L’EMC est un enseignement qui demande un changement parfois compliqué de posture de l’enseignant. Le regard de la psychanalyse sur la difficulté d’enseigner est un pas de côté dont les enseignants sont peu familiers.
L’EMC est un enseignement qui demande un changement parfois compliqué de posture de l’enseignant. Le regard de la psychanalyse sur la difficulté d’enseigner est un pas de côté dont les enseignants sont peu familiers.
Une séquence de mathématiques au lycée sert d’illustration à une démarche d’éducation à la citoyenneté mondiale.
Se lancer dans un mémoire sur l’histoire de l’enseignement moral et civique, c’est montrer la mise en tension des valeurs essentielles de la République : la liberté de l’individu et l’intérêt supérieur du collectif. Ce texte nous montre comment se fabrique une problématique de recherche.
J’avais plutôt envisagé de fournir un article des tout débuts de la revue qui aurait montré comment l’esprit de la Résistance inspirait les fondateurs. Mais je n’ai pas trouvé ce texte-là dans nos archives. L’esprit y était bien pourtant, mais de manière diffuse…
Le « réarmement civique », un concept politique qui prône une vision rituelle de la citoyenneté. D’un pays à l’autre, les conceptions et mises en pratique peuvent être radicalement différentes.
Les enseignants qui désirent se former aux questions de citoyenneté et de valeurs de la République ont un certain nombre de ressources à leur disposition. Parmi celles-ci, Réseau Canopé, opérateur du ministère, peut les outiller pour mieux saisir les enjeux de ces questions tels que les pense aujourd’hui l’institution.
Ces dernières années ont vu une chute spectaculaire de la perception positive du climat scolaire chez les enseignants, nous disent les enquêtes sur ce sujet. Pourtant, au-delà du marasme ambiant, il existe des équipes d’écoles motivées qui maintiennent un bon climat scolaire. Elles ont pour caractéristique de penser la coopération comme une forme adaptée à une véritable formation à la citoyenneté.
Quand un quartier en pleine rénovation urbaine devient terrain de découvertes et d’expérimentations, les enfants apprennent à devenir citoyens de leur ville et à agir sur leur environnement.
Voter pour son copain, voter pour sa classe, pour son groupe : nombreuses sont les occasions de passer à côté du sens du vote pour des élèves. Dans cette école, les enseignants ont organisé un concours de masques de carnaval pour développer chez leurs élèves l’aptitude à faire des choix éclairés et à s’affranchir des pressions.
Dans un contexte social et scolaire difficile, une équipe enseignante s’appuie sur le tissu associatif pour bâtir un parcours d’engagement pour les élèves d’une 3e prépa-métiers. Par l’engagement, les élèves reconstruisent leur estime de soi, tissent des liens avec leur environnement et agissent en citoyens.
Quand la classe coopérative est une école de citoyenneté : transformer les conseils de classe a permis aux élèves de devenir acteurs de leurs progrès et de gagner en autonomie. Mais ça ne s’est pas fait sans difficultés.
L’éducation à la citoyenneté dans son aspect environnemental s’appuie généralement sur le modèle classique à trois dimensions du développement durable. Le concept de durabilité forte est ici présenté comme une alternative à ce modèle.
L’éducation à la sexualité à l’école a une histoire mouvementée. Sujet sensible, objet de toutes les attaques des milieux conservateurs, des programmes d’éducation à la sexualité peuvent-ils faire consensus ?
Et si l’apprentissage du français langue étrangère à l’université était l’occasion de renforcer sa citoyenneté et son engagement comme actrice ou acteur social ? Des propositions transposables à d’autres niveaux d’enseignement.
Le Service national universel (SNU) est, pour ses concepteurs, un outil de cohésion nationale et de citoyenneté. Les élèves qui s’y inscrivent en ont-ils la même vision ? En sortent-ils plus citoyens ?
Les travaux de psychologie montrent que dès la petite enfance se construit un sens de la morale appliqué à l’environnement. L’enfant aurait spontanément tendance à appliquer à la nature les mêmes règles morales qu’aux humains. C’est une base sur laquelle s’appuyer pour développer une éducation à l’environnement.
« On travaille encore sur la citoyenneté, Madame ? » « À part pour les évals, ça sert à rien d’apprendre des trucs sur la citoyenneté, en vrai. » Face à un désintérêt des élèves, comment les mobiliser et comment leur faire prendre conscience de la vitalité de cette notion, jusque dans leur quotidien ?
Avec la création d’une sculpture en hommage aux victimes de l’esclavage, les élèves de Saïda Temam ont construit leur propre chemin de citoyens.
Écocitoyenneté : ce néologisme fait florès dans les écoles, les associations, les centres commerciaux… Il semble aller de soi et de nombreux textes en éducation s’en emparent pour la proclamer, parfois tel un slogan. Pourtant, ses contours sont à problématiser.
Les questions socialement vives peuvent renouveler l’éducation scolaire à la citoyenneté si on s’en empare pour passer d’un enseignement descendant à une éducation qui mobilise les élèves.
Trois enseignants témoignent de la façon dont ils ont mis en pratique les apports d’une formation sur l’esprit critique. Une approche pratique de l’esprit critique, du rapport à l’autre, au savoir, au cadre qui repose sur une utilisation souple des ressources institutionnelles .
L’éducation à la citoyenneté est une éducation transversale et transdisciplinaire. Pour la piloter, cet établissement a fait le choix de désigner un référent citoyenneté, laïcité et mémoire. Ses actions, qui s’inscrivent dans le cadrage institutionnel, sont très diverses.
De nouveaux programmes d’EMC sont parus en juin 2024 pour l’école élémentaire, le collège et le lycée, et doivent être mis en application dès cette année pour les classes de 5e et 2de. En quoi consistent les changements ? En voici un aperçu, tel qu’il a été présenté à un groupe d’enseignants parisiens fin septembre 2024 par Jérôme Grondeux, inspecteur général de l’éducation, du sport et de la recherche, et trois IPR d’histoire-géographie, Anne-Françoise Pasquier, Anne Parillaud et Lætitia Paeme.
Que peuvent faire les militants de l’éducation nouvelle face à la montée des populismes et de l’extrême droite ? Cette question est l’un des cinq axes de la Biennale internationale de l’éducation nouvelle, qui se déroule à Nantes du 30 octobre au 2 novembre. Elle a été traitée notamment lors d’un débat et d’une rencontre avec Edwy Plenel durant la première journée.
Quelles sont les spécificités françaises dans la manière d’aborder l’éducation à la citoyenneté ? De quels héritages historiques cette éducation est-elle pétrie ? Et l’école est-elle le meilleur lieu pour cette éducation ? En avant-gout de notre dossier « Citoyenneté(s) », à paraitre en novembre, voici le point de vue de Benoit Falaize, historien spécialisé dans l’enseignement de l’histoire et de l’éducation à la citoyenneté.
Raconter une histoire en bande dessinée, il n’y a pas de quoi étonner. Mais le faire en volume et avec des dés, voilà qui est plus surprenant ! Découvrez les BD-dés avec Nicolas Juncker, auteur de bande dessinée et enseignant extrascolaire auprès d’enfants et d’adolescents.
Comment ne plus perdre de temps à enseigner les irrégularités de l’orthographe française, qui mettent en échec bien des élèves ? Dans une note de synthèse intitulée « Rationaliser l’orthographe du français pour mieux l’enseigner », le Conseil scientifique de l’éducation nationale (CSEN), sous la plume de Liliane Sprenger-Charolles, Anne Abeillé et Bernard Cerquiglini, répond qu’il faut continuer à réformer l’orthographe.
Il y a la cerise sur le gâteau, et le chamallow sur les spaghettis. Ça peut parait anecdotique, ou farfelu, mais c’est pourtant une porte d’entrée dans la coopération en classe, pour peu que l’on soit au clair avec les objectifs de cette pratique.
Lucie Deniau enseigne le français dans une école anglophone de Toronto. Elle nous raconte comment elle a apprivoisé un système éducatif fort différent du nôtre, pour que ses élèves apprennent avec plaisir une langue redoutée.
Il est grand temps de réfléchir au rôle du collège dans notre système éducatif, et à ce que les élèves devraient y apprendre. C’est le propos de Jean-Pierre Véran et Roger-François Gauthier, dans leur ouvrage Manifeste pour le collège.(P)oser les vrais termes du débat, paru chez Librinova (2024). Ils nous ont parlé de ce livre, et des activités du Cicur (Collectif d’interpellation du curriculum) dont ils font partie.
Qu’y a-t-il dans l’espace, selon les représentations les élèves de maternelle ? Pas toujours le Soleil ou la Lune, souvent des astronautes et des bêtes imaginaires… Pour faire évoluer ces représentations vers plus de scientificité, voici une proposition de séquence d’activité, reposant sur une recherche.
Quels sont les leviers d’amélioration des pratiques d’évaluation en collège ? Le Conseil d’évaluation de l’école en identifie trois, dans une note intitulée Finalités et enjeux de l’évaluation des élèves au collège parue en ce mois de septembre. Le Conseil d’évaluation de l’école (CEE), instance ministérielle créée en 2019, a notamment pour mission « d’enrichir […]
Si tout le monde n’a pas la même définition de ce qu’est l’esprit critique, il existe des points de consensus et des démarches communes. Voici une proposition de mise en pratique pédagogique de la formation à la pensée critique menée en SVT en classe de 2de mais adaptable à d’autres niveaux et matières.
C’est l’histoire d’une enseignante qui se lance dans l’apprentissage d’une langue étrangère avec l’application Duolingo. D’abord enthousiaste, elle se demande ce qu’elle pourrait en retenir pour les apprentissages en classe. Mais ce n’est peut-être pas une si bonne idée que cela…
Retour sur les rencontres « Militantisme pédagogique et éducation au politique » organisées à l’IFE (Institut français de l’éducation) à Lyon du 9 au 11 juillet 2024.
Le stage de 3e est source de grandes inégalités entre ceux qui bénéficient du réseau de leurs parents et ceux qui n’en ont aucun. C’est le combat de Virginie Salmen, directrice et cofondatrice de l’association Viens voir mon taf.
L’association Égal accès veut promouvoir l’accès de tous les jeunes à l’éducation, à la culture et aux valeurs du sport. Elle souligne ici le rôle irremplaçable de l’école et des associations.
Un des auteurs du livre Visibles ! Figures noires de l’histoire de France explique sa démarche et comment on peut utiliser ce support avec les classes.
Les textes littéraires étudiés au collège offrent des ressources inépuisables pour faire réfléchir aux préjugés racistes, et aussi pour les dépasser !
Le débat sur l’emploi des mots du champ raciste a enflé dernièrement. Faut-il exclure la mention de ces mots en classe ? Au contraire, répondent ces enseignantes, il faut les travailler si l’on veut que les élèves comprennent de quoi il retourne. Exemples d’outils pédagogiques.
À l’école, les besoins sont forts pour aborder de manière objective et apaisée les racismes. Amnesty International propose une approche globale par les droits humains et la sensibilisation à la lutte contre les discriminations.
L’antitsiganisme est rarement étudié en classe. Il est pourtant possible de l’accrocher à plusieurs points des programmes. Un exemple en géographie en lycée professionnel, qui pourra être adapté à d’autres niveaux.
La spécialité Histoire-géographie, géopolitique, sciences politiques pourrait se prêter à une étude ambitieuse des racismes comme processus sociaux complexes ancrés dans l’histoire globale.
Plusieurs articles de ce dossier évoquent la traite des Noirs, les libres de couleur, Saint-Domingue, l’émancipation et le racisme antinoir qui se perpétue. Cette brève synthèse remet ces apports dans une perspective d’ensemble.
L’école coloniale est une pièce de la domination coloniale. Les élèves « indigènes » ne sont pas scolarisés comme les autres enfants. Quand et comment aborder la question en histoire ?
Pour une approche historique des racismes, le service éducatif des Archives nationales met ses gigantesques ressources à disposition des enseignants. Quelques exemples d’ateliers réalisés.
Les débats sur le racisme, sa nature, son emprise sociale, se sont déchainés en France dernièrement. Pour tenter d’y voir plus clair, un premier conseil : distinguer entre le racisme comme idéologie et le racisme comme processus.
Le sentiment d’être un citoyen est indissociable des émotions cumulées au fil des rencontres avec ceux qui sont la figure concrète de l’État, à savoir ses agents. Pour les adolescents, deux administrations se révèlent essentielles, l’école et la police.
Marie-Joana Chamlong est née en France métropolitaine de parents martiniquais. Formée aux Beaux-Arts, elle est graphiste, professeure d’arts plastiques appliqués depuis vingt ans, titulaire depuis neuf ans, et formatrice académique depuis six ans. Elle enseigne en lycée professionnel hôtelier en Seine-Saint-Denis. Elle s’exprime ici sur son expérience d’élève et d’enseignante « noire » dans un milieu très majoritairement « blanc ».
Les programmes d’histoire au collège et au lycée recèlent quelques opportunités pour étudier le racisme. Il s’agit de les saisir. Notamment l’esclavage peut être traité, en histoire, pour décrypter les logiques du racisme.