Avril 2006 : « Le Papa pingouin poursuit son joli rêve, voilà qu’il se prend pour un goéland, il fait de longs voyages, il descend vers le sud jusqu’en Angleterre. Et voici Paris et même Napoli, les rives de Carthage, la Méditerranée, que c’est beau l’été. Mais voyons Papa, pourquoi dis-tu ça ? Tu sais bien que les ailes, […]
Dans l’enseignement agricole, l’enseignement de l’Europe en histoire-géographie et EMC est en tension entre ignorance, inquiétudes et exploration. Quelques pistes pour y faire face.
Mille racines, un même horizon : quand l’identité personnelle devient un projet collectif. La question de l’éducation interculturelle est un sujet central pour notre société française.
Plan impeccable, citations justes, transitions fluides : on reconnait ce petit parfum d’assemblage lisse, celui d’un texte généré par une IA. Comment continuer à évaluer en histoire quand une machine peut produire en quelques secondes un devoir « correct » sur presque n’importe quel sujet ?
L’IA peut-elle contribuer à remédier aux difficultés rencontrées par les élèves porteurs de troubles de l’attention ? Avec le risque peut-être de faire à leur place ? Il y a certainement matière à discussion.
Présenter l’album Marc Bloch. L’historien combattant comme le récit de la vie et de l’œuvre de Marc Bloch en bande dessinée serait particulièrement réducteur – même si c’est bien sûr cela aussi.
Ressentir et repenser leur rapport à l’espace, à l’autre et au monde : c’est ce que propose aux élèves l’exposition « Frontière » proposée par la Cité des Sciences jusqu’au 2 janvier 2028. Le 6 mai 2026, elle a accueilli un T’educ, organisé en partenariat avec les Cahiers pédagogiques et l’Association des professeurs d’histoire-géographie (APHG). L’occasion […]
Pour faire comprendre aux élèves la complexité des mutations urbaines de Paris au xixe siècle, mettons-les au cœur des débats et conflits de l’époque grâce à une séance de jeu savamment pensée, avec l’aide d’une IA.
Surligner au feutre des phrases ou des mots clés : voilà une pratique scolaire tellement ordinaire qu’on oublie bien souvent de l’interroger : que font les élèves quand ils utilisent cet outil banal ? Que peut-on apprendre de l’observation de ce qu’ils fabriquent ? Quelles compétences sont en jeu ? Un exemple dans un cours d’histoire de seconde.
En 2025, les Cahiers pédagogiques fêtent à la fois leurs 80 ans et le n° 600 de la revue. Retour sur l’histoire d’une publication créée en 1945 dans le mouvement des classes nouvelles et dont les rédacteurs restent convaincus qu’il faut à la fois changer l’école et changer la société.
Produire un écrit à partir d’une consigne ouverte n’est pas un chemin rectiligne. Voici le travail d’un élève de cinquième en cours d’histoire. Que se passe-t-il entre l’énoncé de la consigne et le moment où le texte est proposé à la lecture ? Comment mieux accompagner ? Comment comprendre ce qui se passe ? Comment intervenir pour accompagner ? L’analyse du texte produit permet de répondre en partie à ces questions.
En classe d’histoire, l’erreur peut être une information fausse, mais aussi une idée peu pertinente pour expliquer un fait.
Une spécialiste de l’histoire de l’islam pré-moderne à l’Institut d’études de l’Islam et des sociétés du monde musulman (IISMM) tire les leçons de son expérience de formation pour les EAFC (écoles académiques de la formation continue) de plusieurs académies métropolitaines.
Observer les traces d’un lycéen sur une carte géographique, décrypter ses erreurs pour comprendre sa représentation mentale et l’origine du décalage entre la consigne et la production : c’est la proposition qui est faite ici. Avec un objectif : proposer des pistes de remédiation et aider l’élève à franchir le cap de la conceptualisation.
Il était une fois une professeure, par ailleurs artiste peintre, qui proposait des cours complémentaires à ses élèves, âgées de 14 à 16 ans. Entre 1936 et 1941, ces jeunes filles dessinèrent leur quotidien, de la cour de récré à l’exode. Une partie de leurs œuvres fait l’objet d’une exposition, Dessins d’enfants (1936-1941) : du […]
Mickaël Bertrand explore les potentialités pédagogiques de l’intelligence artificielle générative pour ses enseignements en histoire-géographie, diffuse ses découvertes au-delà de sa discipline, accompagne enseignants et élèves à comprendre les outils et à en faire un usage raisonné. Rencontre avec un défricheur généreux.
L’articulation entre l’histoire et la mémoire est non seulement un thème au programme du lycée, en spécialité HGGSP, mais aussi le sujet de la bande dessinée Trous de mémoires, de Nicolas Juncker, qui met en scène la création fictive d’un musée sur la colonisation française en Algérie. L’occasion, peut-être, d’en faire un objet d’étude pour les élèves et les étudiants en histoire ?
Comment enseigner l’histoire à des élèves de 3e ? Comment les amener à se questionner sur la présentation des faits ? En les faisant enquêter, à la manière des historiens.
Le projet de Musée-mémorial du terrorisme (MMT) devait être inauguré en mars 2027 à Suresnes (Hauts-de-Seine), mais il ne verra pas le jour. L’État a en effet décidé d’arrêter ce projet, une décision « prise unilatéralement, sans aucune consultation des responsables du projet », annonce la Mission de préfiguration du Musée-mémorial dans un communiqué. Des enseignants et enseignantes, des universitaires et autres professionnels investis dans la Mission de préfiguration du musée dénoncent cette décision dans un appel ouvert aux signatures, que nous publions ici.
Au point de vue anonyme et zénithal d’une géographie désincarnée, Pascal Clerc préfère le point de vue subjectif et horizontal d’une géographie véritablement humaine.
Un des auteurs du livre Visibles ! Figures noires de l’histoire de France explique sa démarche et comment on peut utiliser ce support avec les classes.
L’antitsiganisme est rarement étudié en classe. Il est pourtant possible de l’accrocher à plusieurs points des programmes. Un exemple en géographie en lycée professionnel, qui pourra être adapté à d’autres niveaux.
La spécialité Histoire-géographie, géopolitique, sciences politiques pourrait se prêter à une étude ambitieuse des racismes comme processus sociaux complexes ancrés dans l’histoire globale.
Plusieurs articles de ce dossier évoquent la traite des Noirs, les libres de couleur, Saint-Domingue, l’émancipation et le racisme antinoir qui se perpétue. Cette brève synthèse remet ces apports dans une perspective d’ensemble.
L’école coloniale est une pièce de la domination coloniale. Les élèves « indigènes » ne sont pas scolarisés comme les autres enfants. Quand et comment aborder la question en histoire ?
Pour une approche historique des racismes, le service éducatif des Archives nationales met ses gigantesques ressources à disposition des enseignants. Quelques exemples d’ateliers réalisés.
Les programmes d’histoire au collège et au lycée recèlent quelques opportunités pour étudier le racisme. Il s’agit de les saisir. Notamment l’esclavage peut être traité, en histoire, pour décrypter les logiques du racisme.
Travailler l’oralisation en élémentaire, grâce à des exposés sur l’Égypte antique : récit d’une expérimentation de classe-puzzle en CE2, depuis le Louvre jusqu’aux classes de CM1 et CM2 de l’école.
Pour contribuer à la mémoire de la déportation et des vies des personnes déportées, des élèves et leur enseignante ont fait un pas de côté : hors temps scolaire, en bande dessinée, et en explorant différentes archives, comme de véritables historiens.
Enseigner l’histoire-géographie à des élèves autistes ne va pas de soi et soulève de nombreuses questions. Malgré les difficultés de mise en œuvre, les échecs, il y a aussi de jolies petites victoires et c’est une expérience enrichissante pour l’enseignante. Témoignage.
Comment les femmes se sont-elles retrouvées absentes des livres d’histoire et des anthologies de la littérature ou de la peinture ? La réponse de Titiou Lecoq, journaliste et autrice, c’est qu’on les a oubliées, voire délibérément effacées.
Quelle mise en forme éducative du jeu vidéo ? Des observations de terrain montrent que ce dispositif ludique est régulièrement accompagné d’un travail écrit.
Le Musée national de l’histoire de l’immigration au palais de la Porte-Dorée à Paris vient de rouvrir ses portes, avec une nouvelle exposition permanente repensée et plus étendue. Une visite enthousiasmante, et inspirante pour y retourner avec des élèves.
Ce qu’aime Émile Bravo, c’est raconter des histoires. Ses bandes dessinées sont une occasion de répondre aux questions qu’il se posait enfant, et que se posent encore bien des enfants, même devenus grands.
L’enseignement par compétences est déjà entré dans les pratiques en Belgique. La présentation faite ci-dessous montre que cette démarche peut être porteuse de fortes ambitions pour les apprentissages des élèves.
Pour parvenir à la formulation de compétences dignes de ce nom, il faut d’abord aller chercher du côté de l’épistémologie de la discipline comme des travaux universitaires sur le sujet. Reste à les exprimer de façon utilisable en classe.
L’approche par compétences ne va pas de soi en histoire-géographie, est en tout cas loin de la conception ordinaire de ces disciplines. Dans les représentations, voire encore parfois dans la réalité, l’enseignement de l’histoire-géographie est affaire de transmission au sens le plus étroit, de mémorisation de contenus, d’évènements datés, de lieux sur une carte. Si […]
Quelques repères essentiels sur l’approche par compétences dans le cadre particulier de la didactique de l’histoire-géographie, en particulier autour de la notion de « tâches complexes » : pas tant une révolution des modalités d’enseignement qu’une organisation cohérente de différentes activités déjà souvent pratiquées autour d’un objet d’études.
On réduit souvent l’histoire à de la mémorisation, en théorisant même parfois jusqu’à en faire un préalable : on ne raisonne pas sur rien, n’est-ce pas ? Entrer par des problèmes sur lesquels exercer sa réflexion est pourtant un moyen beaucoup plus sûr de mobiliser les élèves, et donc de les faire apprendre.
La Belgique, comme le montre Jean-Louis Jadoulle dans ce dossier, ou le Québec qu’évoque ici l’auteure, se sont engagés dans de profondes révisions des progammes d’histoire du côté d’un enseignement par compétences. Le socle commun à la française participe-t-il de la même démarche ? Peut-on en attendre une évolution des pratiques d’enseignement ?
Au Québec, malgré bien des difficultés, l’approche par compétences reste prévue par les programmes, et donne un cadre pour faire évoluer les pratiques, progressivement. Un exemple avec des élèves invités à devenir détectives de l’Histoire.
Présentation d’une méthode rodée, pour cadrer un travail par compétences sans se noyer dans des procédures d’évaluation.
En juin 2007 est paru un document officiel1 visant à établir des « correspondances » entre les programmes d’histoire-géographie et le socle commun de connaissances et de compétences. Ce texte est révélateur de la difficulté à passer de la logique habituelle des programmes à celle du socle commun, d’une prescription de ce que doivent enseigner les professeurs à la définition d’un minimum que les élèves doivent apprendre.
Quand on aborde le travail par compétences, on a souvent tendance à multiplier les items à évaluer, au risque de s’y noyer. Ce qui peut faire changer effectivement les pratiques avec les élèves serait donc plutôt de se centrer sur leur petit nombre de compétences, au sens fort du mot.
« L’histoire, ça ne sert à rien », « l’histoire, c’est pas pour moi » ! Sans entrer dans un débat de fond, peut-on admettre que, peut-être, pour certains de nos élèves, l’histoire, hélas, ne sert à rien et qu’il n’est pas anormal qu’elle leur semble parfois effectivement très éloignée de leurs préoccupations et de leur quotidien ? Et si l’approche par compétences, loin de parcelliser le travail de l’élève, au point de lui en faire perdre le sens et le gout, pouvait aider à plonger dans le passé ?
Objectif : observer comment les élèves mobilisent leurs ressources pour résoudre une situation inédite. En route pour l’Asie et ses climats.
Savez-vous localiser ? Comment faire pour que chacun y parvienne ? Le recours à des ceintures d’évaluation peut être un outil pour un apprentissage systématique.
Pas simple d’éviter le double écueil de compétences trop générales ou de grilles trop détaillées, ingérables. L’essentiel, finalement, est peut-être de trouver l’outil qui permet d’évaluer autrement les apprentissages des élèves.
Présentation d’un travail mené avec une classe de 3e à la recherche de compétences suffisamment ambitieuses pour mobiliser les élèves, et du meilleur moyen de les évaluer.
Les ceintures de la pédagogie institutionnelle de Fernand Oury sont un outil particulièrement efficace dans une approche par compétences. Un exemple très élaboré pour la compétence « intervenir à l’oral devant un public » en classe de 1re, en cours d’histoire-géographie.