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Revue de presse du 15 mai 2022

L’éducation est en chantier en France et sur la Terre pour accompagner les transitions et réduire les inégalités. Alors en attendant Godotte, la première ministre, envisageons les travaux herculéens pour reconstruire l’école, prenons soin de la jeunesse et ouvrons nos fenêtres sur le monde.

Illustration Fabien Crégut

En attendant Godotte, la future première ministre

Jean Castex a déjà préparé ses valises. Dans les ministères, les cartons se remplissent. Sur RTL « Jean-Michel Blanquer, actuel ministre de l’Éducation nationale, a annoncé qu’il ne devrait pas rester à ce poste dans le futur gouvernement. » A son grand dam si l’on en croit BFM « Le ministère de l’Éducation nationale “va manquer” à Jean-Michel Blanquer ». La réciproque est moins vraie. Pour le moment, il s’essaie au parachutage à Montargis, un exercice périlleux si l’on n’est pas entraîné. Les commentaires des locaux sont plutôt mitigés.« Qu’il reste à Ibiza ! assène-t-elle. Ici, quand on vote, on connaît les gens. Je ne vois pas trop l’intérêt de sa candidature : c’est de l’opportunisme et rien d’autre. » explique une habitante au micro de France-Bleu. Daniel Schneidermann est allé sur les lieux pour traquer « le fantôme de Montargis ». « Où est-il ? Que fait-il ? Quand viendra-t-il ? Un fantôme nommé Jean-Michel Blanquer hante les rues de Montargis (Loiret). Le ministre de l’Éducation a débarqué à pas de loup, un vendredi, avant même le second tour de la présidentielle, avec à la main une poignée de tracts pour Emmanuel Macron. »

Montargis n’est pourtant pas loin de Paris, lieu où le ministre vante encore et encore ses réformes. L’incompris du Loiret (enfin si les électeurs lui accordent ce titre) défend sa formule du bac « Les élèves de terminale “ont pu choisir deux enseignements de spécialité parmi treize possibles. Ils savent très bien que c’est mieux qu’avant, quand ils n’avaient pas un tel choix”, a-t-il défendu. »

Elle est tellement bien fichue sa réforme, qu’il annonce dans un même temps le renforcement de l’enseignement des maths au lycée. « Les mathématiques seront désormais enseignées à raison de 3 heures 30 par semaine pour les lycéens a expliqué le ministre de l’Éducation nationale. Elles avaient pratiquement disparu depuis l’entrée en vigueur de la réforme du bac en 2019. » Le futur ex-ministre mettrait-il les bouchées doubles avant de quitter les projecteurs ?

Il quittera certainement les feux de la rampe en compagnie de sa collègue Frédérique Vidal dont la longévité sur son poste ne marquera pas les mémoires. C’est pas faute d’avoir essayé comme le relève Claude Lelièvre. «Certes, Frédérique Vidal ne s’est pas mise en avant durant toute le crise du Covid – loin s’en faut – à l’inverse de Jean-Michel Blanquer. Mais elle a au moins autant que lui été considérée comme responsable éminente de la mise en place de Parcoursup. Et elle a voulu comme lui affirmer son existence lors des deux épisodes fortement médiatisés et alarmistes à propos de « l’islamogauchisme » et de la « cancel culture ».  Les présidents des universités sont eux en attente d’une autonomie renforcée. « Il faut que l’université soit « dans les standards internationaux », réclament, dans un entretien aux « Echos », Manuel Tunon de Lara, président de France Universités – nouveau nom de la CPU -, et Sylvie Retailleau, à la tête de l’université Paris-Saclay. » (article réservé aux abonnés).

En attendant de connaître la composition et le visage du nouveau gouvernement, on peut à l’instar de Cécile Blanchard, écrire sa lettre au père Noël. « Mais avant d’envisager de faire quoi que ce soit, il va falloir rétablir un lien de confiance avec les personnels du ministère, et ça, ça pourrait bien être un travail à plein temps pendant un moment ! », conclut-elle. Et ce n’est pas 20 minutes qui la démentira en faisant l’inventaire des chantiers qui attendent le futur ministre de l’Éducation. « La fin du quinquennat Macron 1 s’achève sur une note négative concernant les rapports des enseignants avec leur ministre, Jean-Michel Blanquer. »

Herculéens les travaux ?

Qui sera l’heureux élu ou heureuse élue pour remettre en état un secteur en piteux état ? « « Compte tenu du contexte sensible, il choisira sans doute une personnalité ouverte et soucieuse des corps intermédiaires. D’autant que l’exécutif a tout à craindre d’un troisième tour social », estime Guillaume Prévost. » toujours dans le même article de 20 minutes. Et puis, comme on dirait chez Mac Kinsey, upgrader le logiciel pour une gouvernance résiliente serait positivement impactante sur le SWOT d’une transition éducative adaptative et disruptive.

Oui mais voilà, le manque de reconnaissance pour des métiers essentiels produit son néfaste effet. Les candidats désertent les concours. « Les Capes de mathématiques et d’allemand proposent plus de postes qu’il n’y a de candidats admissibles, faisant craindre un manque d’enseignants encore plus criant à la rentrée prochaine. » relève Libération qui relaie, moqueur, les propos rassurants du ministère : « Tout va bien, madame la marquise. «Il n’y aura pas de déficit de professeurs à la rentrée dans les classes», a assuré Edouard Geffray, le directeur général de l’enseignement scolaire (Dgesco), face à la presse ce mercredi. » Les syndicats sont loin de partager le constat. Ils « alertent sur la baisse du nombre d’admissibles aux concours de professeur des écoles et du capes, où, dans certaines disciplines, notamment en mathématiques et en allemand, ils sont déjà moins que le nombre de postes à pourvoir. »

La grande maison est inventive et ses succursales aussi. « C’est une première en France. Face à la pénurie de contractuels, l’académie de Nancy-Metz va expérimenter la création d’une brigade remplacement numérique. Les profs enseigneront à distance. » explique Sud-Ouest. Elle est pas géniale cette idée ? Heu, ben visiblement non puisque les candidats ne se bousculent pas.pour rejoindre la brigade. Et cela ne passe pas non plus du côté des syndicats et des enseignants. « Pour Bruno Henry comme pour nombre de ses collègues, ce dispositif ne prend pas en compte la réalité du métier d’enseignant aujourd’hui, ni celle des élèves : “Ils ne savent pas ce que c’est de faire classe. Ils ne comprennent pas notre métier. C’est inquiétant.” » relaie France 3. Le responsable syndical aurait pu conseiller la lecture du dernier numéro d’EduBref « enseigner, c’est quoi le métier ? » Il  « porte sur les caractéristiques actuelles du métier enseignant et ses mutations récentes, qui concernent en France près de 800 000 personnels d’enseignement, pour plus de 12 millions d’élèves. »

Et dans l’initiative messine, qu’est-il entendu par « enseignement à distance » ? Les modalités sont variées et diversement efficientes. Un collectif d’enseignants-chercheurs nous le rappelle dans The Conversation : « Enseignement virtuel : la technologie ne doit pas prendre le dessus sur les apprentissages ». Sur le numérique, les usages développés par les enseignants sont sans doute plus parlants qu’une brigade. Educavox relaie l’expérimentation menée par deux enseignantes sur l’utilisation de Tik Tok.

La réforme du bac survivra t’- elle avec des correctifs successifs ? Permettons-nous de douter au vu de la cacophonie entourant le retour des maths en première. « Le président du conseil supérieur des programmes, Mark Sherringham, détaille au « Monde » l’élaboration de la proposition qui doit marquer le retour de la discipline dans le tronc commun de la classe de première ». (article réservé aux abonnés).  « On considère que c’est une mesure précipitée qui contribue à bâcler une réforme bâclée », abonde Alexis Torchet, le secrétaire national du Syndicat général de l’éducation nationale Sgen-CFDT. », réaction à lire dans le Journal de Saône et Loire.

Jean-Pierre Veran analyse le rapport « L’enseignement en cours moyen : état des lieux et besoins » établi par Inspection générale de l’Éducation, du Sport et de la Recherche (IGÉSR). « On mesure, grâce à ce rapport, l’inanité de la démarche imposée depuis 2017, en rupture avec les ambitions affichées en 2013 d’un socle commun de culture. » écrit-il. Le rapport établit des préconisations. Encore un chantier !

Le secteur du privé, lui va très bien et a même repris des couleurs sous Macron Ier comme le souligne Alternatives Economiques. « Hausse des dépenses, scolarisation obligatoire à 3 ans, établissements catholiques dans l’éducation prioritaire… Durant le quinquennat, le ministre de l’Éducation Jean-Michel Blanquer a accordé quelques faveurs au privé. Tour d’horizon. »

Une jeunesse à l’épreuve

Mi-mai et déjà l’heure du bac avec les épreuves de spécialité qui se sont déroulées cette semaine. « C’est parti pour le bac 2022, avec des épreuves écrites de spécialité qui se tiennent pour la première fois cette semaine, Covid oblige. Reportées de mars à mai en raison de l’épidémie, elles ne sont pas prises en compte dans Parcoursup. », explique Sud-Ouest. « Ces deux épreuves, avec la traditionnelle épreuve de philosophie, qui aura lieu le 15 juin, et le grand oral, entre le 20 juin et le 1er juillet, et l’épreuve anticipée de français pour les élèves de première, compteront pour 60% de la note finale. » précise le Huffington Post.

Innovons, innovons, jusqu’à l’organisation des corrections. « Les épreuves de spécialités du Bac, qui ont débuté mercredi 11 mai 2022, vont être corrigées numériquement. En 2021, une expérimentation pour la matière de philosophie avait été menée, provoquant la colère de certains professeurs. Après des couacs, certaines délibérations avaient été retardées. » nous dit Ouest France. Et, patatras, les copies ont eu du mal à passer dans les tuyaux du réseau, le système Santorin a semble t-il eu des failles. « Depuis jeudi après-midi, le site a été fortement ralenti jusqu’à planter complètement. Parfois, une seule copie a pu mettre cinq minutes à être numérisée. Un incident a été identifié jeudi à 18h30, lié à une erreur de manipulation, précise le ministère » relate France-Info.

Pour le bac, un établissement exige une tenue correcte selon d’obscurs critères. Une candidate en a fait les frais, raconte Libération. « Mercredi, au petit matin, Jeanne (1), élève de terminale, file à son lycée à Saint-Omer (Pas-de-Calais). La jeune fille s’apprête à passer, à 14 heures, sa première épreuve – celle de spécialité – de baccalauréat. Dans l’enceinte du lycée Alexandre-Ribot, Jeanne est stoppée par la direction de l’établissement. La jeune fille aurait une tenue «indécente», aux dires du proviseur Alain Prévost. »  

Autre débat : « Jugé trop libéral, le sujet de bac de SES fait polémique » titre Le Figaro-Etudiant. « Ce n’est pas la première fois que le programme de SES enseigné depuis 1967 agace. Sauf que par le passé, il a longtemps été jugé… trop à gauche. C’est ce que rappelle dans un article publié dans la revue Tracés, Sylvain David, ex-président de l’Association des professeurs de SES (Apses). »

Pendant ce temps là, la moulinette Parcours Sup continue. « En 2022, 627 000 lycéens scolarisés en France se sont inscrits sur Parcoursup et 96,7 % d’entre eux ont confirmé au moins un vœu hors apprentissage en phase principale. » précise la note du SIES établie par le Service statistique ministériel E.S.R.

Dessin de Besse, paru en p.3 du dernier numéro des Cahiers pédagogiques. N° 577 – Que nous apportent les méthodes ?

Ce système de sélection et la réforme du bac accroissent-ils le stress chez les lycéens ? Le Monde se penche sur la question (article réservé aux abonnés). « Pour la spécialiste du burn-out scolaire, Aline Vansoeterstede, la « sélection permanente » organisée par notre système éducatif conduit chez certains lycéens à un stress chronique renforcé par l’instabilité liée à la pandémie. » Dans un autre article réservé aux abonnés, le quotidien s’inquiète de « L’augmentation inquiétante des cas de « burn-out scolaire » chez les lycéens », « Alors que les élèves de terminale passent pour la première fois les épreuves d’enseignement de spécialité du baccalauréat, les enseignants s’alarment de l’anxiété provoquée notamment par le contrôle continu et l’orientation. »

Oui, il y a urgence à prendre soin de la jeunesse dans toute sa diversité. Cette semaine, un élève a mis fin à ses jours dans son établissement. Un de plus, un de trop. Puisse à notre tristesse succéder une prise de conscience et des actions.

Dans The Conversation, des chercheurs invitent à «Mettre le bonheur au centre de l’école républicaine ». Ils interrogent « Ne faut-il pas une certaine qualité de vie à l’école pour assurer les apprentissages ? N’a-t-on pas eu tort de longtemps opposer les efforts nécessaires pour apprendre et le plaisir de se rendre à l’école ? Le bien-être ne serait-il pas le besoin le plus fondamental pour former des citoyens instruits, épanouis et heureux ? » Miser sur le bonheur n’est-ce pas un beau programme pour remédier au mal-être qui se propage ?

La jeunesse nous invite aussi à la mobilisation pour entreprendre les transitions nécessaires face à l’urgence climatique, un combat pour une justice climatique, sociale et fiscale auquel nous invite Rita, une lycéenne engagée. La même révolte ressort de la vidéo virale de ces derniers jours qui répercute un appel à déserter. « A la tribune de la cérémonie de remise de diplômes des étudiants d’AgroParisTech, une prestigieuse école d’ingénieurs agronomes, Lola Keraron a dénoncé, samedi 30 avril, une “formation qui pousse globalement à participer aux ravages sociaux et écologiques en cours” avant de se livrer, avec ses camarades, à une critique en règle de l’agro-industrie et du capitalisme » raconte France-Info. « un discours au vitriol contre “une formation qui pousse globalement à participer aux ravages sociaux et écologiques en cours” » auquel Agro ParisTech a répondu dans un communiqué de presse : «Notre volonté est de contribuer à répondre aux défis posés par le changement global, les menaces sur la biodiversité ainsi que ceux d’une alimentation suffisante, saine et durable pour l’ensemble de la population. ». Dialogue de sourds ? France 3 est allée interroger des étudiants d’une autre école d’ingénieurs agronomes à Dijon. Les avis sont variés. « Je comprends les étudiants d’AgroParisTech qui disent qu’ils veulent fonder de micro-structures autonomes pour ne pas avoir d’impact sur la planète mais, pour certains élèves, c’est une aberration car cela n’aidera pas les petits agriculteurs enfermés dans le cercle vicieux de la course au rendement. »

Le débat ne concerne pas uniquement l’enseignement supérieur et les filières de l’agriculture et de l’alimentation. Il interroge tous les niveaux et secteurs de l’éducation. Ce samedi, le CRAP-Cahiers Pédagogiques organisait un webinaire autour de cette question. « Malgré un rapport du GIEC à nouveau alarmant, le sujet de l’écologie a été le grand absent de la campagne présidentielle finissante. Quels rôles peuvent jouer les enseignants dans l’émergence d’une prise de conscience nécessaire ? »

Claude Lelièvre se penche sur l’exercice démocratique chez les jeunes. «  La désaffection des jeunes envers la politique est importante. Elle touche les partis politiques comme les institutions et conduit à relativiser l’importance de la démocratie. Elle se traduit par des pratiques différentes : une abstention en moyenne supérieure de dix points par rapport au reste de la population. Un vote par intermittence ». Il invite à « repenser la démocratie scolaire. » à la lumière de l’histoire de l’éducation.

L’éducation dans le monde, terre de contrastes

Au Japon, une réforme révolutionne l’enseignement de l’histoire, non seulement sur les contenus mais sur la méthode. « Le nouveau programme comporte deux éléments novateurs. D’une part, c’est la première fois dans l’histoire du système d’enseignement secondaire public japonais (qui a vu le jour dans la seconde moitié du XIXe siècle) que l’histoire du Japon et l’histoire du monde sont officiellement intégrées dans un seul et même cours. D’autre part, il représente le passage d’un enseignement basé sur le contenu et centré sur la mémorisation par cœur à un apprentissage qui repose cette fois-ci sur les compétences des élèves et concentré sur l’acquisition et l’entretien d’aptitudes et d’attributs. »

Aux États-Unis, « L’éducation, nouveau champ de bataille politique ». La Croix le relate dans un article réservé aux abonnés :  « À Chattanooga, dans le Tennessee, on se bat pour rejoindre le « school board », le bureau élu qui supervise les écoles publiques au niveau du comté. La droite américaine, qui encourage les candidatures, accuse les enseignants d’« endoctriner » les enfants. Dans son collimateur, la lutte contre le racisme et la question du genre. »

Le Journal du Québec explique : « Avec ses écoles privées, ses projets particuliers sélectifs dans les écoles publiques et le programme régulier, le système scolaire québécois est devenu le plus inéquitable au Canada selon un rapport du Conseil supérieur de l’éducation (CSE) publié en 2016. » A quelques mois des élections provinciales, le mouvement « l’école ensemble » se mobilise et présente des mesures pour réduire les inégalités: « Au cœur de la proposition dévoilée lundi, figure la création d’un seul réseau d’écoles, où chaque élève fréquenterait l’établissement de son quartier. Ce serait donc la fin des écoles privées subventionnées telles qu’on les connaît : les écoles privées seraient financées à 100 % par Québec et gratuites pour tous. Dans un horizon de six ans, elles devraient accueillir exclusivement des élèves de leur bassin. »  

Sud-Ouest n’oublie pas les élèves afghanes privées d’école. « Depuis que les talibans ont pris le pouvoir en Afghanistan, les filles ne peuvent plus aller au collège et au lycée. En mars dernier, les talibans ont rouvert les établissements du secondaire aux filles, avant de les refermer quelques heures plus tard. »

Au Niger, face à la situation démographique alarmante, le président souhaite une plus forte scolarisation des filles. « Pour remédier à cette situation, le président, Mohammed Bazoum, a promis de généraliser la construction d’internats pour jeunes filles dont la scolarité sera totalement prise en charge par l’État. Le gouvernement a également lancé une campagne de sensibilisation auprès des chefs traditionnels pour combattre les mariages précoces, qui demeurent un fléau national. Selon l’Unicef, 76 % des filles sont mariées par leurs familles avant l’âge de 18 ans, dont 28 % avant l’âge de 15 ans, souvent pour des raisons économiques. » L’annonce se transformera t-elle en réalité ? A lire sur le site de France 24 .

 

Une revue de presse signée Monique Royer, concoctée avec l’aide de Bernard Desclaux , illustrée par Fabien Crégut et Yannick Besse

N° 577 – QUE NOUS APPORTENT LES MÉTHODES ?

Coordonné par Céline Walkowiak et Grégory Delboé, mai 2022

Dans quelle mesure la méthode s’impose-t-elle pour apprendre ou au contraire constitue-t-elle un obstacle voire une impasse ? Les méthodes, faut-il les transmettre ou les laisser se construire ? Et finalement, une éducation qui vise l’émancipation des sujets peut-elle se priver de méthodes ?

 

N° 576 – FORMER LES ÉLÈVES À LA COOPÉRATION

Coordonné par Sylvain Connac, Cyril Lascassies et Julie Lefort

Il ne suffit pas que quatre élèves travaillent ensemble pour qu’ils en tirent un bénéfice. Sans précautions spécifiques, la coopération peut même décourager les plus fragiles. Un des leviers pour que la coopération soit profitable à tous est la formation des élèves à la coopération, pour leur expliciter les attendus.