Publications par Paul Jekelfalussy

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Modernes, les maths ?

Janvier 1973. Il n’y a plus rien. Finie la guerre au Vietnam. Déjà se profilent le ralentissement de la croissance et l’inversion de la conjoncture économique. Il n’y a plus rien. Plus d’argent dans les tiroirs-caisses, sauf peut-être celui des Pink Floyd de l’autre côté de la lune. « Il n’y a plus rien, plus plus rien ! », hurle Léo Ferré qui ajoute : « Nous entrerons dans la carrière quand nous aurons cassé la gueule à nos ainés. » Tout un programme ! Tiens, parlons-en des programmes : « Il n’y a plus rien dans les cours de maths, nos enfants ne sauront bientôt plus compter avec leurs maths modernes ! » 

Ah les maths modernes ! Elles sont entrées en 6e à la rentrée 71. Moi aussi. Je m’en souviens parfaitement. Enfin, je me souviens de notre professeur. Au début de chaque cours, il faisait venir au tableau l’un d’entre nous pour corriger les exercices et, si l’impétrant se trompait, il ricanait en lui disant « Mais enfin, n’importe quel imbécile moyen saurait faire cela ! » Nous étions terrorisés. Au conseil de classe, mon père, ce héros, représentant les parents d’élèves, lança : « En 6e A, les maths sont peut-être modernes, mais le professeur est un vieux c… » Le lendemain, l’imbécile moyen Mével passait au tableau. Je m’en souviens parfaitement des maths modernes.

Mes souvenirs n’ont cependant pas grand-chose à voir avec la façon dont le dossier des Cahiers pédagogiques n° 110, « L’école en proie à la mathématique » aborde la question. En voici deux extraits. Le premier questionne l’introduction de programmes innovants à l’école primaire et évoque des réactions d’enseignants qui diront sans doute quelque chose aux lecteurs d’aujourd’hui. Le second texte est un extrait d’un savoureux Billet du mois où Gilbert Walusinski proclame le caractère subversif des nouvelles mathématiques. Hélas, ce n’était pas mon professeur !

Yannick Mével

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Rythmes scolaires, blocages et déblocages

Nous avons inventorié quinze arguments contre la réforme et les réponses que nous avons envie d’apporter. On pourrait en trouver davantage à travers les articles de presse, les déclarations de leadeurs syndicaux, d’hommes politiques, d’élus, les réponses à des sondages d’opinion. Il faut les écouter, un certain nombre d’entre eux sont légitimes et devraient amener le ministère à réajuster certains aspects de la réforme, dans le sens de l’assouplissement notamment. Mais il faut aussi savoir dénicher la mauvaise foi et l’incohérence. Même s’il est bien difficile aujourd’hui d’être porteurs de la nuance et d’une logique de la complexité. Le bon La Fontaine plaignait déjà « qui prétend contenter tout le monde et son père » (« Le Meunier, son fils et l’âne »).

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Mieux enseigner

À lire ce dossier, on constate que le métier de certains enseignants change, indubitablement. En se confrontant à cette idée de « tâches complexes », des collègues sortent du cadre ordinaire du cours délivré à une classe pour intégrer de l’interdisciplinarité, des projets, des activités avec des partenaires dans et hors de l’école à leurs pratiques. Ils […]

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Le CRAP-Cahiers pédagogiques, les rythmes scolaires et le temps de l’enfant

En 2008, le CRAP avait lancé une pétition avec Antoine Prost et Hubert Montagner pour demander le rétablissement des cinq jours. Puis la question des rythmes scolaires est revenue régulièrement dans divers dossiers, dont l’un sous le titre « Le temps d’apprendre ». Et aujourd’hui ? À l’heure de la réforme des nouveaux rythmes, nous avons rassemblé des témoignages et réalisé un dossier en ligne : « Rythmes scolaires : à la recherche du tempo perdu ».

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Qu’est-ce que c’est, é.l@b ?

Voici deux ans que des billets paraissent dans les actualités éducatives de la revue. Vous avez pu en lire sur l’enseignement à distance, sur une visite de musée en utilisant des robots, des tablettes tactiles, sur l’utilisation de Twitter dans les classes, l’écriture manuscrite versus écriture au clavier, ou l’apprentissage sur tablettes numériques en maternelle. Mais au fond, savez-vous vraiment qui est é.l@b ?

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Une trace éphémère et nacrée

Comment débuter l’année, pour se projeter vers son avenir, en formant les vœux habituels avec nos mots anciens et, presque obsédants, ces maux, si présents, trop connus à force d’être ressassés, que génèrent notre système éducatif et, au-delà, notre système social ? Prenons, si vous le voulez bien, des chemins de traverse. Osons le dire : […]

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« Relier les mots et l’image »

Lors de la rencontre avec Marie-Claire Javoy, le documentaire Sur le chemin de l’école réalisé par Pascal Plisson, qui raconte l’épopée de cinq enfants dans le monde pour rejoindre leur école, n’est pas encore sorti. Elle a participé au scénario. Trois ans et demi de travail pour l’équipe, depuis la quête de financements, la recherche d’histoires d’enfants autour du monde, le tournage, puis le montage et enfin le lancement. Le moment de montrer ce travail est donc arrivé. Marie-Claire Javoy s’en trouve forcément fébrile, mais comme elle est toujours sur plusieurs projets, pour elle, pas d’attente : tout continue autour. Et c’est sans impatience qu’elle parle, dans un bistrot de Paris, sur fond de thé vert et d’images. De sa vie, de celle des autres surtout.