Publications par Yannick Mével

,

La conscience des classes

À l’école, je n’ai pas appris à faire l’amour, mais à le vivre à distance et par procuration, plongé, perdu dans des romans toujours recommencés qui ne parlaient que de ses jeux et de ses hasards. Dans la vraie vie, l’amour ne fait pas école, il faut en inventer le cours soi-même. Tout ce qu’on peut en lire avant n’épuise jamais le coup de dé des rencontres improbables. Mais à l’école, depuis la maternelle, on peut aimer à merveille sa voisine de table

,

Des savoirs venus d’ailleurs.

Nantes. 1962. L’arrivée en classe de quatrième nous conduisit à changer d’étage et à rejoindre des bâtiments neufs, plus agréables que ceux des années précédentes. Je me souviens d’une ambiance joyeuse. La classe reprit une taille plus normale : une petite trentaine d’élèves au lieu des cinquante deux de l’année de cinquième. Une religieuse tonique, extravertie, un brin démago en était responsable – on dirait aujourd’hui professeur principal. Sa vitalité et son entrain rendaient cependant ses cours d’histoire /géographie intéressants. Grâce à elle, je vécus une expérience en cours de géographie qui me laissa des traces durables.

,

hors programme

Ecole primaire, je saute une classe et gagne le prix d’honneur de la classe suivante. Le maire de ma ville distribue les prix à la cérémonie de fin d’année et me fait une bise mouillée de vieux bonhomme. J’apprends que les honneurs ne sont pas forcément des récompenses agréables.

,

Trouver sa place

Je défends volontiers l’idée que l’expression théâtrale est un apprentissage de la vie, essentiellement parce que chacun doit se confronter à l’autre, qui va prendre plusieurs formes au cours de la mise en place d’un spectacle, et s’éveiller donc à soi.

,

À la marge

Pour parodier Laurent Ruquier, je dirais qu’à l’école j’ai « tout essayé ».

J’ai fait mon entrée à l’école primaire dans les années soixante, et, à cette époque, nous étions triés (garçons-filles) notés, classés. Mon seul exploit durant cette scolarité élémentaire : avoir réussi à occuper successivement la place de dernier, tout au fond la classe… et celle de premier, tout devant. Bien sûr j’ai également testé tous les stades intermédiaires. Comme si j’avais voulu prouver, à mon corps défendant, la stupidité du classement.

,

Un compagnonnage de 40 ans avec le CRAP

J’ai l’âge des Cahiers Pédagogiques, créés en 1945. Je suis rentré en 1971 au Cercle de Recherches et d’Action Pédagogiques narbonnais. Et en 1985 j’ai intégré le Comité de Rédaction des Cahiers Pédagogiques, où je siège toujours. Dès cette époque, j’ai été élu au Conseil d’administration du Crap pendant de nombreuses années.

J’ai fait mon entrée à l’école primaire dans les années soixante, et, à cette époque, nous étions triés (garçons-filles) notés, classés. Mon seul exploit durant cette scolarité élémentaire : avoir réussi à occuper successivement la place de dernier, tout au fond la classe… et celle de premier, tout devant. Bien sûr j’ai également testé tous les stades intermédiaires. Comme si j’avais voulu prouver, à mon corps défendant, la stupidité du classement.

,

du fond de la mine

J’étais en seconde et, bien qu’assez bon élève, j’avais un rapport assez difficile avec l’école. J’avais l’impression d’y être un imposteur, de ne pas y être à ma place. La culture ouvrière dont j’étais issu (et nous n’étions pas encore très nombreux dans ces années-là) me semblait ignorée, voire méprisée.

J’ai fait mon entrée à l’école primaire dans les années soixante, et, à cette époque, nous étions triés (garçons-filles) notés, classés. Mon seul exploit durant cette scolarité élémentaire : avoir réussi à occuper successivement la place de dernier, tout au fond la classe… et celle de premier, tout devant. Bien sûr j’ai également testé tous les stades intermédiaires. Comme si j’avais voulu prouver, à mon corps défendant, la stupidité du classement.

,

Aujourd’hui, on va fabriquer des microfusées !

J’étais en seconde et, bien qu’assez bon élève, j’avais un rapport assez difficile avec l’école. J’avais l’impression d’y être un imposteur, de ne pas y être à ma place. La culture ouvrière dont j’étais issu (et nous n’étions pas encore très nombreux dans ces années-là) me semblait ignorée, voire méprisée.

J’ai fait mon entrée à l’école primaire dans les années soixante, et, à cette époque, nous étions triés (garçons-filles) notés, classés. Mon seul exploit durant cette scolarité élémentaire : avoir réussi à occuper successivement la place de dernier, tout au fond la classe… et celle de premier, tout devant. Bien sûr j’ai également testé tous les stades intermédiaires. Comme si j’avais voulu prouver, à mon corps défendant, la stupidité du classement.

,

L’école de l’empathie

Deux heures par semaine, les étudiants de l’AFEV accompagnent individuellement des enfants et des jeunes en fragilité scolaire et sociale dans les quartiers populaires. Les accompagnements se font la plupart du temps au domicile, en lien fort avec la famille.

J’ai fait mon entrée à l’école primaire dans les années soixante, et, à cette époque, nous étions triés (garçons-filles) notés, classés. Mon seul exploit durant cette scolarité élémentaire : avoir réussi à occuper successivement la place de dernier, tout au fond la classe… et celle de premier, tout devant. Bien sûr j’ai également testé tous les stades intermédiaires. Comme si j’avais voulu prouver, à mon corps défendant, la stupidité du classement.

,

Écrire ? Pas seulement à l’école

« Et si on faisait un journal ? », proposa Jérôme au groupe. Ces jeunes de 10 à 14 ans et leurs animateurs se réunissaient régulièrement durant leur séjour en centre de vacances, pour faire le point sur la vie du groupe, sur les activités vécues et pour proposer et imaginer. Sa suggestion dut cheminer dans les esprits, car à la fin de la réunion, plusieurs jeunes proposèrent de s’atteler à ce projet. Ils se donnèrent rendez-vous plus tard, pour réfléchir sur la forme, le contenu, le titre.