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Revue de presse du 17 avril 2022

L’actualité éducative est largement occupée par la présidentielle et le CRAP-Cahiers pédagogiques s’engage et appelle à Faire clairement barrage à l’extrême-droite ! “« N’ouvrez au loup sous aucun prétexte, car il pourrait vous manger. […] Mes pauvres chéris, le loup est aussi rusé que méchant, il pourrait se déguiser pour vous tromper. » Le loup et les sept chevreaux, Frères Grimm. Oui, il faut empêcher la candidate d’extrême-droite de parvenir au pouvoir.”

Mais on vous propose encore une fois de picorer dans une large récolte d’informations, le système, l’orientation, le supérieur et quelques ressources.

Présidentielle

Côté enseignants, on s’interroge. Le Café pédagogique diagnostique : Des enseignants entre révolte, tristesse et résignation…On pouvait s’y attendre au regard des programmes éducation des deux candidats du second tour. La salle des profs virtuelle présente sur Twitter oscille entre découragement et révolte. “Peste ou choléra. Cette élection aura raison de mon métier. Je vais plus que jamais réfléchir à la suite de ma carrière, écrit une professeure des écoles.”5 ans de plus. Le service public va mourir”, prédit une enseignante du second degré.”Dans deux semaines ce sera sans moi. Pas de barrage, rien”, dit une enseignante militante syndicale. “Camarades de gauche, on est tous bien d’accord qu’on va lui mettre la misère sur les retraites, le climat et les services publics ?”, dit une de ses collègues militant au même syndicat. “Ici cet été pas de vacances. On épargne pour faire grève”, répond un enseignant. “La division et l’éparpillement des candidatures à gauche ont donné d’aussi bons résultats que prévu”, fulmine un professeur de lycée. De façon très imagée, une enseignante d’un lycée francilien régulièrement inondé partage son humeur : “L’état de mon lycée avec ses plafonds un peu défoncés, c’est un peu paysage – état d’âme, en fait. Surtout ce soir”...”

Alternatives Economiques pense que le Second tour : le grand dilemme des enseignants. “Après un quinquennat jugé désastreux par bon nombre d’entre eux, les enseignants grincent à l’idée de mettre un bulletin Macron dans l’urne le 24 avril.

Le dessin de Fabien Crégut

Et pour France24, Face au second tour de la présidentielle, des enseignants “perdus”

Philippe Meirieu prend la parole : La résignation est exclue.Comment ne pas être profondément triste ce soir ? Le second tour des élections présidentielles voit s’affronter Emmanuel Macron et Marine Le Pen. Le premier, avec son ministre de l’éducation, a profondément abîmé l’école depuis 2017 ; il a dit, ces derniers jours, son mépris pour le corps enseignant et sa volonté de dynamiter le service public en mettant systématiquement en concurrence les personnes et les établissements. La seconde incarne le contraire même du projet de l’Ecole de la République : l’exclusion contre l’éducation, le repli sur soi contre l’ouverture à l’altérité, la fascination pour l’autoritarisme contre la formation à la démocratie, la xénophobie contre la fraternité… Comment en sommes-nous arrivés là ? Comment ne pas être en colère de voir que les défenseurs du service public de l’éducation n’ont pas réussi à s’entendre pour construire ensemble une véritable alternative ? Comment avoir laissé le débat public ignorer aussi largement les véritables enjeux éducatifs et s’enliser dans les propos les plus démagogiques pour opposer les enseignants et les parents ?”

Les Echos publient une tribune collective, non identifiée et pour les abonnés. Enseignement : quand les réformes deviennent urgentes !Alors que 300 000 postes sont à pourvoir dans des secteurs indispensables à notre économie, comme la cybersécurité, le conseil, ou l’ingénierie, il est grand temps, plaident les signataires de cette tribune, de réformer notre stratégie éducative. L’enseignement doit être une priorité du prochain quinquennat.”

Pour Thibaut Cojean dans l’Étudiant le Bilan du quinquennat Macron : les réformes dans l’Education nationale ont malmené le métier d’enseignant. “Retour sur cinq années du gouvernement Macron très actives du côté des réformes éducatives. Après Parcoursup et la réforme du bac, les relations entre le ministère de l’Education nationale et les enseignants du second degré n’ont jamais été aussi houleuses. En cause, des réformes qui touchent aux conditions de travail et aux missions des enseignants et le manque d’accompagnement.”

Et dans cette atmosphère, L’Inspection générale et ses silences est inquiétante. “Nouveau record pour l’Inspection générale. Selon son nouveau rapport annuel 2020-2021, ce sont près de 140 rapports qui ont été rédigés cette année, un nombre nettement plus élevé que les années précédentes. Avec seulement 39 rapports rendus publics, environ un sur quatre, on obtient un nouveau record du nombre de dossiers enfermés dans les armoires de la rue de Grenelle. Parce que c’est surtout à cela que sert le rapport annuel d’activité de l’Inspection générale. Il cartographie la géographie des sujets sensibles au ministère de l’Education nationale. Bien plus que donner à voir le travail de l’Inspection, il dessine en creux les échecs et les difficultés de la politique ministérielle.”

La Chronique pour les Échos de Christian Saint-Etienne (professeur au CNAM et membre du Cercle des économistes) : Réindustrialiser par l’éducation. “Le doublement des classes de CP n’est pas suffisant. Il n’y aura pas de progression des compétences de la jeunesse sans une évaluation permanente des acquis, estime Christian Saint-Etienne. Il propose un véritable programme de reprise en main de l’éducation, qui irait de pair avec la réindustrialisation du pays.” Car “Depuis 1999, dernier point haut de la France dans le commerce mondial, l’affaiblissement des compétences de notre population active est aussi impressionnant que le rythme de notre désindustrialisation. Notre perte continuelle de rang dans le classement Pisa de l’OCDE et la proportion d’environ 15 % de jeunes sans formation et sans diplôme à 18 ans auraient dû provoquer une réaction rapide et massive des autorités publiques depuis longtemps. Hormis quelques dédoublements de classes, aucune révolution pédagogique n’est intervenue pour transformer le système éducatif.”

Nostalgiques, rassurez-vous : le “par cœur” à l’école est loin d’avoir disparu. “Les nostalgiques de l’école du passé en ont fait un totem. Ils rêvent de son retour en grâce. Pourtant, loin des polémiques qui fleurissent en période d’élection, le par cœur n’a pas été banni des salles de classe. Il fait toujours partie de la boîte à outils des enseignants qui refusent de se laisser piéger par l’opposition entre récitation et compréhension.” abonnés

La présidentielle

La question que tout le monde se pose : Présidentielle : ce que Macron et Le Pen veulent pour l’école. “Rémunération des enseignants, renforcement des « fondamentaux », bourses étudiantes… Que prévoient les candidats du second tour en cas de victoire ?” abonnés

Côté Macron.

Libération propose un CheckNews. Pourquoi les propos de Macron sur l’apprentissage des questions de genre et d’orientation sexuelle à l’école font-ils polémique ?Vous nous demandez si l’enseignement des questions de genre et d’orientation sexuelle existe déjà dans les programmes scolaires, alors qu’Emmanuel Macron a déclaré lors d’une interview donnée à Brut le 8 avril qu’il n’était «pas favorable à ce que ce soit traité à l’école primaire», ajoutant : «Je pense que c’est beaucoup trop tôt. Je suis sceptique sur le collège, mais ma position n’est pas arrêtée.» Et de poursuivre en approuvant l’instauration de tels enseignements au lycée, en lien «avec le périscolaire, la médecine scolaire et les enseignants». Une prise de position jugée parfois trop frileuse, et décalée avec la réalité, sur les réseaux sociaux.”

Toujours Libération qui fait le point sur le programme dans un article réservé aux abonnés. Présidentielle : sur l’éducation, Emmanuel Macron sort la droite à idées. “Autonomie des établissements, rémunération au mérite, carte scolaire redéfinie : le programme du président-candidat pour un second mandat dépeint une vision entrepreneuriale de l’Education nationale et fait craindre aux principaux syndicats une rupture d’égalité pour les élèves.”

Et Thibaut Cojean pour l’Étudiant fait le Bilan du quinquennat Macron : les réformes dans l’Education nationale ont malmené le métier d’enseignant.  “Retour sur cinq années du gouvernement Macron très actives du côté des réformes éducatives. Après Parcoursup et la réforme du bac, les relations entre le ministère de l’Education nationale et les enseignants du second degré n’ont jamais été aussi houleuses. En cause, des réformes qui touchent aux conditions de travail et aux missions des enseignants et le manque d’accompagnement.”

Côté Le Pen

La Tribune du Monde de Claude Lelièvre, Historien de l’éducation : « Le programme de Marine Le Pen pour l’école s’apparente à une falsification historique ». “Le projet de la candidate du Rassemblement national pour l’éducation prévoit de transformer les enseignants en « fidèles exécutants de programmes politiques » définis par le Parlement. Une situation « sans précédent », alerte l’historien de l’éducation Claude Lelièvre, dans une tribune au « Monde ».” Article réservé aux abonnés

 

Le dessin

Le dessin de JiMo

Pour le Café pédagogique, Le Pen : L’école de la répression et des inégalités. “Sous prétexte de “mettre fin au laxisme”, le programme de M Le Pen envisage une refonte totale de l’école, du collège et du lycée , du métier enseignant mais aussi des programmes et des manuels. C’est le grand chambardement qui est annoncé. Avec un vrai appétit de revanche, car l’éducation est l’institution qui, aux yeux de son équipe de campagne, est la plus atteinte de “wokisme” et d’idéologie. Son programme éducation, présenté dans une brochure et par son équipe de campagne, ramène l’école très en arrière en ce qui concerne la sélection des élèves. Il aggraverait fortement les inégalités en imposant un tri des élèves dès la 5ème. La criminalisation de l’ordre scolaire et la surveillance idéologique des enseignants par les inspecteurs aboutirait à généraliser la violence dans les établissements scolaires. L’école rêvée par M Le Pen c’est celle des discriminations et de la répression.”

La FSU appelle à faire barrage à Le Pen et pour Paul Devin : Le Pen ce sera pire

L’extrême-droite, ça ne s’essaie pas !L’UNSA Éducation appelle à s’opposer à la candidate de l’extrême-droite. Pour cela, ni vote blanc, ni abstention. Il faudra mettre le bulletin du candidat républicain dans l’urne.”

Communiqué de presse de la commission exécutive de la CFDT – 10 avril 2022 : “La CFDT demande à toutes celles et tous ceux qui sont attachés à la démocratie et aux valeurs de la République -liberté, égalité, fraternité- de se mobiliser dimanche 24 avril pour battre la candidate du Rassemblement national en votant pour Emmanuel Macron. Cet appel ne vaut ni approbation du bilan du président sortant ni adhésion à son programme.”

Des questions

Commençons par un catalogue à la Prévert de questions.

Comment l’Education nationale a-t-elle accueilli dans les classes les enfants ukrainiens réfugiés en Corrèze ?Trente enfants ukrainiens sont actuellement scolarisés dans des écoles et établissements scolaires en Corrèze. L’Education nationale, qui fournit notamment des contenus pédagogiques en russe et ukrainien aux enseignants, estime qu’environ 60 enfants ukrainiens, accueillis en Corrèze, ne sont pas encore scolarisés. On vous explique pourquoi.” abonnés

Comment les professeurs s’emparent de l’écologie à l’école ?Eco-délégués, renforcement de l’éducation au développement durable, labellisation de collèges qui entrent dans une démarche écoresponsable… Depuis 2019 et l’adoption de la “feuille de route de la France pour l’Agenda 2030”, le ministère de l’Education nationale a mis l’accent sur les questions environnementales à l’école. Mais qu’en est-il dans la réalité ? Pour en savoir plus, ID a interrogé plusieurs professeurs de collège et lycée.”

Dépolitisés, les curricula scolaires empêchent-ils de former des citoyens aptes à traiter les questions environnementales ?Nos analyses montrent que la manière dont les questions environnementales (QE) sont traitées privilégie la technologie comme source de solutions aux problèmes humains, participe d’une conception positiviste de la science, et relève d’une approche anthropocentrée. Les programmes et manuels transmettent implicitement un rapport au monde très ancré dans le paradigme de la modernité”. Malou Delplancke et Hanaà Chalak (Université de Nantes) étudient de près, dans Education et socialisation n°63, les programmes du collège et du lycée. Elles montrent qu’ils reposent sur des conceptions qui empêchent une formation du citoyen.”

Pour Claude Lelièvre, Enseignant-chercheur en histoire de l’éducation, professeur honoraire à Paris-Descartes, Université Paris Cité, Le lycée professionnel, enfin sujet de débats ?Dans les discussions de fin d’année autour du baccalauréat, il s’agit de la voie la moins mise en lumière. Mais la voie professionnelle aurait-elle gagné l’attention du public à travers les débats politiques ? Le lycée professionnel serait en tout cas devenu un « sujet surprise de campagne », titrait Le Monde le 1er avril 2022.”

Terminons par une conviction : « Eduquer au changement climatique passe par la construction d’une culture commune chez les enseignants ». “La sensibilisation aux enjeux environnementaux progresse à l’école, explique Anne-Françoise Gibert, chargée d’études et de recherches à l’Institut français de l’éducation, dans un entretien au « Monde ». Mais les professeurs manquent encore de temps et d’espaces pour mettre en œuvre des projets interdisciplinaires.” abonnés

Orientation

Choisir son orientation en troisième : les bons réflexes à adopter. “À la fin de l’année de troisième, il faudra faire un choix de lycée qui déterminera, en partie, votre orientation future. Mais, pour les collégiens, il n’est pas toujours évident de savoir vers quelles études on veut se diriger et encore moins quel métier on veut exercer plus tard. L’Étudiant vous partage ses meilleurs conseils pour bien choisir votre orientation.”

Erreur d’orientation, problème d’encadrement : pourquoi les étudiants infirmiers sont si nombreux à abandonner. Par Victor Dhollande. “Après la fin des choix sur la plateforme Parcoursup, est-ce que les écoles d’infirmiers seront encore plébiscitées cette année ? Mais si elles sont très attractives, ces filières sont confrontées à de très nombreux abandons en cours de cursus. On a cherché à comprendre pourquoi.”

Orientation scolaire : les jeunes handicapés déboussolés ?L’orientation scolaire suscite un sentiment d’inquiétude majeur chez 1 jeune en situation de handicap sur 2, qui s’explique notamment par un manque d’accessibilité des études supérieures. Lumière sur leur vécu scolaire et professionnel via une étude”

L’entraide : la clé d’une bonne orientation à Limoux. “Des élèves bénévoles du lycée Jacques-Ruffié ont mis à profit leurs dernières années dans le secondaire dans l’intérêt des plus jeunes lors d’une semaine, début avril, dédiée à leur orientation. Professionnels de la santé et de l’entrepreneuriat se sont joints à eux, pour témoigner de leurs parcours.”

Parcoursup : pourquoi les notes sont sources d’angoisses pour de nombreux lycéens. Par Marie Quenet, pour ABONNÉS. ENQUÊTE. “Des élèves de lycées cotés ou dont les enseignants sont très exigeant craignent d’être discriminés par la plateforme Parcoursup.”

Supérieur

Comme en 2017, les présidents d’université s’engagent contre Marine Le Pen. “France Universités, l’ex-Conférence des présidents d’universités, a appelé dans un communiqué à «voter contre l’extrême droite». À la notable exception d’une tribune publiée par L’Obs dans laquelle 800 universitaires prenaient fait et cause pour Jean-Luc Mélenchon, les enseignants et présidents d’université s’étaient peu fait entendre avant le premier tour de la campagne présidentielle. Mais l’annonce d’un second tour opposant Emmanuel Macron à Marine Le Pen, comme en 2017, semble avoir réveillé le monde de l’enseignement supérieur.”

«Ni Macron, ni Le Pen»: des étudiants ont dégradé les bâtiments classés de la Sorbonne. “Panthéon-Sorbonne, Sciences Po, l’École normale supérieure… Les campus sont bloqués par les étudiants, mécontents des résultats du premier tour des élections. Ce jeudi, les manifestants ont dégradé les bâtiments de la Sorbonne.”

Présidentielle : l’enseignement supérieur fait-il débat ?   “OPINION. Si la présidentielle n’a pas révélé d’opposition inédite entre les candidats dans le champ de l’enseignement supérieur, le développement de l’apprentissage fait ressortir les clivages. Par Julien Gossa, Université de Strasbourg

Jonathan Azoulay : “Il est impératif de reconnaître l’apprentissage comme une voie de succès au niveau de France Compétences. “Enjeux du supérieur, paroles de dirigeants : les trois questions d’EducPros. Entretien avec Jonathan Azoulay, directeur général du réseau GES. A ses yeux, après une période de développement et de démocratisation de l’alternance, la nécessité de continuer à la valoriser pour développer encore les compétences restera à consolider pour le nouveau gouvernement.”

Violence et harcèlement sexuel, encore ! Agressions sexuelles à l’École polytechnique: près d’une étudiante interrogée sur quatre affirme avoir été victime. “Après CentraleSupélec, la meilleure école d’ingénieurs de France dévoile à son tour l’existence de violences sexuelles grâce à un sondage mené auprès de plus de 2000 élèves ou anciens élèves.” Et L’ancien directeur et un enseignant de l’école d’architecture de Montpellier renvoyés en correctionnelle. “Une enquête préliminaire portant sur des faits de harcèlement moral et sexuel visant des étudiants, des enseignants ou des personnels administratifs avait été ouverte fin 2020. Des comportements dénoncés par une vingtaine de personnes.” Et Libération signale : Teach for France, l’influent hochet de Laurent Bigorgne. “L’association créée en 2015 et dédiée à l’enseignement a permis à l’ancien directeur de l’Institut Montaigne d’étendre son influence en y invitant à sa tête la crème de l’élite. L’organisation est aujourd’hui visée par une enquête pour harcèlement moral.”Article réservé aux abonnés

Heureusement, il y a d’autres préoccupations. Le climat par exemple. L’École Polytechnique se met au vert avec son plan climat. “Avec son plan climat, l’École Polytechnique accélère son engagement en faveur de la transition écologique dans ses missions de formation, recherche et innovation. L’école se fixe dix objectifs à atteindre d’ici cinq ans parmi lesquels la formation de l’ensemble de ses étudiants, la prise en compte des enjeux de développement durable dans sa recherche et la réduction de la consommation énergétique de ses bâtiments.” Comment transformer l’enseignement supérieur en faveur de la transition écologique. “Deux rapports publiés à un mois d’écart, l’un du groupe de travail mené par Jean Jouzel, l’autre du Shift Project et du groupe Insa, délivrent les modalités d’une refonte de l’enseignement supérieur au service de la transition écologique.”

Pour d’autres c’est la réussite. Mines Saint-Etienne : « L’objectif est d’être dans les meilleurs en Europe ». “Jacques Fayolle, directeur de Télécom Saint-Etienne, prendra la tête de Mines Saint-Etienne le 1er mai. Il fait le point sur son parcours, son expérience, les atouts de l’enseignement supérieur ligérien et donne sa vision pour l’avenir de l’école des Mines. Rencontre.” Par Propos recueillis par Clément GOUTELLE. Ainsi que les questions pédagogiques et de formation. L’enseignement supérieur relève-t-il de l’amateurisme ?Améliorer la pédagogie est un enjeu mondial. Deux livres formulent des propositions afin de faire progresser l’enseignement supérieur. Quelques pistes : des modules pédagogiques pour les futurs profs, évaluation par les pairs, dissociation de la recherche et de l’enseignement…” Tribune de Yves Chevallard, ancien professeur des universités, Loïs Lefeuvre, docteur en sciences de l’éducation, Gérard Sensevy, professeur des universités. « Renforcer les coopérations entre enseignants et chercheurs en éducation ». “Les professeurs des universités Gérard Sensevy et Yves Chevallard et le docteur en sciences de l’éducation Loïs Lefeuvre plaident, dans une tribune au « Monde », pour une rénovation conjointe de la formation des enseignants et de la recherche en éducation pour sortir du « mal-être » de l’école.”

Ressources

Le système éducatif canadien expliqué aux Français par Sandrine Chesnel. “Il n’existe pas d’éducation nationale au Canada, fédération de 13 états où plusieurs systèmes éducatifs cohabitent. En voici les grandes lignes. Depuis 1867, l’éducation est l’une des compétences exclusives de chacune des 10 provinces et des 3 territoires qui constituent le Canada. Raison pour laquelle plusieurs systèmes éducatifs différents cohabitent en terre canadienne, avec un âge de fin de la scolarité obligatoire qui va de 16 à 18 ans, suivant les provinces.”

Un nouveau rapport phare de l’UNESCO appelle à réinventer l’éducation. “Au cours de la 41e session de la Conférence générale, l’UNESCO a lancé son dernier rapport mondial sur l’éducation, Repenser nos futurs ensemble : un nouveau contrat social pour l’éducation.”

Normandie. Militante de l’éducation populaire et des droits humains, Francine Best est décédée. “Pédagogue, formatrice, philosophe, Francine Best a dirigé l’école normale de Coutances (Manche) dans les années 60, avant de venir s’installer à Hérouville (Calvados) et d’être élue aux côtés du maire François Geindre. Toute sa vie, elle s’est engagée en faveur de l’éducation et de l’égalité, assurant des fonctions nationales au sein de la Ligue des droits de l’homme.”

« Abandonner ce qu’on a été comme élève » : récits de deux générations » d’enseignants. “L’ouvrage analyse les souvenirs d’enseignants nés entre 1945 et 1953, et entre 1971 et 1983, tous liés par un engagement commun dans leur métier, et qui ne se sont jamais départis de leur expérience d’élève.” Par Luc Cédelle. Abonnés

Pour celles et ceux qui l’ont raté le webinaire est en ligne :  Former les élèves à la coopération, présentation Jean-Charles Léon, Assa Gory.

Côté technologie, Zoom annonce de nouvelles fonctionnalités pédagogiques, améliorant l’expérience d’apprentissage hybride pour les enseignants et les étudiants. Un communiqué des Relations publiques de Zoom. Et on annonce également Des cours Zoom en 2020 au Metaverse dans un avenir proche : comment l’éducation passe au numérique. “Le début de la pandémie en 2020 a eu un effet catastrophique sur les écoles et les collèges. Ils ont été contraints d’annuler les cours physiques au milieu de toute l’incertitude, recourant finalement aux cours en ligne Zoom et Microsoft basés sur les équipes. Les élèves, les enseignants et même les parents ont commencé à s’habituer à la nouvelle façon d’apprendre. Les cours sur smartphones ou ordinateurs portables sont lentement devenus la nouvelle façon d’apprendre.”

Bernard Desclaux

Sur la librairie des Cahiers pédagogiques

N° 575 – Le bienêtre à l’école

La recherche en éducation met de plus en plus l’accent sur l’importance du bien­être à l’école, et les conditions à mettre en œuvre pour que les élèves persévèrent et réussissent scolairement, voire développent leur personnalité. Cela demande de faire émerger une relation apaisée entre les élèves, les enseignants, et les savoirs.

 

 

N° 560- Urgence écologique : un défi pour l’école

Ce dossier nous invite à aller plus loin que l’éducation à l’environnement ou au développement durable. Comment permettre à nos élèves de prendre conscience des enjeux de cette indispensable transition écologique : apport de connaissances, actions locales, formation à l’éco-citoyenneté…

 

N° 574 – Ce qui s’apprend en EPS

Mal reconnue, bien qu’obligatoire à tous les niveaux, l’EPS contribue à l’acquisition du socle commun, donne accès à des pratiques motrices et à la culture physique, sportive et artistique, tient une place de choix dans l’entretien de la santé et du bienêtre, contribue à l’égalité entre les filles et les garçons et à l’inclusion.

 

 

N° 573 – Les maths, est-ce que ça compte ?

 

Tous les acteurs de l’enseignement se trouvent confrontés à la question des « bases » ou des « fondamentaux » : pour effectuer des choix dans les programmations, pour remédier aux difficultés d’élèves, pour proposer des évaluations. Quelles sont les mathématiques que l’on doit enseigner aujourd’hui ?