Publications par Michel JAFFROT

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Comment installer une discussion ?

Un président est chargé de donner la parole. M : « Pourquoi ton rôle est-il important ? P : — Parce que je donne la parole aux autres. M : — Comme règles, tu donnes la parole aux élèves quand ils lèvent la main, tu les inscris dans l’ordre, priorité à celui qui ne s’est pas encore exprimé, tu tends la […]

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Le drapeau, la religion, le pays

Animateur : « Aux États-Unis, tous les matins on monte le drapeau. Les élèves assis se lèvent en silence et regardent le drapeau. Un jour, un nouvel élève reste assis. John. Il y a un gros problème. “Tu t’es pas levé lorsqu’on a monté le drapeau, c’est grave parce que le drapeau, c’est le respect qu’on […]

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Antidote : se prémunir contre les mensonges et idées reçues

À l’été 2016, on pouvait s’attendre à ce que l’année électorale à venir soit chargée en caricatures, fausses bonnes idées et poncifs rétrogrades sur l’école, son fonctionnement, les méthodes pédagogiques, etc. Nous avons alors souhaité, au CRAP-Cahiers pédagogiques, déconstruire ces caricatures et ces promesses hasardeuses. La rubrique Antidote a été conçue pour notre site, comme un remède aux simplismes rances et aux mythes miteux. Nous avons volontairement écarté les questions de suppressions de postes dans l’Éducation nationale ou de service des enseignants, ainsi que les attaques contre les différents métiers de l’éducation, quoique nous en pensions par ailleurs.

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L’histoire bégaierait-elle ?

FEVRIER 1986. La Cinq, première chaine de télévision privée française, commence à émettre. L’un des propriétaires est Silvio Berlusconi. Au nom de la liberté d’expression, la gauche française ouvre la voie à une télévision entièrement tournée vers le divertissement, la publicité et le profit. La vulgarité des programmes inquiète. Comme à la radio en 1981 (« N’ayez pas peur, Ce sera tout à fait comme à la radio, Ce ne sera rien, Juste pour faire du bruit », avait chanté de façon prémonitoire Brigitte Fontaine en 1969), l’espoir des télévisions locales et alternatives sombre, vendu à la loi du marché. « Qu’est devenu le projet culturel de la gauche ? », se demandent alors bien des électeurs de gauche pourtant plutôt séduits par les innovations de Jack Lang. Les élections législatives arrivent dans le mois qui vient, la désillusion annonce une nette victoire de la droite. Les Cahiers pédagogiques s’interrogent aussi et consacrent le dossier du mois à la question « 81-86 : qu’est-ce qui a changé dans l’école ? », sans savoir précisément quel sera le résultat du vote. Jacques George y signe un article où il reprend l’histoire des Cahiers pédagogiques et des classes nouvelles : « 45-81-86… L’Histoire bégaie-t-elle ? ». Aujourd’hui, il suffirait d’ajouter deux dates : 2012-2017. Même motif, même punition ? À l’heure où j’écris ces lignes, je n’ai aucune idée de la réponse : juste le constat de quelques concordances des questionnements et de la continuité des positions du CRAP-Cahiers pédagogiques telles qu’elles étaient exprimées dans l’éditorial du dossier. Le résultat de l’élection présidentielle de 2017, que mes lecteurs connaissent, oriente leur lecture dans un sens que j’ignore aujourd’hui, mais je sais qu’il leur fera penser, une fois encore : « Depuis le temps… »

YANNICK MÉVEL

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C’est dans la classe qu’il faut chercher les solutions

Éducation & Devenir, la Fespi (Fédération des établissements scolaires publics innovants) et le Crap-Cahiers pédagogiques organisaient, du 10 au 12 mars 2017, un colloque national commun sur le thème : « Ce que l’école a réussi, ce qui l’interpelle encore aujourd’hui ». Nous vous proposons ici quelques échos d’une après-midi de ce colloque, qui nous a invités à nous engager avec lucidité dans des territoires d’utopie.