducation pourrait apparaitre comme un palliatif raisonnable (ou comme le symptôme d’un certain renoncement ?) à la belle utopie (ou à l’oxymore ?) de l’école ouverte.
Yannick Mével

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Quelle formation aux compétences en français ?

Les formations disciplinaires centrées sur une approche par compétences sont absolument nécessaires, contrairement à ce que parfois affirment les partisans du tout transversal. Car c’est là sans doute qu’on peut atteindre le noyau dur des pratiques, qu’on peut aller loin dans le concret du quotidien. Retour sur plusieurs années d’expérience, en particulier dans l’académie d’Amiens.

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De nouveaux équilibres

Oui, il faut courageusement questionner les dérives décourageantes qui aboutissent aux résultats Pisa en français. Oui, il est essentiel de rééquilibrer l’activité de la classe au profit de plus d’écriture, plus d’expression orale organisée. Oui, il faut comprendre les difficultés de certains élèves pour entrer dans les usages scolaires de la langue. Oui, il faut donner plus d’actualité et de sens aux séquences de français. C’est un vrai grand chantier qu’il est nécessaire de mettre en route.

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Moment de poésie

Mars 1977. Serait-ce le printemps des poètes ? Tandis qu’Albert Spaggiari s’évade du palais de justice de Nice, la gauche devient majoritaire à l’occasion des élections municipales. L’actualité éducative est quant à elle plutôt terne. L’année précédente, les étudiants ont été trois mois en grève et là, rien. Il y a bien cette circulaire aux recteurs qui prévoit, pour la première fois, l’organisation d’une « liaison CM2-6e », mais, comment dire, ce n’était qu’un début. Le dossier des Cahiers pédagogiques n° 152 s’intitule : « Du pouvoir dans la classe ». Il commence par une belle interview de Félix Guattari qui dit : « Ce qui sera de plus en plus en question, dans le domaine de l’éducation, ce ne sera plus l’application des méthodes pédagogiques (au sens où l’on parle des méthodes Freinet), mais d’un type de microagencement analytique militant susceptible de cristalliser autour d’une classe, d’une école, d’un groupe d’enfants. » Tout le dossier dénonce le pouvoir à l’école. Ainsi cette définition offerte par le groupe Lazare (enseignants du premier et du second degrés qui pratiquent la pédagogie institutionnelle) : « Pouvoir (subst.) : Père, phallus, patron, professeur, président, peur, police, paranoïa, piège, parade, pitre, pirouette, etc. » Le dossier explore différentes modalités de ces microagencements, conseil de classe, classe autogérée, choix des contenus par les élèves, négociations, contrats de travail, pédagogie institutionnelle, etc. Et puis, hors dossier, mais peut-être pas tant que cela, dans la rubrique « chronique de la classe », une institutrice à l’école La Prairie de Toulouse fait le récit de jeux poétiques avec sa classe de CM2. Décidément, en ce printemps 77, « rien n’est interdit ni obligatoire, mais seulement possible ».
Yannick Mével