Publications par Paul Jekelfalussy

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Éduthèque, la culture au bout des doigts

Lancé au salon de l’éducation, éduthèque est un portail de ressources consultables ou téléchargeables mises à disposition des enseignants. Un portail menant vers des ressources ? Voilà qui n’est pas neuf. Mais les partenariats montés pour éduthèque sont toutefois prestigieux : avec la BnF, le centre Pompidou, l’INA, la Cité de la musique, ou lesite.tv […]

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Modes et dérives en pédagogie

C’était le titre du numéro 330 des Cahiers, en janvier 1995. Ce pourrait être un dossier à reprendre régulièrement. Les Cahiers sont-ils un véhicule des modes pédagogiques ? Oui, puisque nous sommes dans les eaux vives des courants que nous trouvons novateurs, porteurs de changements salutaires pour l’école. En 1995, les innovations, largement diffusées à travers […]

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Lecture suivie… d’effets

À la rentrée, je découvre une heure sur mon emploi du temps intitulée « EGP » ; entendez « enseignement général à visée professionnelle ». Quelle chance ! Du transversal institué avec les élèves de terminale du nouveau bac pro ASSP (accompagnement, soins et services à la personne) ! La professeure des services à la personne que je suis s’en […]

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Moi, ça m’émeut

Mi-décembre, à l’heure des remises de bulletins en mains propres réservées aux pas brillants, mon collègue et moi recevons Bruno et sa mère. Bruno l’éternel grognon, épuisé quand il a écrit trois lignes, protégé à toute heure de nos assauts pédagogiques par son blouson étroitement fermé et ses moufles noires qu’il ne quitte qu’après injonctions […]

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Orthographe

Curieuse expérience qu’écrire, pour moi, de témoigner sur mes désordres orthographiques passés. Curieuse expérience pour moi, car la faute d’orthographe, toujours, m’obsède et me désigne du doigt. Écrire, c’est d’abord une source d’angoisses et de problèmes, une source de blocages et d’échecs. Ce sont, je pense, les lointaines réminiscences de mon passé d’écolier qui viennent […]

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Dansons la turlutaine

Pour rejoindre l’étage, je dois me frayer un chemin parmi un conglomérat d’élèves. Loin devant, dans le hall méconnaissable, des jeunes filles dansent sur une musique diffusée par un hautparleur ; applaudissements. Dans la salle des professeurs, Patrice joue de la guitare comme tous les ans. Les collègues affalés sur les canapés reprennent nonchalamment les paroles […]

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S’écrire

Écrire à plusieurs un article au terme d’un stage école centré sur l’enseignement de l’écriture constituait un projet évident pour cette équipe. Il s’agissait de questionner, en écrivant leur rapport à l’écriture, dans une démarche d’analyse des pratiques professionnelles associée à un questionnement didactique.

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Israël-Palestine dans les manuels scolaires en France

Au Sénat, un colloque sur « les représentations du conflit israélo-palestinien dans les manuels scolaires » a été organisé en novembre 2013. Sandrine Mansour-Mérien est docteure en histoire et chercheuse au Centre de recherches en histoire internationale et atlantique à l’université de Nantes, et auteure d’une étude sur le sujet. Elle présente dans cet article le déséquilibre, dans les manuels scolaires, de la présentation de la situation israélo-palestinienne. Yannick Mével, professeur d’histoire-géographie et membre du comité de rédaction des Cahiers pédagogiques, sans contester ces conclusions mais en les relativisant, insiste sur le rôle de l’enseignant pour éviter, quoi qu’il en soit, de s’enferrer dans la logique de guerre, camp contre camp, par trop manichéenne.

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Et la classe devient salle de rédaction

Erick Bureau et Alain Devalpo se sont rencontrés sur les bancs de la Sorbonne en fac d’histoire. Le premier est devenu enseignant, le second journaliste après un détour par l’animation socioculturelle, et de leur amitié est né le projet « Journalistes en herbe » devenu « Globe Reporters ». Le résumé est simple et l’ambition est grande : « dresser un pont entre éducation et journalisme par le biais du numérique ». Rencontre avec deux concepteurs d’une éducation numérique et de l’information vivante et animée par les élèves eux-mêmes.

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Plume militante

Parfois, la question me taraude : « Pourquoi est-ce que tu tiens ton blog ? » Tenir un blog, c’est exposer sa parole à la critique des autres, se mettre à nu. Mais en qualité de professionnel, et de fonctionnaire, c’est encore autre chose : c’est rajouter volontairement du stress à un métier qui n’en manque pas. Être […]

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L’observateur observé

Mai 1983. Le gouvernement Mauroy 3 l’a fait sans le dire. Le tournant de la rigueur. Finies les grandes réformes, on gère. Pourtant, pour ce qui touche à l’enseignement, tout n’est pas joué : la réforme des universités reste à adopter, le grand service public de l’éducation qui doit intégrer public et privé n’est pas encore enterré. Le ministre Savary peut espérer changer le lycée (Antoine Prost lui remettra un rapport en ce sens dans quelques mois) et d’abord le collège. Le rapport Legrand (février 83) donne naissance à la rénovation des collèges. C’est la révolution culturelle, mille fleurs vont s’épanouir. Les militants pédagogiques n’ont pas attendu ce grand soir pour s’engager dans le changement ! Ainsi ces professeurs de biologie dans le dossier des Cahiers pédagogiques n° 214, « Enseigner la biologie ». Et parmi eux, Nicole Dubois. Est-elle en avance sur son temps ? Sans doute pas tant que cela. Sauf sur un point : elle s’intéresse à l’observation. Observer en classe ? L’idée serait-elle si nouvelle ? Le terme est rare dans les Cahiers pédagogiques. Ou est-ce un effet de vocabulaire qui fait que l’on nommait autrement ce geste professionnel ? L’article fonctionne comme une mise en abime de différents niveaux de l’observation dans la classe. Voici une enseignante qui fait observer ses élèves, sa matière n’est-elle pas une science où l’observation joue un rôle déterminant ? Et tandis qu’ils observent, elle les observe observant, pour adapter ce qu’elle leur enseigne. Mais voilà qu’un troisième larron s’en mêle. L’inspecteur. Il vient l’observer, elle, enseigner et, la voyant observer ses élèves observant, il ne voit rien. Du coup, c’est elle qui, par un spectaculaire effet de miroir observe l’observateur en difficulté d’observer. À la page suivante, un décalogue imaginaire non signé. Juste là pour montrer la diversité des discours des inspecteurs, en ces temps révolus.