Les Cahiers pédagogiques sont une revue associative qui vit de ses abonnements et ventes au numéro.
Pensez à vous abonner sur notre librairie en ligne, c’est grâce à cela que nous tenons bon !
,

Revue de presse du dimanche 29 mai 2022

La nomination surprise de Pap Ndiaye au ministère de l’Education Nationale fait couler beaucoup d’encre et domine l’actualité. On parle encore du manque croissant d’attractivité du métier d’enseignant et d’autres choses…

Un nouveau ministre surprise

La nomination du nouveau ministre fait encore beaucoup parler cette semaine. On parle beaucoup de surprise, de symbole.
Pap Ndiaye, ministre de l’Éducation nationale: une «triangulation» qui surprend jusqu’à l’Élysée. Par Arthur Berdah
“Ses détracteurs sont plus nombreux que ses admirateurs. Y compris dans les couloirs de l’Élysée. Alors, autour d’Emmanuel Macron, tout le monde s’interroge sur les raisons qui ont conduit à un tel choix. Sans forcément trouver de réponse cohérente. Après avoir confié les rênes de l’Éducation nationale à Jean-Michel Blanquer cinq années durant – un record de longévité -, le président a profité du remaniement de vendredi pour propulser Pap Ndiaye rue de Grenelle. Un choix qui s’inscrit en rupture totale avec le quinquennat passé, au point de surprendre la plupart de ses proches.”
Pap Ndiaye, ministre de l’Education nationale: «Par-delà les étiquettes, un débat de fond légitime». Par Guillaume Tabard
“CONTRE-POINT – Parler d’un changement de pied radical de la part du chef de l’État n’est pas un jugement, mais un constat.
“La polémique est le meilleur agent de la notoriété. Universitaire reconnu mais inconnu de la plupart des Français, Pap Ndiaye est devenu le symbole du tout nouveau gouvernement Borne. Catalogué avant d’avoir parlé, jugé avant de s’être exprimé, dénoncé avant même d’avoir posé ses cartons au ministère de l’Éducation nationale.”

Qui est Pap Ndiaye ?  De traducteur à ministre de l’éducation nationale. Stéphanie Marteau
“Le 8 mai 1992, le nom du nouveau ­locataire de la rue de Grenelle fait une entrée discrète dans les colonnes du « Monde ».”
“Pap Ndiaye, spécialiste de l’histoire sociale américaine et directeur du Musée de l’histoire de l’immigration, est LA nomination surprise du gouvernement d’Elisabeth Borne. A 56 ans, il remplace à l’éducation nationale et à la jeunesse un Jean-Michel Blanquer jugé trop clivant. Le 23 mai, Le Monde, qui couvrait la passation de pouvoir, titrait dans le journal « Après Blanquer, Ndiaye ouvre une nouvelle ère », pour mieux souligner la volte-face idéologique qu’incarne le nouveau ­locataire de la rue de Grenelle.” Article réservé aux abonnés

Les Cahiers pédagogiques ont réagi aux  attaques ignobles à l’égard du nouveau ministre.
“Depuis sa nomination comme ministre de l’Éducation nationale, Pap Ndiaye fait l’objet d’attaques ignominieuses de personnalités et d’organes d’extrême droite (mais pas seulement). Si nous ne pouvons qu’être en situation d’attente concernant son action à venir, nous nous devons de condamner ces diatribes indignes et à caractère raciste.”

Pour « forger des esprits républicains », « il est temps de prendre la mesure du déficit démocratique » Tribune de Claude Lelièvre, historien de l’éducation.
“« Ministère de l’éducation nationale et de la jeunesse » : le large périmètre du poste auquel Pap Ndiaye vient d’être nommé est peut-être le révélateur de l’ambition du président pour l’école, à l’aube de ce second quinquennat. Une ambition pas si nouvelle, souligne, dans une tribune au « Monde », l’historien Claude Lelièvre, qui rappelle la place donnée à l’éducation morale et civique après la Libération.”

Après l’étonnement, les réactions. Cette nomination engendre des espoirs, des questionnements.
L’ancien ministre Jean-Pierre Chevènement s’inquiète. Il craint «l’enterrement» du bilan Blanquer
Dans un communiqué publié ce lundi, l’ancien ministre de l’Éducation nationale, fervent partisan de Jean-Michel Blanquer, redoute que l’école soit « désorientée » par l’arrivée du nouveau ministre dont la philosophie s’oppose à celle de son prédécesseur.” “« Il n’y a pas plus sûre méthode pour désorienter une grande institution comme l’Éducation nationale que de la confier tour à tour à deux ministres dont les philosophies de l’État s’opposeraient », a prévenu l’ancien ministre de François Mitterrand dans un communiqué. « C’est de cela que l’école a souffert depuis un demi-siècle, avec les résultats que nous voyons », a poursuivi Jean-Pierre Chevènement.”
Il faut dire qu’il en connaît quelque chose, ayant été nommé en remplacement de Savary par le même président.

Et les enseignants ? Craignent-ils, eux-aussi l’enterrement du bilan Blanquer ? Pas vraiment ! Dans cet article de NousVousIls, on peut voir qu’ils saluent le symbole, mais craignent la poursuite de la politique Blanquer qui est celle du président de la République.
Un changement de taille, Pap Ndiaye : le ministre qui écoute les syndicats…
“”Une écoute réelle”. Le 24 mai, Pap Ndiaye a reçu pour la première fois les syndicats de l’Education nationale, en commençant par les deux plus importants, la FSU et l’UNSA. Pap Ndiaye les a longuement écouté, rompant ainsi avec les pratiques de son prédécesseur. Si les syndicats ont pu insister sur les questions les plus urgentes, comme la rentrée ou la revalorisation, le ministre n’a rien laissé paraitre de ses intentions. Si ce n’est celle de maintenir le dialogue. Le ministre écoute. Mais peut-il s’écarter de la feuille de route élyséenne ?”
Et le premier acte du ministre a été apprécié. “C’est un geste fort de venir ici” : dans les coulisses du déplacement de Pap Ndiaye au collège de Samuel Paty, par Sonia Princet.
“Fraichement nommé ministre de l’Éducation, Pap Ndiaye a choisi pour première visite officielle le collège du Bois d’Aulne de Conflans Sainte-Honorine, l’établissement de Samuel Paty, assassiné en octobre 2020. Un geste apprécié par les professeurs.”

Et les chantiers qui attendent Pap Ndiaye sont énormes. Le premier est celui de l’égalité des chances des enfants.
L’égalité éducative, vrai défi pour le ministre de l’éducation, Pap Ndiaye
“La France est, parmi les grands pays de l’OCDE, celui où l’origine sociale pèse le plus sur la réussite des élèves. Dès lors, le rétablissement de la promesse républicaine d’égalité des chances apparaît comme la toute première mission du successeur de Jean-Michel Blanquer.”
« L’avenir des enfants issus de milieux défavorisés se joue aussi en dehors du temps scolaire » Tribune de Philippe Aghion, Economiste, professeur au Collège de France et de Emmanuel Combe, Economiste, professeur des universités à Skema Business School.
“Pour réduire les inégalités à l’école, les deux économistes proposent, en complément des internats d’excellence, qui ciblent seulement les collégiens et les lycéens, des externats d’excellence à destination des plus jeunes.” article pour abonnés que Philippe Watrelot résume parfaitement : “une seule solution : “l’exfiltration des meilleurs” pour justifier le mythe de la méritocratie… Et les autres ? démerdez vous !”
« Le chantier de l’égalité réelle doit être la grande mission de Pap Ndiaye »
Tribune, Louis-Georges Tin, Ancien président du Conseil représentatif des associations noires/CRAN
“A l’école, tout le monde est attaché à l’égalité, mais personne n’y travaille vraiment, constate Louis-Georges Tin, ancien président du Conseil représentatif des associations noires, dans une tribune au « Monde », qui appelle à ce que le souci de l’inclusion soit désormais pris en considération à tous les niveaux.”
L’égalité éducative, vrai défi pour le ministre de l’éducation, Pap Ndiaye
“La France est, parmi les grands pays de l’OCDE, celui où l’origine sociale pèse le plus sur la réussite des élèves. Dès lors, le rétablissement de la promesse républicaine d’égalité des chances apparaît comme la toute première mission du successeur de Jean-Michel Blanquer.”

Mais cette semaine, la nomination de Jean-Marc Huart a douché les enthousiasmes.

Jean-Marc Huart, un proche de Blanquer aux côtés de Pap Ndiaye
“Le recteur de la région académique Grand-Est est connu pour sa proximité avec Jean-Michel Blanquer.”
“”Il a la qualité de bien connaître le système éducatif, et sera un atout important pour son ministre qui, bien qu’il connaisse sûrement les questions d’éducation, n’est pas au fait du fonctionnement de la maison”, réagit Stéphane Crochet, secrétaire général du syndicat des enseignants de l’UNSA, deuxième organisation du premier et du second degré. “C’est quelqu’un qui est respecté au sein de l’Education nationale, et qui en connaît bien les rouages”, abonde une ancienne cheffe de cabinet.”
Jean-Marc Huart, la ligne Blanquer sur la route de Pap Ndiaye
“Il était notamment impliqué dans le scandale Avenir Lycéen, du nom du syndicat largement subventionné par la rue de Grenelle pour défendre la politique du gouvernement. “
Jean-Marc Huart directeur du cabinet de Pap Ndiaye
“Le retour de Jean-Marc Huart au ministère est-ce le retour du blanquerisme rue de Grenelle ? La question enflamme les réseaux sociaux. Si JM Huart a bien été un maillon important de la politique blanquérienne, son retour ne signifie pas pour autant celui de JM Blanquer. Mais il pose d’autres questions.”
A l’Education nationale, un proche de Jean-Michel Blanquer comme directeur de cabinet du nouveau ministre
“Jean-Marc Huart, le recteur de l’académie de Nancy-Metz et de la région académique Grand Est, sera le directeur de cabinet du nouveau ministre de l’Education nationale, Pap Ndiaye. Proche de Jean-Michel Blanquer, perçu par certains comme un vice-ministre, l’ex-numéro deux du ministère incarne une « ligne » gouvernementale qui « n’a pas changé ».” Par Marie-Christine Corbier.

Le dessin de Fabien Crégut

 

Un défi immense

C’est un défi immense qui attend le ministre. L’école est en crise.

L’école et ses professeurs à bout de souffle : urgence vitale à l’école
“Nous assistons aujourd’hui, dans un silence assourdissant, à une grave crise à l’École. Le nombre des candidats aux concours de l’enseignement s’est effondré : ce qui annonce à court terme une pénurie de professeurs. Cette crise des « vocations », doit nous alerter sur une crise du métier et plus largement sur une crise de l’École.” Par Djéhanne GANI

Recrutements de profs: face à la pénurie, des exigences revues à la baisse? Article réservé aux abonnés.
Résultat de la diminution du nombre de candidats, les pourcentages d’admissibilité augmentent. Si le niveau n’est pas forcément plus faible, les attentes des jurys sont davantage ciblées sur la capacité à tenir une classe.”
Manque de profs: la grande vacance. Article réservé aux abonnés
“Cette année encore, les chiffres des recrutements des enseignants inquiètent. Une baisse «mécanique», objecte le ministère, puisque les conditions d’admission aux concours viennent de changer. Dans le même temps, la contractualisation croissante de la profession concentre les critiques.”

Chez les enseignants, le moral est en berne, voire pire.
Education : fatigués, en colère, voire déprimés, seuls 22% des enseignants recommanderaient leur métier aux plus jeunes
“Selon une étude menée par Unsa Education auprès de 43 000 enseignants, seuls 22% d’entre eux recommanderaient aujourd’hui leur métier aux plus jeunes. Ils sont cependant 92% à dire aimer leur profession.” Article rédigé par Valentin Houinato – franceinfo.
“Ce métier nous bousille” : le burn out généralisé des enseignants
“Manque de considération, sentiment de solitude… Nombreux sont les professeurs à subir leurs conditions de travail. De quoi éteindre, souvent, l’envie d’enseigner.”

La délicate question du recrutement des profs, entre autonomie et égalité.
“La quête pour un système qui retiendrait les candidats se poursuit. Les départs massifs à la retraite combinés à un faible taux de natalité ont contribué à une pénurie de personnel un peu partout. Conséquemment autant dans le milieu de la restauration que de l’enseignement, les postes n’arrivent pas à se pourvoir. En 2021, les candidats reçus aux différents concours n’ont pas réussi à diminuer significativement ce déficit. Tous essaient de rendre le recrutement dans le milieu de l’éducation plus attirant dans un contexte où plusieurs professionnels décrochent au bout de quelques années, parfois même après une seule !” Par Alexandre Roberge.

Et pourtant…
Témoignages
Ils veulent devenir profs: «Je veux former des futurs citoyens qui peuvent s’émanciper»
Trois admissibles expliquent à «Libé» pourquoi ils veulent faire ce métier malgré les difficultés.

Supérieur

Gouvernement : 3 choses à savoir sur Sylvie Retailleau, la Niçoise nouvelle ministre de l’Enseignement supérieur
“De grands défis. Elle va devoir s’atteler à la très risquée réforme des bourses sur critères sociaux, sur lequel le précédent gouvernement avait calé.
Sylvie Retailleau devra aussi trouver des solutions pour le financement de la recherche, elle-même dans une situation compliquée.”

Chloé Le Dantec sur Nousvousils rassemble les réactions à la nomination de la nouvelle ministre. Sylvie Retailleau à l’Enseignement supérieur : étudiants et universitaires réagissent.

Classes prépa : pourquoi les effectifs baissent en prépa alors que les écoles de commerce se développent fortement ?
“3 questions à Alain Joyeux Président de l’APHEC (association des professeurs des classes préparatoires économiques et commerciales) qui réagit à la baisse du nombre d’étudiants en classes prépa aux grandes écoles.”

Lutter contre la triche dans l’enseignement supérieur : la sanction ne suffit pas, par Yoann Bazin, Professeur en Ethique des affaires, EM Normandie.
“Le basculement de l’enseignement supérieur vers le numérique, fortement accéléré par la pandémie et ses contraintes sanitaires, soulève des enjeux éthiques majeurs en matière de triche et de plagiat. Or « on ne peut pas résoudre les problèmes actuels d’intégrité avec les outils du passé. Le droit et les règlements universitaires ne sont pas adaptés », comme l’affirmait Michelle Bergadaà à l’occasion de la labellisation par la Fondation nationale pour l’enseignement de la gestion des entreprises (FNEGE) de son ouvrage L’urgence de l’intégrité académique, coordonné avec Paulo Peixoto.”

Métavers dans l’enseignement supérieur : « il y a une vraie volonté de créer une expérience collaborative »
“Avec l’arrivée des métavers, c’est une nouvelle ère qui s’ouvre pour l’enseignement supérieur. Entre immersion, personnalisation et professionnalisation accrue des parcours de formation, quels bénéfices les étudiants de demain tireront-ils des mondes virtuels ? Réponses d’Anne-Charlotte Monneret, directrice générale d’EdTech France, et d’Olivier Lamirault, directeur Innovation & technologies éducatives à l’EM Normandie qui lancera prochainement son propre monde virtuel.”

Divers

L’illettrisme demeure : une bonne raison de changer l’école !
“Le rapport de la mission prospective sur l’illettrisme montre les résultats préoccupants d’une organisation scolaire qui peine à réduire ce phénomène, par une sorte d’ « impensé pédagogique ». Mais si l’on déplie cet impensé, on en vient à questionner le curriculum français et à souhaiter sa profonde transformation, comme le fait le CICUR.” Jean-Pierre Veran, formateur, expert associé France Education International (CIEP), membre professionnel laboratoire BONHEURS, CY Cergy Paris Université.
Education : 5% des jeunes de 16 ans sont dans une situation d’illettrisme en France
“Un rapport de l’Education nationale, rédigé par l’Inspection générale de l’Education, du sport et de la recherche, vient d’être publié. Il pointe un déficit de prise en charge de l’illettrisme.”
Article rédigé par Noémie Bonnin

In Memoriam André Antibi
“Alors que la lutte contre l’échec scolaire reste une priorité pour l’école française, elle perd un de ses plus ardents combattants avec le décès d’André Antibi. Père de la “constante macabre”, animateur infatigable du MCLCM, André Antibi a défendu jusqu’au bout sa vision pédagogique. Il s’est éteint le 20 mai 2022 à l’âge de 77 ans au terme d’une vie bien remplie où il aura fait preuve de talents exceptionnels comme mathématicien, pédagogue, écrivain et musicien.”
Sud-Ouest : André Antibi, pourfendeur de l’échec scolaire, est décédé
“Le professeur émérite à l’université Paul-Sabatier de Toulouse est décédé à l’âge de 78 ans. Il avait identifié « la constante macabre », cette pression sociale qui contraint les enseignants à ne pouvoir s’empêcher de mettre des mauvaises notes.”

Ascenseur social, réussite républicaine : “L’idée qu’on est tous uniquement le produit de la reproduction sociale, c’est très largement faux”
La réussite républicaine avec les notions d’ascenseur social, de méritocratie. Sont-elles encore un modèle auquel on peut croire ? C’est la question de société posée aujourd’hui au sociologue Jean Viard quelques jours après la nomination d’Elisabeth Borne au poste de Première ministre.

Nos enfants méritent mieux que la méritocratie
CARTE BLANCHE à Saïd Benmouffok, professeur de philosophie
“CHRONIQUE DE LA BATAILLE CULTURELLE. L’idée d’une orientation plus précoce pour les élèves les moins doués scolairement revient dans le débat. Problème : est-on « moins doué » parce qu’on est moins méritant ou parce qu’on est né dans un milieu moins favorisé ?”

Les enfants dits HPI sont-ils naturellement plus intelligents que les autres ? Et pourquoi ce titre est-il devenu si prisé de certains parents ? Le chercheur Wilfried Lignier pose la question.
“Le diagnostic reconnaissant un haut potentiel intellectuel (HPI) s’inscrit-il dans le cadre de stratégies éducatives, en particulier celles des classes supérieures qui cherchent à obtenir divers sauf-conduits scolaires pour leur enfant ? C’est l’hypothèse de Wilfried Lignier, sociologue au CNRS, pour qui faire reconnaître comme surdoué son enfant permettrait d’augmenter son pouvoir face à l’école. Pour lui, l’idée même d’intelligence est devenue éminemment politique… Wilfried Lignier, auteur de La petite noblesse de l’intelligence (éditions La Découverte), étudie depuis plus de 10 ans les domaines de l’enfance, de l’école et de la médicalisation. Interview.”

« L’école doit être conçue aussi pour les pauvres ! »
“Pour que la France cesse d’être le cancre de l’Europe en matière d’inégalités scolaires, la gauche doit assumer de refonder une école pensée par et pour les élites, estime Jean-Paul Delahaye, ancien numéro 2 du ministère de l’Education nationale.” Par Propos recueillis par Gurvan Le Guellec

Métavers et enseignement : gadget ou vraie innovation pédagogique ? Par Laura Makary
DECRYPTAGE // “Les mondes virtuels se déploient aujourd’hui aussi dans les écoles. Avec une question : les étudiants peuvent-ils mieux apprendre dans le métavers ?”
“C’est un cours dont ils se souviendront ! Chaque semaine, 263 étudiants de l’université de Stanford se sont retrouvés durant tout un semestre pour étudier la communication. Jusqu’ici, rien de bien original. Sauf que leur point de rendez-vous n’était pas dans un amphi, mais dans le métavers ! Semaine après semaine, armés d’un casque de réalité virtuelle, ces étudiants ont travaillé et échangé, plongés dans un monde parallèle depuis leur domicile, en lien avec le laboratoire de recherche « Virtual Human Interaction Lab » de l’université.”

Education : « Améliorer les performances du système éducatif sans creuser les déficits sera un des défis du quinquennat »
Tribune de Pierre-André Buigues, professeur émérite, TBS Education. ancien conseiller économique à la DG concurrence à la Commission européenne, et Denis Lacoste, professeur de management , TBS Education.
Après avoir montré que l’enseignement français pèse 0,8 point de PIB de plus qu’en Allemagne, les deux économistes Pierre-André Buigues et Denis Lacoste exposent, dans une tribune au « Monde », quatre mesures qui amélioreraient l’éducation, sans augmentation des coûts.”

Les débats éducatifs CRAP : “Urgences climatiques, urgences pédagogiques” 14 mai 2022 .

Ailleurs

La réforme de l’enseignement qualifiant signe-t-elle la fin de certaines options de formation ?
“Avec la mise en œuvre du pacte d’excellence et le tronc commun, l’enseignement qualifiant sera réformé. Le texte de cette réforme n’est pas encore fixé, ni voté, mais il inquiète déjà les acteurs de terrain. Avec quelles conséquences ?” En Belgique.

19 enfants tués dans une école primaire au Texas : ce que l’on sait
“Un homme de 18 ans qui a ouvert le feu dans une école primaire du Texas mardi, avant d’être abattu, avait annoncé ses intentions sur Facebook. Le bilan est de 19 enfants morts et deux enseignants. Le pays est sous le choc.”
Le Texas pleure ses enfants morts, la colère gronde aux Etats-Unis
“Accablées de chagrin, des centaines de personnes se sont rassemblées pour pleurer les 19 enfants et les deux enseignantes victimes d’un effroyable massacre dans leur école d’Uvalde, au Texas, commis par un jeune homme de 18 ans à l’aide d’un fusil d’assaut acheté légalement.”

Guerre en Ukraine : “Pour continuer à enseigner, on doit corriger le contenu de nos cours”, l’étau du Kremlin se resserre sur les universités
“Après la presse et la liberté d’expression, l’enseignement supérieur russe passe petit à petit sous contrôle du pouvoir. Les universités, et ce qu’elles enseignent, sont particulièrement surveillées par le Kremlin.”
Article rédigé par franceinfo, Radio France.

Géraldine Duboz

N° 577 – QUE NOUS APPORTENT LES MÉTHODES ?

Coordonné par Céline Walkowiak et Grégory Delboé, mai 2022

Dans quelle mesure la méthode s’impose-t-elle pour apprendre ou au contraire constitue-t-elle un obstacle voire une impasse ? Les méthodes, faut-il les transmettre ou les laisser se construire ? Et finalement, une éducation qui vise l’émancipation des sujets peut-elle se priver de méthodes ?

 

 

 

N° 576 – FORMER LES ÉLÈVES À LA COOPÉRATION

Coordonné par Sylvain Connac, Cyril Lascassies et Julie Lefort

Il ne suffit pas que quatre élèves travaillent ensemble pour qu’ils en tirent un bénéfice. Sans précautions spécifiques, la coopération peut même décourager les plus fragiles. Un des leviers pour que la coopération soit profitable à tous est la formation des élèves à la coopération, pour leur expliciter les attendus.