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Revue de presse 25 Janvier 2026

Cette semaine l’actualité est occupée par deux thématiques. Parcoursup la plateforme qui occupe l’actualité toute l’année est scandée de différents marronniers et cette semaine, c’était l’ouverture des inscriptions, une occasion de vanter ses mérites et améliorations, mais aussi de concentrer toutes les critiques. L’autre thématique est le retour de l’affaire Bétharram. On annonce sa fermeture et le lendemain elle n’est pas si sûre et les mots s’accumulent : cacophonie, confusion, etc. On vous évite la multiplication des articles qui ont envahi les médias. Heureusement il y a bien d’autres choses dans l’actualité et cette revue est encore bien copieuse. Bon appétit !

Etat des lieux

Un inventaire à la Prévert mais bien symptomatique de l’état de notre système scolaire.

École-collège : la carte scolaire à l’épreuve de la démographie. Le Café pédagogique. “Avec la baisse démographique, près d’un million d’élèves manqueront à l’appel d’ici 2029, c’est l’organisation des écoles et des collèges qui est remise en question. Copilotage avec les préfets, collèges de petite taille, continuité école-collège : derrière l’objectif affiché de limiter les fermetures, c’est le maillage éducatif, notamment rural, qui est interrogé.

Mixité sociale à l’école : un défi politique et pédagogique – Cahiers PédagogiquesSi la question de la mixité sociale est jugée sensible, elle a attiré un public varié et nombreux lors de la rencontre du samedi 17 janvier organisée dans une école parisienne autour du livre Et si on imaginait l’école de demain ? de Céline Cael et Laurent Reynaud. Enseignants, responsables politiques ou d’associations, parents… tous étaient là pour s’interroger sur le « pourquoi » et surtout le « comment » de la mixité sociale à l’école. Une réflexion collective pour tenter d’ouvrir quelques pistes, quand bien même seraient-elles semées de petits cailloux.”

« Vous aurez le RSA ! » : cette enseignante témoigne de sa précarisation. Le Café pédagogique. “La précarisation des enseignants contractuels s’accélère avec des contrats de plus en plus courts et des rémunérations devenues imprévisibles. La situation vécue par nombre d’entre eux illustre une précarisation croissante du service public d’éducation, aux conséquences humaines lourdes, tant pour les personnels que pour les élèves. Le Café pédagogique recueille un témoignage parmi tant d’autres.”

Vers une remise à plat nécessaire mais difficile de la voie professionnelle. Le Café pédagogique. “De plus en plus de titulaires du baccalauréat professionnel continuent leurs études. Un comité de suivi pour la voie professionnelle a été lancé le 8 janvier par le ministre Edouard Geffray pour « tout remettre à plat ».  Mais à quand un diagnostic partagé ? se demande l’historien Claude Lelièvre.

ENQUÊTE ICI – Éducation : sept Français sur dix satisfaits des établissements scolaires dans leur commune – ICI. “À deux mois des municipales de mars 2026, ICI et l’institut Odoxa continuent leur série de consultations pour comprendre les attentes des Français vis-à-vis de leur maire. Le quatrième volet, que nous vous dévoilons ce mercredi, porte sur l’éducation.”

Evaluations notées des collégiens de 3e : que préconise le Ministère ?. Café pédagogique. “Le nouveau DNB 2026 nécessite des notes sur 20 ! Avec ses nombreux rappels qui ne révolutionneront pas les pratiques des enseignants, le mémento mérite toutefois une lecture attentive des équipes. Place des travaux personnels, prise en compte de l’IA et notion de moyenne représentative sont autant de sujets soulevés par le Ministère. Les QCM ou tests de performance qui favorisent les garçons sont aussi relevés.

Les écoles défavorisées hors de l’éducation prioritaire paient le manque de courage politique – MediapartÉdouard Geffray ne dérogera pas à la règle de ses prédécesseurs : il ne reverra pas la carte de l’éducation prioritaire. Sa réactualisation est pourtant devenue vitale pour de nombreuses écoles. À défaut, le ministre de l’éducation nationale annonce des mesures temporaires pour quelques établissements.” Abonnés

« Il ne faut surtout pas de pédagogie pauvre pour enfants pauvres ! » – Cahiers Pédagogiques “La pauvreté des enfants dépasse largement les frontières des territoires identifiés comme réseau d’éducation prioritaire. Elle affecte les conditions d’apprentissage, les relations éducatives et les parcours scolaires, souvent de manière invisible. Comment prendre en compte ces situations sans stigmatiser ? Comment enseigner sans abaisser les exigences ? Les réponses d’Élisabeth Bussienne et Dominique Seghetchian, coordinatrices du dossier « École et pauvreté » de notre n° 603.”

Edouard Geffray écrit aux enseignant.es sur « le sens de leur mission ». Café pédagogique.“En parallèle de ses réels sur Instagram, le ministère de l’Education nationale prend le temps d’écrire aux enseignant.es dans une lettre. « Il y a des périodes où les repères vacillent ; où la configuration géopolitique inquiète ; où certains discours veulent assigner chacun à une origine ou une identité particulière ; où l’individualisme effréné, nourri par le marketing de soi des réseaux sociaux, prétend se substituer à l’universalisme humaniste », écrit Edouard Geffray. « Depuis trop longtemps, notre société parle de vous comme de simples « moyens » humains, destinés à pallier toutes les errances et tous les doutes du reste du corps social. Je crois, au contraire, affirmer ce que vous êtes : des figures fondatrices et des bâtisseurs de notre avenir commun ».

Groupes de besoins au collège obligatoires : c’est fini… et c’est pas trop tôt ! – Fédération CFDT Éducation Formation Recherche Publiques. SGEN-CFDT. “Cela a été un combat syndical de longue haleine mais la mesure emblématique du Choc des savoirs, à laquelle nous nous opposons depuis le début, est enfin enterrée : seconde victoire ô combien satisfaisante ! Groupes de « besoins » en 6ème-5ème : fin de l’obligation. Le 15 janvier, le CSE s’est prononcé sur un décret et un arrêté dont l’intérêt commun est la suppression du caractère obligatoire d’organiser les enseignements de maths et de français en « groupes de besoins », sur l’ensemble de l’horaire, en classes de 6ème et de 5ème. Évidemment, la mesure ne prend pas effet immédiatement en cours d’année mais elle sera mise en œuvre à compter de la rentrée de septembre 2026.”

Le mystérieux nouveau ministre de l’Education nationale | Le Club. “Même s’il est possible qu’il ne fasse pas long feu à la tête du EN compte tenu du contexte politique général actuel, certaines des annonces d’Edouard Geffray surprennent d’autant plus qu’il a été de longues années le DGESCO de nombre de ses prédécesseurs.” Par Claude Lelièvre

 

Débats et failles

 

Le publication du Mémento sur l’évaluation en 3e a déclenché quelques réflexions

« Mémento » sur l’évaluation en 3e : des chiffres et des mots révélateurs | Le Club. “Un « mémento » mis en ligne sur Eduscol révèle bien que la priorité n’est pas d’évaluer des acquis mais de noter des élèves.” Par Jean-Pierre Veran, formateur, expert associé France Education International (CIEP), membre professionnel laboratoire BONHEURS, CY Cergy Paris Université

Le blog de Bernard Desclaux » Blog Archive » À quoi sert vraiment une note scolaire ?. “Premier post d’une série sur la notation dans le système scolaire français. En janvier 2026, le Mémento ministériel sur l’évaluation des élèves de 3e réactive un débat ancien. Entre les directives officielles et les réactions du terrain – plusieurs analyses critiques au Café pédagogique et ailleurs – émerge une question rarement posée : la note est-elle vraiment un instrument de mesure ou un dispositif décisionnel[1] ? Une bonne occasion d’examiner sa fonction.

Enseignement : «Les notes deviennent une obsession qui rendent fous parents et élèves», déclare Harold Cobert, écrivain et professeur | Europe 1. “Chaque vendredi, samedi et dimanche, invités et chroniqueurs sont autour du micro de Stéphanie de Muru pour débattre des actualités du jour.Invités : Harold Cobert, écrivain et professeur. Auteur de “Foi de Prof : Une année dans l’enseignement privé catholique” aux éditions du RocherSarah Saldmann, avocate au barreau de ParisGilles Boussaingault, ancien journaliste au Figaro.”

La plainte des AESH. « Nous, les AESH, on ne parle pas aux parents ». Le Café pédagogique. “Nadia et Élodie, toutes deux AESH en école élémentaire, échangent autour d’une prescription qui semble avérée concernant le fait de parler aux parents. Toutes les deux n’ont pas la même approche et lors d’un entretien croisé, elles s’expliquent. Depuis plusieurs années, Frédéric Grimaud cumule des centaines d’heures d’entretiens avec des professeur.es des écoles. Iels parlent de leur métier, de leurs gestes du quotidien, de leur organisation du travail en classe. Parfois, sont d’accord ; parfois, pas du tout. Cette chronique donne à entendre ces désaccords professionnels ordinaires. Aucun point de vue n’est meilleur qu’un autre, aucun n’est à rejeter. Mais ces controverses font vivre le métier.

Et les Municipales se préparent

Municipales : Pour une délégation aux droits des enfants. Le Café pédagogique. “En 2026, au-delà des promesses générales, une question ne devrait-elle pas s’imposer à toutes les listes candidates : quelle place donnent-elles aux droits des enfants dans leur projet municipal ? Cette question est au cœur de l’initiative portée par Francesca Pasquini. L’ancienne députée écologiste (2022-2024), directrice d’école et élue municipale plaide pour la création d’une délégation aux droits des enfants.”

Ce collectif porte « un plan de sortie du financement public de l’enseignement privé sous contrat » . Le Café pédagogique. “« Le financement collectif du séparatisme social et scolaire n’est pas acceptable : l’argent public doit aller à l’École publique. » Le collectif Pour l’école publique laïque, plaide pour que l’argent public aille en priorité à l’École publique. Les organisations syndicales, associations et mouvements de jeunesse qui le composent portent le projet d’un plan de sortie du financement public de l’enseignement privé sous contrat.”

À Paris, l’école publique au cœur du débat municipal. Le Café pédagogique.“Comment protéger et faire réussir tous les enfants dans une école publique fragilisée par les inégalités sociales, la montée de l’enseignement privé et les crises du périscolaire ? À quelques mois des élections municipales de mars 2026, et alors que se profilent déjà les échéances nationales de 2027, la FCPE Paris a choisi de placer l’école publique au centre du débat démocratique. Compte rendu des principaux points de vue des candidat.es.

Et coucou, revoilou l’affaire

Affaire Bétharram : L’enseignement catholique annonce la fermeture de l’école. 20minutes. “violences•Sur RTL ce jeudi, le président de la Fédération nationale des organismes de gestion de l’enseignement catholique a annoncé que l’école Notre-Dame de Bétharram allait fermer.” Et tous les médias relaient l’information.

Bétharram : fermeture définitive ou simple déménagement et changement de tutelle ? Le Café pédagogique. “Le site de Bétharram va-t-il fermer ? « Il n’est pas question de fermeture de l’établissement à ce stade », dément le secrétariat de l’Enseignement catholique, quelques heures après l’annonce du président de la Fédération nationale des organismes de gestion de l’enseignement catholique (Fnogec), évoquant une fermeture de l’institution catholique à la rentrée 2026. L’établissement va-t-il déménager et changer de tutelle ?

Confusion autour de la possible fermeture de l’établissement catholique Bétharram. Huffingtonpost. “Une figure de l’enseignement privé a annoncé la fermeture prochaine de l’établissement, avant d’être contredit par un autre responsable.” Par Marceau Taburet. Information également reprise très largement par les médias.

Enseignement privé : le choc des inspections après l’affaire Bétharram | France Culture. “La liste des manquements est longue, et concerne tout le territoire. Selon les 42 rapports obtenus par Matthieu Slisse de Mediacité, de nombreux établissements de l’enseignement catholique bafouent les règles fixées par l’État. Fermera, ne fermera pas, cette semaine il y a eu un couac et plusieurs contre annonces entre le Président de la fédération nationale de l’enseignement catholique et son très puissant Secrétariat général autour du futur, et donc de la fermeture à l’été, de l’établissement Bétharram, où de nombreuses maltraitances et violences, notamment sexuelles.”

Bénédiction des cartables, prière du matin… Ces dérives que révèlent les inspections dans l’enseignement privé | Mediapart. “« Mediacités » a obtenu 42 rapports d’inspection menées en 2025 dans le sillage du scandale Bétharram. Après des décennies de laisser-faire, les larges extraits que nous publions révèlent des manquements graves et systémiques parmi les établissements scolaires privés financés par l’État.” Matthieu Slisse (Mediacités)

Décrochage scolaire

Quand l’art-thérapie remet des lycéens décrocheurs sur la voie – Cahiers PédagogiquesDans le cadre d’un projet pour favoriser l’inclusion et la persévérance scolaire, des adolescents décrocheurs retrouvent confiance, fierté et motivation à travers des ateliers d’art-thérapie. Écriture, photo, musique et arts plastiques pour redonner de l’élan.”

Après le décrochage, se réconcilier avec l’école – France CulturePar Hakim Kasmi, Aurélie Kieffer. Chaque année, environ 76 000 jeunes sortent du système scolaire sans diplôme ou formation, appelés les « décrocheurs ». Les raisons sont multiples : problèmes familiaux, phobie scolaire ou troubles de l’apprentissage. Reportages sur différents dispositifs d’accompagnement de ces élèves.”

Quand l’école n’accroche pas – France Culture Être et savoirComment mieux prévenir le « décrochage » scolaire plutôt que d’en gérer les conséquences, et pourquoi parler de persévérance ?”

 

 Orientation 

C’était donc la semaine de l’ouverture de Parcoursup, si vous l’aviez ratée !

Éducation. Parcoursup 2026 : pourquoi les choix d’orientation sont encore très marqués socialement. . Le Progrès. “Alors que les inscriptions sur Parcoursup démarrent ce lundi, les élèves de terminale devront bientôt formuler des choix décisifs pour leur avenir. Mais l’autocensure, le manque d’accompagnement et les contraintes financières continuent d’influencer les trajectoires d’études.” Delphine Bancaud

Parcoursup : face au stress de l’orientation, le coaching privé s’étend dans les familles – Le Parisien. “Pour se rassurer et y voir plus clair parmi les milliers de formations proposées sur Parcoursup, de nombreux parents font appel à des entreprises, ou des indépendants. Un marché en pleine expansion qui creuse les inégalités.” Par Juliette Pousson

Parcoursup : comment la pandémie de Covid a rebattu les cartes de l’orientation | Les Echos. “Les lycéens de terminale vont pouvoir formuler leurs voeux sur la plateforme à partir de ce lundi. Pour ceux qui étaient à leur place en 2020, la pandémie de Covid a provoqué des « ruptures durables » de trajectoires, souligne une étude de l’Ined.”

Ouverture de Parcoursup 2026 : pourquoi la plateforme n’est pas responsable de tous les maux de l’enseignement supérieur. Le NouvelObs. “Analyse  Ce lundi 19 janvier s’ouvre la phase d’inscription sur Parcoursup. Et si la plateforme, bien que critiquée de toute part, offrait au fond plus d’avantages que d’inconvénients ?” Par  Gurvan Le Guellec

Parcoursup : stop au business de l’angoisse ! – Parti Socialiste. “Ce lundi 19 janvier 2026 marque l’ouverture de la plateforme Parcoursup pour près d’un million de jeunes. Une nouvelle fois, cette étape décisive se déroule dans un climat d’angoisse massive pour les lycéennes et lycéens et leurs familles. Depuis plusieurs années, le Parti socialiste alerte sur les effets délétères de ce système, qui organise la pénurie et laisse prospérer un marché privé de l’orientation fondé sur la peur.

Parcoursup : « C’est fou de laisser un ado seul face à 24 000 formations ! ». Le Point. “Le sociologue Alban Mizzi, qui a fait sa thèse sur la gestion émotionnelle de Parcoursup, ouvert aux inscriptions depuis ce lundi, décrit quatre profils de candidats, leurs modes de fonctionnement et les conséquences sur leur avenir.” Propos recueillis par Claire Lefebvre

« Ça faisait bien de dire qu’on faisait médecine » : PASS ou LAS pour accéder aux études de santé ? – Le Parisien Etudiant. “Le parcours spécifique accès santé (PASS) et la licence accès santé (LAS) réunissent à eux seuls 14 % des vœux en 2025. Beaucoup de candidatures mais peu d’élus, il vaut mieux savoir à quoi s’attendre avant de se lancer.” Par Pauline Bluteau

À bas Parcoursup, mais après ? – Regards.fr. “C’est le début de la saison Parcoursup pour des centaines de milliers de lycéens en terminale. Ce système de préinscription est devenu le symbole des maux de l’enseignement supérieur. Mais si l’algorithme cristallise les angoisses et les colères, il masque l’essentiel : l’absence d’un projet éducatif capable de dire ce que nous voulons transmettre, produire et devenir collectivement.”

 

Pour réfléchir un peu plus loin… Muriel Pénicaud : « Changer de métier n’est plus un accident, c’est le cœur du parcours professionnel » – Le Parisien. “La reconversion professionnelle est l’un de ses sujets favoris. L’ancienne ministre du Travail devenue administratrice d’entreprises internationale nous partage ses réflexions.” Par Laure Girardot

 

Du côté du Sup’

Les IUT ont soixante ans. Café pédagogique. “Bon anniversaire aux IUT ! L’historien Claude Lelièvre retrace leur histoire. « Le décret du 7 janvier 1966 crée les Instituts universitaires de technologie. C’est le moment de revenir sur les circonstances de cette création, en pleine période gaullienne d’une politique de la voie professionnelle bien éloignée des tentatives (et des tentations) de ces dernières années », écrit-il.

Réforme du BUT : les « vrais chiffres » de réussite selon les directeurs d’IUT – Le Parisien Etudiant. “Selon une enquête menée par l’assemblée des responsables d’IUT auprès de 103 instituts, le nouveau diplôme en trois ans affiche de meilleurs résultats que ne l’indiquent les statistiques officielles. Plus de 70 % des élèves accèdent à la deuxième année et 93,6 % obtiennent leur bac + 3.” Par Claire Berthelemy

 

Nouveauté Parcoursup 2026 : les nouvelles licences pour devenir enseignant. Ouest-France. “Conséquence directe de la mise en place des concours enseignant à bac + 3, de nouvelles licences verront le jour à la rentrée 2026. La licence Professorat des écoles préparera ainsi les futurs instituteurs, ses effectifs seront contingentés.”

« Ces écoles privées envoient les étudiants dans des impasses » : l’appel de deux universitaires montpelliérains à plus de contrôles face aux « dérives » – Midi LibreDepuis Montpellier, le directeur de la faculté des sciences Jean-Michel Marin et son homologue de Polytech Lionel Torres poursuivent leur combat pour plus de contrôle des établissements privés lucratifs, alors que Parcoursup vient d’ouvrir ses portes. “

 

Le naufrage invisible des universités | France Culture. “J’ai décidé ce matin d’offrir mon humeur à ceux dont on ne parle jamais : les pauvres, les nécessiteux… et les universités. Hier, j’assistais à une réunion avec plusieurs présidents d’université. Tous disaient la même chose, avec des mots différents : ils sont en train de couler. Non pas parce que leurs budgets auraient été brutalement amputés, mais parce que leurs coûts, eux, explosent. Vieillissement des personnels, charges nouvelles, mutuelle devenue obligatoire mais non financée par l’État… Peu importe, au fond, la mécanique précise. Le résultat est clair : aujourd’hui, les universités sont à la rue. Et personne ne regarde.”

Universités : « La politique éducative nationale ne vise plus à élargir l’accès aux études supérieures ». Le Monde. “Maître de conférences à l’université de Strasbourg, Julien Gossa juge, dans une tribune au « Monde », que les assises du financement des universités occultent la question centrale de la mission fixée à l’enseignement supérieur. Selon lui, à l’heure où « les Anglo-Saxons sont déjà à la recherche d’un nouveau modèle, en France il est trop tard pour augmenter les frais d’inscription ».

« En CPGE, on m’avait vendu une atmosphère très mauvaise » : avant une école d’ingénieurs, la prépa est-elle obligatoire ? – Le Parisien Etudiant. “Depuis quelques années, les classes prépas, voie privilégiée pour accéder aux études d’ingénieurs, se laissent surprendre par les prépas intégrées aux écoles. Enquête.” Par Pauline Bluteau

« Interdire le voile à l’université risque d’exclure certaines femmes de l’enseignement supérieur ». Le Monde. “Les arguments invoqués, à droite et à l’extrême droite, pour justifier l’interdiction du voile à l’université reposent sur des hypothèses que la recherche ne confirme pas, explique, dans une tribune au « Monde », Olivier Bargain, professeur de sciences économiques.”

Dans le Grand-Est, l’accès inégal aux études supérieures – Bondy BlogAlors que les effectifs universitaires flambent, plus de 200 000 étudiants en 2024, l’accès aux études supérieures dans le Grand-Est s’avère compliqué. Avec une offre de diplôme disparate et concentrée dans les grandes villes, de nombreux jeunes issus des territoires ruraux ou périphériques en paient le prix.

À AgroParisTech, les futurs ingénieurs occupent leur école contre l’agro-industrie – ReporterreDes étudiants d’AgroParisTech, prestigieuse école d’agronomie, occupent depuis le 20 janvier deux bâtiments de leur campus en opposition à l’accord entre l’UE et le Mercosur et aux politiques agricoles en général.

Les grandes écoles, publiques et privées, inventent chaque année de nouveaux cursus pour attirer les étudiants internationaux. Le Monde. “Confrontés à une baisse des subsides publics, les établissements d’enseignement supérieur inventent chaque année de nouveaux cursus dans le but de réinventer leur modèle économique.” Par Eric Nunès

 

Les Zécrans et l’IA

IA et éducation : Sarah El Haïry plaide à Londres pour une intelligence artificielle centrée sur l’humain et au service de la réussite de tous les élèves | solidarites.gouv.fr. “Sarah El Haïry, haute-commissaire à l’Enfance, s’est rendue ce lundi 19 janvier à Londres (Royaume-Uni) à l’invitation de Bridget Phillipson MP, secrétaire d’État britannique à l’Éducation, pour participer au Sommet international sur l’IA générative pour l’éducation.

Relier les enjeux technologiques aux valeurs citoyennes et sociales de l’éducation, penser l’éducation de manière systémique – Educavox, Ecole, pédagogie, enseignement, formation. “En cette fin d’année 2025, je vous propose une revue de presse. En effet, sur Educavox, on perçoit toujours une montée en puissance autour de l’innovation pédagogique, de l’intelligence artificielle (IA, hybridation, usages) et des enjeux citoyens (Esprit critique, laïcité, vie privée numérique), avec toujours, une grande part sur les réflexions sur l’orientation scolaire, les enjeux sociaux et éducatifs. Bien entendu vous retrouverez les grands événements (Educ@tech, Rencontres Michel Serres ou encore des initiatives locales). Ce n’est qu’une sélection ! Cliquez sur les rubriques, les tags, les dossiers, les reportages…Utilisez le moteur de recherche…Partagez !”  Edito de Écrit par Laurissergues Michelle

L’éducation au numérique à la dérive dans nos classes ? Café pédagogique.  “Répression, prévention, éducation ? « On constate que les politiques sont plus prompts à la répression qu’à la prévention (celle-ci est difficile à mesurer en termes d’effets), ou pour le dire autrement, éduquer au numérique reste un thème d’incantation, mais pas de « projet éducatif » pour la société tout entière » affirme Bruno Devauchelle dans sa tribune.”

Trois ans après l’arrivée de l’IA, ces enseignants racontent ce qui a changé dans leurs cours – Campus Matin. “Alors que l’usage des outils d’IA s’est répandu dans le supérieur, des enseignants-chercheurs témoignent des changements qu’ils ont mis en place pour s’adapter à ce nouveau contexte technologique.

Des nouvelles d’ailleurs 

Boîte à outils de communication | Journée internationale de l’éducation 2026. “La Journée internationale de l’éducation, le 24 janvier, est un moment pour réaffirmer notre engagement commun en faveur d’un plein financement de l’enseignement public et envers les éducateurs et éducatrices qui rendent possible une éducation inclusive de qualité. Alors que nous célébrons le troisième anniversaire de la campagne La force du public : ensemble on fait école !, cette boîte à outils rassemble des citations fortes de dirigeant·e·s de l’Internationale de l’Éducation — des voix qui inspirent l’action. La force du public : ensemble on fait école ! est un appel urgent aux gouvernements pour qu’ils investissent dans l’enseignement public, un droit humain fondamental et un bien public, et pour qu’ils investissent davantage dans les enseignant·e·s, le facteur le plus important pour garantir une éducation de qualité.

Madagascar: Digitalisation – Des études universitaires en ligne ouvertes – allAfrica.com. “Plus accessible. La transformation du Centre national de télé-enseignement de Madagascar (CNTEMAD) en université numérique s’inscrit dans la vision du gouvernement pour faciliter l’accès à l’enseignement supérieur. Ce projet, longtemps envisagé, permettra à un plus grand nombre d’étudiants et d’étudiantes de suivre des formations à distance. Le lancement officiel de cette transformation numérique a eu lieu lundi à la Maison du Numérique à Ankorahotra.

Au Texas, des passages de Platon censurés dans un cours universitaire. Les annuaires du livre, Actualités.  “À l’université Texas A&M, un professeur de philosophie a été contraint de retirer des passages du Banquet de Platon de son enseignement avant le début du semestre de printemps. La décision découle de nouvelles règles internes excluant certains contenus liés aux « questions de genre et de sexualité » dans les cours du tronc commun.”

Italie. À Stromboli, au pied du volcan, l’école va rouvrir… avec un élève seulement – Courrier InternationalÀ partir du moins de septembre, une école primaire va rouvrir ses portes après vingt années de fermeture dans le minuscule village de Ginostra, 30 habitants, situé sur l’île volcanique de Stromboli. Avec un seul élève, ce sera l’établissement scolaire le plus petit du pays.”

Education : l’Afrique redéfinit l’avenir de l’apprentissage. “Le 24 janvier est célébrée la Journée internationale de l’éducation. Proclamée par l’Onu pour souligner le rôle crucial de l’éducation dans la paix, chaque année, cette journée nous rappelle à quel point l’apprentissage peut transformer des vies — et partout en Afrique, cette force est visible.”

Les jeunes doivent être « véritablement impliqués » dans la transformation de l’éducation | ONU Info. “Alors que les jeunes de moins de 30 ans représentent plus de la moitié de la population mondiale et que plus de 272 millions d’enfants et de jeunes sont encore déscolarisés, leur participation à l’élaboration des politiques éducatives devient de plus en plus essentielle.

Au Liban, l’école de demain vue par les élèves – Cahiers PédagogiquesÀ l’occasion de la Semaine des lycées français du monde, le lycée franco-libanais de Habbouche-Nabatieh a complètement repensé son organisation afin de placer les élèves dans une démarche créative inédite : trois jours pour réinventer l’école. Inspirée et parrainée par Céline Cael et Laurent Reynaud, auteurs de Et si on imaginait l’école de demain ?, l’initiative a transformé l’établissement en véritable laboratoire d’expérimentation. Cette semaine particulière a permis aux élèves d’explorer, de débattre, de créer et de projeter leur vision de leur école de demain.”

 

Ressources et réflexions

Yves Reuter, « Analyser des pédagogies « différentes » : quelques débats autour des questions de méthode », Recherches en éducation [En ligne], 59 | 2025, mis en ligne le 25 mai 2025, consulté le 19 janvier 2026. URL : http://journals.openedition.org/ree/13644  ; DOI : https://doi.org/10.4000/140u0 . “Cet article aborde certains débats méthodologiques à propos des recherches sur les pédagogies « différentes » à partir de quelques questions : l’analyse des logiques au sein desquelles s’inscrivent les recherches menées, l’adéquation de ces recherches avec leurs visées, les décisions quant à la temporalité, le refus du sectarisme méthodologique, les critères retenus et le sens qu’ils ont pour les acteurs, sans oublier certains axes d’analyse tels la spécificité du projet ou encore la plus ou moins grande cohérence entre les principes affichés et les dispositifs instaurés.

Éducation verte, éducation de demain – Le Bord de l’Eau. “Comment mettre en place une nouvelle forme d’éducation, l’éducation verte, afin de faire face aux défis environnementaux de notre époque ? La France, l’Europe et le monde ne semblent pas encore en prendre pleinement le chemin. Pourtant, dans ce monde désordonné, des initiatives d’éducation verte émergent à l’échelle locale, nationale et internationale. Comment les rendre audibles ? Comment permettre à toutes et tous de participer à une réflexion et une action majeure pour nos sociétés ?

Un nouveau projet de recherche. scanR. L’école à l’épreuve de l’Anthropocène ? (Anthropo-cene-scolaire). “Cette recherche a pour point de départ un constat paradoxal qui permet de questionner les rapports que l’École entretient avec les sociétés contemporaines : il est aujourd’hui question d’Anthropocène presque partout, sauf à l’École pourtant censée préparer les jeunes générations aux défis de demain. Proposé en 2000 par Paul Crutzen, l’Anthropocène désigne cette nouvelle époque géologique caractérisée par une modification durable des conditions d’habitabilité de la Terre sous l’effet des activités humaines. Omniprésent sur la scène médiatique, le concept d’Anthropocène est factuellement absent des programmes scolaires. Alors que se profile une rupture dans l’équilibre du système Terre, l’École mobilise toujours le concept de développement. Rompant avec le paradigme linéaire et continuiste qui organise le corpus des savoirs scolaires disciplinaires, le paradigme de l’Anthropocène s’appuie à l’inverse sur la rupture pour articuler la complexité des savoirs relatifs au climat, à la biosphère et aux sociétés : demain n’est pas dans le prolongement d’aujourd’hui, des ruptures brusques et irréversibles sans retour en arrière possible peuvent être devant nous.”

Et si on construisait une société moins genrée et plus égalitaire ?. Café pédagogique. “Comment construire un vivre-ensemble plus égalitaire ? C’est tout l’enjeu de l’ouvrage Faire société égale, des outils pour agir co-écrit par Célia Ferrer, diplômée en design et en innovation sociale, et Edith Maruéjouls, géographe du genre, deux spécialistes des questions de mixité et de réaménagement des espaces publics. Prenant appui sur leurs expériences personnelles, mais aussi sur de nombreuses observations de terrain effectuées dans le cadre de * l’ARObE (Atelier Recherche Observatoire Egalité), elles mettent à jour tout ce qui, au quotidien, fait obstacle à ce vivre-ensemble, et proposent des pistes concrètes, « réalistes et pragmatiques » pour corriger ces inégalités.”

C’était pas gagné ! , Marwan Mohammed, D… | Editions Seuil. “Marwan Mohammed est aujourd’hui un sociologue connu et reconnu. Pourtant, « c’était pas gagné !», comme le répète souvent sa mère. Son milieu modeste, son lourd échec scolaire, son orientation en filière « pro » : rien ne le destinait à une brillante carrière universitaire. C’était pas gagné ! fait le récit des petites victoires, des rencontres déterminantes et des stratégies – pas toujours inspirées – qui lui ont permis de surmonter ce mauvais départ et de lancer cette remontada. En mêlant les concepts de la sociologie à des métaphores footballistiques, l’auteur …

Séparatisme entre garçons et filles à l’école : des conséquences aujourd’hui encore – Propos orientés. “Nous sommes le produit du séparatisme entre les filles et les garçons à l’école, nous dit l’historien de l’éducation Claude Lelièvre dans le Café pédagogique du 7 janvier. Si c’est moins évident à admettre pour les générations nées après 1970, qu’elles n’oublient pas qu’elles sont les enfants, les petits-enfants et les arrière petits-enfants des générations où la séparation entre les filles et les garçons était la règle absolue ; qu’elles regardent attentivement, aujourd’hui, le caractère hautement genré des formations techniques et professionnelles.” Par Jacques Vauloup

Que fait-on, maintenant, de la Convention internationale des droits de l’enfant ? – Propos orientés. “Trente-six ans après la signature par 196 États − dont la France − de la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE) le 20 novembre 1989), que sait-on de sa mise en oeuvre effective, en France et dans le monde ? Sait-on même qu’elle existe ? Voyons-nous bien combien les attaques contre l’éducation et l’école se renforcent dangereusement dans le monde entier ? Rafraîchissons nos mémoires. Engageons des actions collectives.” Par Jacques Vauloup

 

Annonces

 

Personnels enseignants des premier et second degrés, d’éducation et psychologues de l’éducation nationale auprès d’une administration ou d’un établissement public relevant de la fonction publique d’État, territoriale ou hospitalière, ou dans le monde associatif – Année scolaire 2026-2027 | Ministère de l’Éducation nationale

Faire démocratie ensemble à l’école : Apprendre, gouverner, coéduquer. Tel est le sujet de ce Samedi de l’Éducation, une matinée de réflexion, de débats et de propositions collectives pour penser ensemble la démocratie à l’école. La FCPE vous invite à une matinée riche de réflexions, de débat et de participation autour d’un enjeu central : coéducation, gouvernance, place des élèves et justice scolaire. Le samedi 14 février 2026. De 9h – 12h30. Au Lycée Raspail – Paris 14ᵉ. Avec Patrick Rayou, Pierre Merle, Céline Caël et Laurent Reynaud. https://www.fcpe75.org/samedi-de-leducation-democratie-a-ecole/

 

Bernard Desclaux et Fabien Crégut à l’illustration

Dans la librairie des Cahiers pédagogiques

 

Couverture du numéro 603, « École et pauvreté »N° 603 – École et pauvreté

Qu’est-ce que la pauvreté fait à l’école ? Et que fait l’école de la pauvreté ? Si le rôle principal de l’école est d’amener tous les enfants à apprendre, elle y réussit insuffisamment, et les difficultés des élèves sont socialement réparties. Comment la pauvreté se manifeste-t-elle à l’école, et quelles réponses apporter à l’impact qu’elle a sur les apprentissages, l’orientation, les parcours et la vie scolaire ?

Couverture du n° 602, « Pour un droit à l’erreur »N° 602 – Pour un droit à l’erreur

De la maternelle à l’université, entre « le droit à », les pressions sociétales et le sens que doivent donner les enseignants aux apprentissage(s), l’erreur et son traitement continuent de susciter des débats profonds dans les pratiques pédagogiques quotidiennes. Comment ce droit, si fondamental dans le processus d’apprentissage, évolue-t-il, dans un contexte où les évaluations institutionnelles se systématisent, où la pression pour réussir s’accentue, avec la constitution de « groupes de niveaux » au collège et l’omniprésence de Parcoursup au lycée ?

 

Flexibiliser la classe. Pour faire progresser les élèves Andreea Capitanescu Benetti et Sylvie Grau, éditions ESF – Cahiers pédagogiques, 2025Bien plus qu’une simple question d’agencement des lieux et du mobilier, la classe flexibilisée implique de la part de l’enseignant une véritable réflexion sur sa posture, pour créer une organisation propice aux apprentissages. En effet, flexibiliser la classe ne consiste pas seulement à permettre aux élèves de choisir la position dans laquelle ils se sentent le plus à l’aise pour travailler mais invite aussi l’enseignant à repenser l’emploi du temps, les modalités, les situations d’apprentissage et les contenus des cours pour tenir compte des besoins des élèves.”

Petit cahier n° 33 – Correspondances de classesHier, la correspondance entre classes accompagnait l’apprentissage de l’écriture et des langues par les élèves, et l’ouverture sur le monde. Aujourd’hui, les outils numériques lui donnent une nouvelle jeunesse : échanges instantanés, projets collaboratifs à distance, créativité sans frontières, contact avec un auteur ou une autrice, etc. Voici 6 articles pour (re)découvrir une pratique qui reste un levier d’apprentissage très stimulant.”