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Revue de presse 15 Février 2026

Le ministre de l’Education nationale s’adresse aux… parents. Et cette lettre a fait le tour des médias. Donc, si on compte sur vous, on compte aussi les jours (de vacances), mais aussi les postes de personnels pour la prochaine rentrée. Mais on cherche également à comprendre et vous trouverez de nombreux articles explorant diverses pistes et toutes nos rubriques habituelles. Parcoursup mobilise toujours l’attention, des discussions législatives concernant l’enseignement supérieur privé démarrent aux Sénat, et les préoccupations autour de l’IA sont toujours aussi chaudes.

 

L’adresse aux parents

Donc aux violences le ministre s’adresse aux parents. Pour ceux qui ne l’ont pas lu, la voici : Lettre d’Édouard Geffray aux parents d’élèves | Ministère de l’Éducation nationale. “Le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a adressé une lettre à l’ensemble des parents d’élèves jeudi 12 février 2026.”

Et la presse et les médias relaient. Et en discutent.

«Tout ne dépend pas de l’école»: plus de 520 élèves ont été interceptés avec un couteau en 2025, selon le ministre de l’Éducation nationale. Le Figaro. “«Tout ne dépend pas de l’école»: plus de 520 élèves ont été interceptés avec un couteau en 2025, selon le ministre de l’Éducation nationale.” Par Jeanne Durieux

Violence : le ministre appelle à un « sursaut collectif », sans moyens pour l’école ? Café pédagogique. “Dans une lettre adressée aux parents d’élèves du public et du privé sous contrat jeudi 12 février, le ministre Geffray appelle à un « sursaut collectif » face au fléau de la violence et du harcèlement à l’école. Il insiste sur une conviction : éduquer est une affaire collective. La question des « écrans », à la maison comme dans la société, tout comme celle de la violence, nous le rappelle chaque jour.

La lettre aux enseignants d’Edouard Geffray : une lettre historique ? Café pédagogique . “De la lettre aux professeurs du ministre à l’appel du Café pédagogique… Une lettre du ministre Geffray aux ensiegnants, et ce n’est pas la première rappelle l’historien Claude Lelièvre dans sa chronique : « On en connaît au moins deux, historiques à l’évidence : celle du ministre de l’Instruction publique François Guizot en 1833 et celle du ministre de l’Instruction publique Jules Ferry en 1883 ». «Le ministre de l’Education nationale Edouard Geffray peut conclure sur l’importance encore accrue des professeurs que certains pourront prendre comme de l’ordre d’une rhétorique facile » écrit-il, invitant les professeurs à « faire face et avancer […] avec esprit d’invention et de combativité. Par exemple, en participant activement à l’appel du Café pédagogique pour « Notre Ecole 2027 : Construisons ensemble un vrai projet éducatif global ».”

Violence à l’école : le ministre de l’éducation nationale, Edouard Geffray, écrit aux parents d’élèves pour appeler à un « sursaut collectif » Le Monde et AFP.

Violence à l’école : le ministre de l’Éducation écrit une lettre aux parents d’élèves – La Voix du Nord

La République à double vitesse : celle des dossiers, et celle des enfants. Café pédagogique. « Une société se juge à la façon dont elle traite ses enfants. Et aujourd’hui, certains de nos élèves n’ont même pas un lit pour réviser » écrit Meryam Ennouamane Jouali. « L’institution scolaire travaille à fabriquer du commun, pendant que d’autres rouages de l’État produisent de l’instabilité » estime la professeure de lycée professionnel à Strasbourg. Dans ce texte, elle rappelle que les élèves sont des enfants, qui pour certains ont des conditions de vie difficiles : « l’école accueille des élèves. L’administration gère des dossiers. Entre les deux, il y a des enfants qui grandissent. »

On compte, on calcule

Des vacances d’été trop longues ? Le ministre de l’Éducation nationale Édouard Geffray estime sur RTL qu’elles ne devraient pas dépasser « 4 à 6 semaines ». RT“Le président de la République s’est de nouveau dit « favorable » à une modification des rythmes scolaires au collège et au lycée, avec notamment une réduction des vacances d’été. Dans RTL Matin, ce lundi 9 février, Édouard Geffray juge que ce sujet devra être tranché en 2027.”

Gonflettes de Macron et Geffray à propos des vacances d’été | Le Club. “La durée des vacances scolaires estivales n’atteint pas deux mois et demi voire trois mois comme l’a prétendu le chef de l’État et il n’est nullement établi qu’elles entraîneraient une perte d’un mois d’apprentissage pour les élèves les plus défavorisés comme l’a soutenu le ministre de l’Education nationale.” Claude Lelièvre

762 suppressions dans l’enseignement privé. Café pédagogique. “A la rentrée 2026, ce sont 762 suppressions dans l’enseignement privé. Avec les 3256 postes supprimés dans l’enseignement public, « on arrive bien à la suppression des 4000 postes annoncée par E.Geffray le 18 octobre dernier », écrit la CGT Educ’action dans un communiqué publié en fin de semaine dernière.

Famille, carrière, revenus : le déclassement silencieux des enseignants. Café pédagogique. “Plus souvent parents, plus fréquemment en couple, mais aussi plus exposés aux interruptions de carrière et à un niveau de vie inférieur à celui des autres cadres de la fonction publique d’État, les enseignants cumulent les fragilités. Derrière l’image d’une profession stable se dessine un déclassement progressif, particulièrement marqué pour les femmes et les familles nombreuses.”

Faut-il encore faire redoubler les élèves ? La lettre du CSEN. “À la Une ! Le redoublement repose sur l’espoir qu’une année supplémentaire permettra à l’élève de reprendre pied et de mieux réussir que s’il n’avait pas redoublé. En net recul ces vingt dernières années, il réapparaît comme un recours pour aider les élèves à surmonter leurs difficultés. Mais est-ce vraiment une solution efficace ? Et, à défaut, quelles seraient les alternatives pour qu’aucun élève ne soit laissé pour compte ?

Et certains ne comptent pas. Le Monde . « Notre système éducatif met de côté les enfants touchés par la grande pauvreté ». Le Monde. “Marie-Aleth Grard, présidente d’ATD Quart Monde, revient, dans un entretien au « Monde », sur une expérimentation mise en place en primaire pour sensibiliser à la ségrégation sociale à l’école.”Propos recueillis par Sylvie Lecherbonnier

Mais on cherche aussi à comprendre

Et la palette des préoccupations est très large.

Bientôt des IA-IPR venant de l’enseignement privé : les textes sont prêts.  Café pédagogique. “Les textes visant à ouvrir l’accès au concours d’IA-IPR aux maîtres de l’enseignement privé sous contrat seraient d’ores et déjà prêts au ministère. L’information a été rendue publique par le SPELC (Syndicat Professionnel de l’Enseignement Libre Catholique), qui s’en félicite dans un courrier publié sur son site à la suite d’une audience avec le ministre, le 2 février dernier. Cette annonce, faite sans concertation préalable avec les inspecteurs et leurs représentants, suscite une vive incompréhension chez ces derniers, tant de fond que de méthode. Ils dénoncent le mépris du dialogue social.”

Qu’est-ce que tu fous au lycée pro ? Christine, Nadia… toutes celles, tous ceux qui accompagnent. Café pédagogique. “Dans sa série sur l’enseignement professionnel, le Café pédagogique vous propose de partager « une tranche de vie » d’un lycée professionnel à partir de l’inclusion. L’inclusion illustre une des « faiblesses de l’institution : les injonctions multipliées et les classes surchargées, qui n’ont pas permis aux enseignants de repérer assez tôt les besoins, de les anticiper, et de mieux s’adapter. Il est là le véritable enjeu de l’inclusion. Le nombre de ces élèves est croissant, leurs besoins grandissants, et le manque d’AESH est criant. Mais comment recruter dans un métier que l’on refuse de considérer ? »

Cités éducatives : un programme ambitieux à marche forcée. Café pédagogique. “Quel bilan pour les Cités éducatives ? Lancé en 2019, le programme des cités éducatives entend renforcer la prise en charge des jeunes de 0 à 25 ans vivant dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV). Copiloté par l’ANCT et la DGESCO, le dispositif repose sur une gouvernance tripartite — préfecture, éducation nationale et commune — appuyée par des financements dédiés à l’ingénierie et aux actions locales. Son objectif central : mieux coordonner les nombreuses actions éducatives déjà existantes.”

Parcours scolaire, diplôme, parentalité… le haut-commissariat à la Stratégie analyse les mécanismes de la « pauvreté en héritage ». Banques des territoires. “La pauvreté sévère à l’entrée au collège laisse une « empreinte » claire sur la situation des jeunes adultes qui l’ont connue : ils sont moins diplômés, plus souvent déjà parents et en situation de décrochage vis-à-vis de la formation et de l’emploi. Souvent davantage diplômées que les hommes, les jeunes femmes sont encore plus fragilisées, en partie du fait de la parentalité.”

Compétences psychosociales en formation : encore des mots, toujours des maux… – Les Cahiers pédagogiques. “Les compétences psychosociales sont partout. Entre qualités personnelles, comportements attendus et performances ponctuelles, le vocabulaire brouille souvent plus qu’il n’éclaire. En attendant la parution du dossier qui leur sera consacré, dans le n° 604 des Cahiers pédagogiques à paraitre fin février, clarifions quelques mots clés pour sortir des fausses évidences, et réinterrogeons ce que pourrait être former aux CPS.”

 Orientation 

Coucou, c’est le retour d’AFFELNET à Paris…

«Un 15 ne vaudrait plus un 20» : le rectorat de Paris envisage de renoncer à certains aspects de la réforme d’Affelnet. “INFO LE FIGARO – Ces changements n’ont pas encore été validés définitivement. Les parents d’élèves de 20 collèges parisiens lui demandent par ailleurs de revenir sur d’autres points controversés de la réforme.”

Et les effort pour mettre en oeuvre le Plan avenir se poursuivent.

Education à l’orientation : l’Onisep propose des formations. Café pédagogique. “Dans le cadre de la mise en œuvre de la politique nationale d’orientation, l’Onisep conçoit et met à disposition une offre nationale de formations permettant aux équipes éducatives de développer leurs connaissances et leurs pratiques professionnelles en éducation à l’orientation. Neuf parcours de formation sont actuellement disponibles en libre accès sur Magistère.”

Mais pas d’inquiétude, le vrai problème concernant l’orientation, c’est Parcoursup !

« J’ai cru m’être trompé » : comment ces détours d’orientation ont fini par payer – Digischool Média. “Sur Parcoursup, la réorientation reste souvent vécue comme un aveu d’échec. Pourtant, chaque année, une part importante des dossiers concerne des étudiants qui changent de voie après une première tentative infructueuse. Derrière ces parcours non linéaires, les mêmes ressorts reviennent : un choix initial contraint, une prise de conscience, puis un détour qui permet, finalement, de trouver sa place.”

Parcoursup révélateur des tensions de l’enseignement supérieur public – Fédération CFDT Éducation Formation Recherche Publiques. “Accès aux études, conditions de travail et justice sociale : les enjeux de parcoursup vus par la CFDT Education Formation Recherche Publiques. Mise en place en 2018, Parcoursup s’est imposée comme la porte d’entrée quasi unique vers l’enseignement supérieur. Chaque année, près de 800 000 candidat·es, lycéen·nes et étudiant·es en réorientation, y formulent des vœux d’orientation. Pour la CFDT, Parcoursup n’est ni un simple outil technique, ni la source unique des difficultés rencontrées par les candidat·es et les personnels. Depuis son lancement, notre organisation syndicale souligne que la plateforme met au jour des déséquilibres anciens : manque de places dans le supérieur public, inégalités sociales face à l’orientation et pression croissante sur les personnels chargés de faire fonctionner le système.”

Parcoursup : les dérives du secteur privé lucratif dans le viseur | Les Echos. “La proposition de loi du sénateur PS Yan Chantrel a de bonnes chances d’être adoptée, ce mercredi. Elle vise à protéger les étudiants de pratiques commerciales abusives.” Mais s’y attaquer par le droit de rétractation n’est peut-être pas la bonne solution.

Moins de propositions, peu de choix d’orientation : Parcoursup est-il fait pour les bacs pro ? – L’Etudiant – Educpros. “Alors que les bacheliers issus de la voie professionnelle sont de plus en plus nombreux à s’inscrire sur Parcoursup, ils semblent moins bien lotis que les autres candidats. Fatalité ou améliorations possibles ? EducPros a enquêté.

Petits rappels. L’orientation, en France repose sur les pratiques d’évaluation.

“Les tests, c’est le cadre de mon travail” : une controverse ordinaire en RASED. Café pédagogique. “Nos recherches ne donnent que rarement la parole à des enseignant·es du RASED, encore moins à des psychologues scolaires. Pourtant, comme dans tous les métiers, si certaines décisions relèvent de routines professionnelles, d’autres nécessitent de véritables arbitrages qui parfois peuvent donner lieu à des controverses. C’est le cas lorsque Claire commente le travail de son collègue Vincent lors d’une réunion d’équipe. Elle démarre sur la question des tests qui occupent une très grande partie de leur activité, notamment la sienne.

À niveau égal, appréciation égale ? Comment les appréciations scolaires varient en fonction du sexe des élèves | Institut des politiques publiques – IPP. “Le pôle éducation de l’IPP publie ce mardi 13 janvier 2026 une nouvelle note sur le sujet des inégalités de genre à l’école. Cette note s’appuie sur l’étude statistique des bulletins scolaires remis à plus de 600 000 lycéens de terminale scientifique au cours de la période 2013-2017. Elle révèle des différences dans les appréciations selon le genre de l’élève. Ses autrices sont Pauline Charousset (IPP) et Marion Monnet (Université Bourgogne-Europe, IPP).”

Le blog de Bernard Desclaux » Blog Archive » Du contrôle continu aux algorithmes : la note comme matière première du tri. “Cinquième post d’une série sur la notation dans le système scolaire français. On a longtemps cru que la note servait à rendre compte des apprentissages. Avec la généralisation du contrôle continu et l’installation de dispositifs d’affectation automatisés, elle devient la matière première d’un immense travail de tri[1]. Derrière chaque moyenne affichée sur un bulletin, il y a désormais des barèmes, des circulaires et des algorithmes qui transforment ces chiffres en trajectoires scolaires.

Le blog de Bernard Desclaux » Blog Archive » La note : ce qu’elle cache et ce qu’elle révèle. “Sixième post d’une série sur la notation dans le système scolaire français. La note scolaire fonctionne de manière profondément paradoxale. D’un côté, elle cache les conditions réelles qui la rendent possible. De l’autre, elle rend visible un travail autrement invisible. Ces deux dimensions — ce qu’elle occulte et ce qu’elle dévoile — expliquent à la fois son pouvoir et l’attachement des enseignants à défendre cette pratique[1].

Du côté du Sup’

Le Conseil des Rectrices et Recteurs vient de publier :  20260204_Communiqué_Le_CRef_se_dit_inquiet_des_dérives_actuelles….pdf. “Le CRef se dit inquiet des dérives actuelles qui sapent un des fondements de notre démocratie : l’Université Le CRef exprime sa vive préoccupation face aux attaques de plus en plus fréquentes contre les Universités, qui fragilisent l’un des fondements essentiels de toute société démocratique. Si ces attaques prennent des formes diverses – campagnes de discrédit sur les réseaux sociaux visant des chercheurs ou des institutions, remise en cause publique de l’expertise scientifique, pressions politiques ou budgétaires sur certains domaines de recherche, tentatives d’ingérence dans les contenus d’enseignement, ou encore stigmatisation médiatique de champs d’étude jugés « idéologiques » –, elles ont en commun de viser ce que l’université représente : un lieu de débat, de doute, de critique et de recherche. Dans un contexte de polarisation politique et de tensions sociétales, certains acteurs cherchent soit à imposer leurs propres récits, soit à faire taire ceux des autres.

France Universités et le Medef s’associent pour renforcer les liens entre universités et entreprises. MEDEF. “France Universités et le Medef ont signé, ce jeudi 12 février à Paris, une convention de partenariat affirmant leur volonté commune de renforcer le rôle stratégique de l’enseignement supérieur et de la recherche dans le développement économique, social et culturel du pays. Avec près de 2 millions d’étudiants et quelque 3 000 laboratoires de recherche, les universités constituent un maillon essentiel de la formation et de l’innovation au service des entreprises. Le lien entre les établissements et le monde économique est indispensable pour répondre aux besoins de compétences et accompagner les transitions dans chaque territoire. Cette convention entre France Universités et le Medef vise à structurer et intensifier cette coopération, en plaçant les entreprises au cœur des dynamiques de formation et de recherche portées par les universités. La valorisation du doctorat figure parmi les priorités de ce partenariat. Insuffisamment reconnu en France, où la population active ne compte qu’environ 1 % de docteurs, contre 2,1 % aux États-Unis et 1,9 % en Allemagne, le doctorat représente pourtant un atout majeur pour l’innovation des entreprises. Il renforce leur capacité de recherche et facilite les liens entre recherche publique et secteur privé.

Une prochaine législation du secteur de l’enseignement supérieur privé est en préparation.

Le Sénat s’attaque aux pratiques abusives de l’enseignement supérieur privé. La Croix. “Une proposition de loi visant à un meilleur encadrement de l’enseignement supérieur privé à but lucratif devait être examinée ce mercredi 11 février 2026 au Sénat. De son côté, le gouvernement a choisi une procédure accélérée pour un projet de loi portant sur une thématique similaire, qui sera inscrite à l’ordre du jour en avril.”

Enseignement supérieur : les socialistes montent au créneau contre les dérives du secteur privé lucratif. Public Sénat. “Dans leur niche parlementaire, les sénateurs socialistes Yan Chantrel et Adel Ziane défendent, mercredi 12 février, deux propositions de loi sur l’enseignement supérieur. L’une vise à encadrer les pratiques commerciales des établissements privés lucratifs ; l’autre à mieux protéger la liberté académique, jugée fragilisée.”

L’enseignement supérieur objet de deux lois au Sénat, sur la liberté académique et les fraudes dans le privé. Le Monde. “Les socialistes ont profité de leur niche pour faire adopter deux textes, mercredi 11 février, l’un visant à contrer des abus d’établissements privés lucratifs, l’autre à mieux protéger la liberté académique des enseignants-chercheurs et chercheurs.” Par Soazig Le Nevé

« Les étudiants ne sont pas des marchandises » : le débat sur la régulation de l’enseignement supérieur privé démarre au Parlement | Mediapart. “Une proposition de loi, prélude à un texte gouvernemental à l’Assemblée nationale promis par le ministre Philippe Baptiste, vient d’être adoptée au Sénat. Il y a urgence, tant les dérives du privé lucratif sont grandes. Mais deux philosophies s’affrontent.” Mathilde Goanec

 

Les Zécrans et l’IA

Quel est ce nutri-score du numérique défendu par Najat Vallaud-Belkacem ? Café pédagogique.  “Former des élèves capables de discernement dans un environnement numérique omniprésent sans céder ni au rejet technophobe ni à la fascination aveugle : tel est l’objectif de l’« éducation numérique raisonnée » défendue par Najat Vallaud-Belkacem. Dans cet entretien, la nouvelle conseillère à la Cour des Comptes plaide pour une reprise de contrôle collective et individuelle sur des outils conçus pour capter l’attention, appelle à une formation renforcée des enseignants et à une régulation plus ambitieuse.

Antoine Foucher, président du cabinet Quintet sur l’IA : « Tous les étudiants vont devoir apprendre à s’en servir ». “ENTRETIEN – Le spécialiste des questions sociales mesure l’importance de l’IA et de sa maîtrise pour les futurs diplômés. Mais il leur restera à savoir « donner du sens aux outils ».” Propos recueillis par Théo Haberbusch

« La durée de validité d’un savoir se compte parfois en mois » : comment l’IA bouleverse les diplômes. “Dans un monde où les compétences techniques se périment plus vite que jamais, la promesse des diplômes est bouleversée. Partout, les établissements tentent d’adapter leurs formations.” Théo Haberbusch

De la délégation à l’amplification : quand l’IA générative reconfigure nos façons d’apprendre. Par Olivier Las Vergnas, Christophe Jeunesse et Dina Adinda. Formation et passage à l’action. Action publique. Recherche et pratiques.  2025/2 N° 25. Institut de la gestion publique et du développement économique (IGPDE). “Cet article interroge les transformations contemporaines de la formation des adultes à l’ère de l’intelligence artificielle générative (IAG). Après avoir souligné les bouleversements récents liés à la pandémie de Covid-19 et la généralisation des solutions de formation continue à distance ou hybrides qui en ont résulté, il se focalise sur l’irruption massive de l’IAG qui, depuis 2022, marque une rupture supplémentaire, avec des usages déjà répandus dans la vie professionnelle et éducative. L’article propose une typologie métaphorique pour comprendre ces usages, en distinguant trois modalités : l’IAG comme prothèse (substitution), comme orthèse (soutien et collaboration), et comme auxèse (amplification radicale).

Des nouvelles d’ailleurs 

Côte d’Ivoire : l’IA au cœur de l’orientation des jeunes vers les métiers de demain. Agence Ecofin. “Face à la transformation rapide des métiers et aux difficultés persistantes d’insertion des jeunes diplômés, la Côte d’Ivoire place l’intelligence artificielle au centre de sa stratégie d’orientation pour mieux aligner la formation aux besoins du marché du travail.

Ressources et réflexions

L’Etat se forme à la transition écologique, mais ne se transforme pas. Le Monde. “Après avoir commencé par les hauts fonctionnaires, le plan de formation de l’Etat à la transition écologique s’étend à 2,5 millions d’agents. Mais son impact reste faible, en l’absence de portage politique.” Par Audrey Garric

Penser le curriculum scolaire – Le regard croisé de la sociologie, des didactiques et de l’histoire – Isabelle Harlé (EAN13 : 9782706149719) | PUG. “Dans ce champ encore peu développé des sciences de l’éducation et de la formation, Isabelle Harlé propose une conception croisée (sociologie, didactique, histoire) et invite à penser les évolutions curriculaires contemporaines. Son travail permet de clarifier les débats actuels relatifs à la logique du socle commun, aux notions de parcours éducatifs, aux dispositifs interdisciplinaires ou encore aux contenus hors discipline – et notamment les « éducations à… ». Pour étayer son propos, elle s’appuie sur de nombreux exemples comme l’enseignement moral et civique, les sciences économiques et sociales au lycée, des dispositifs périscolaires, des dispositifs innovants, etc.

Denis Paget : Ce que l’École devrait apprendre à TousCafé pédagogique. “« Ce que l’Ecole devrait apprendre » … tout un programme ! Le professeur émérite Michel Develay nous offre une lecture de Ce que l’Eole devrait apprendre à tous de Denis Paget. Il est question du « vieux divorce de l’école et de la vie ».  Alors, que devrait apprendre l’Ecole à tous ? que devrait-on apprendre à l’Ecole ?

Secrets d’école : le podcast – Propos orientés. “Et s’il y avait, cachés sous l’ordinaire des classes, des secrets d’école qu’il appartiendrait à une société démocratique lucide, soucieuse de réduire les inégalités creusées par l’école, de dévoiler à tous et à toutes ? Certes l’école s’est massifiée, s’est-elle démocratisée pour autant ? C’est le propos de l’ouvrage Secrets d’école, de Michel Breut. En complément et illustration, Michel Breut et Laurent Laprie publient un podcast en cinq parties. Passionnant et indispensable.” Sur le blog de Jacques Vauloup

Annonces

Parution – Jean-Noël Luc, Jean-François Condette et Yves Verneuil, “Histoire de l’enseignement en France (XIXe-XXIe siècles)”, Armand Colin, 2e édition, 2026 – LE PUPITRE · HISTOIRE DE L’ÉDUCATION. “Au début du XIXe siècle, une minorité d’enfants, surtout masculine, fréquente une école élémentaire, tandis que l’enseignement secondaire accueille environ 2 % d’une génération. Deux siècles plus tard, l’instruction est obligatoire, pour les deux sexes, de 3 à 16 ans, et la plupart des bacheliers (80 % de leur génération) suivent des études supérieures. Cette aventure collective est l’œuvre d’acteurs multiples, publics et privés, nationaux et locaux. Analyser ses objectifs, ses modalités et ses résultats offre un observatoire privilégié sur les politiques éducatives, ainsi que sur la société, ses valeurs, ses dynamiques et ses blocages.

 

Bernard Desclaux avec Fabien Crégut à l’illustration

Dans la librairie des Cahiers pédagogiques

Couverture du livre « Flexibiliser la classe »Flexibiliser la classe. Pour faire progresser les élèves Andreea Capitanescu Benetti et Sylvie Grau, éditions ESF – Cahiers pédagogiques, 2025Bien plus qu’une simple question d’agencement des lieux et du mobilier, la classe flexibilisée implique de la part de l’enseignant une véritable réflexion sur sa posture, pour créer une organisation propice aux apprentissages. En effet, flexibiliser la classe ne consiste pas seulement à permettre aux élèves de choisir la position dans laquelle ils se sentent le plus à l’aise pour travailler mais invite aussi l’enseignant à repenser l’emploi du temps, les modalités, les situations d’apprentissage et les contenus des cours pour tenir compte des besoins des élèves.”

 

Couverture du Petit Cahier 33, Correspondances de classesPetit cahier n° 33 – Correspondances de classes

Hier, la correspondance entre classes accompagnait l’apprentissage de l’écriture et des langues par les élèves, et l’ouverture sur le monde. Aujourd’hui, les outils numériques lui donnent une nouvelle jeunesse : échanges instantanés, projets collaboratifs à distance, créativité sans frontières, contact avec un auteur ou une autrice, etc. Voici 6 articles pour (re)découvrir une pratique qui reste un levier d’apprentissage très stimulant.”

 

 

Couverture du numéro 603, « École et pauvreté »N° 603 – École et pauvreté

Coordonné par Élisabeth Bussienne et Dominique Seghetchian

Qu’est-ce que la pauvreté fait à l’école ? Et que fait l’école de la pauvreté ? Si le rôle principal de l’école est d’amener tous les enfants à apprendre, elle y réussit insuffisamment, et les difficultés des élèves sont socialement réparties. Comment la pauvreté se manifeste-t-elle à l’école, et quelles réponses apporter à l’impact qu’elle a sur les apprentissages, l’orientation, les parcours et la vie scolaire ?

 

Couverture du n° 602, « Pour un droit à l’erreur »N° 602 – Pour un droit à l’erreur

Coordonné par Ben Aïda et Céline Walkowiak 

De la maternelle à l’université, entre « le droit à », les pressions sociétales et le sens que doivent donner les enseignants aux apprentissages, l’erreur et son traitement continuent de susciter des débats profonds dans les pratiques pédagogiques quotidiennes. Comment ce droit, si fondamental dans le processus d’apprentissage, évolue-t-il, dans un contexte où les évaluations institutionnelles se systématisent, où la pression pour réussir s’accentue, avec la constitution de « groupes de niveaux » au collège et l’omniprésence de Parcoursup au lycée ?

 

Hors-série Recherche et pratiques n° 1

Dans cette nouvelle formule de numéros hors-série numériques, les Cahiers pédagogiques poursuivent leur quête de rapprochement entre chercheurs et praticiens. Nous vous proposons trois discussions : autour de Steve Masson, on se demande comment mieux mobiliser la mémoire de travail pour les apprentissages ; autour de Daniel Favre, on explore les complémentarités entre émotions et cognition ; et autour d’une équipe rassemblée par Sylvain Connac, on interroge la pratique de la classe puzzle.

 

 

Couverture du numéro 601, « Faire vivre la littérature »N°601 – Faire vivre la littérature

Coordonné par Charlotte Michaux et Jacques Crinon

Malgré une profusion de parutions et un foisonnement de nouvelles formes de prescription littéraire, faire lire de la littérature aux élèves semble une tâche de plus en plus ardue. Notre dossier rassemble des témoignages et des analyses de pratiques qui visent à revivifier l’enseignement de la littérature et proposent des pistes pour amener les élèves sur ces chemins, en passant par le corps et l’image, en suscitant des échanges entre pairs ou avec l’extérieur, ou en insistant sur la dimension intime et subjective de la lecture.