L’auteur connaît bien son sujet : n’a-t-il pas été secrétaire général du Conseil national des programmes pendant plusieurs années ? Le livre est sous-titré de manière significative : « des disciplines souveraines au socle commun » et de fait, il ne fait pas que traiter la question des programmes, mais aborde finalement de nombreux points autour du sujet central, d’où un caractère dense du livre qui peut s’avérer par moments frustrant. Après avoir montré la nécessité de transformer sinon les programmes eux-mêmes (qui ont de toute façon beaucoup évolué), du moins notre rapport aux programmes, en essayant d’échapper aux logiques lobbyistes et disciplinaires, l’auteur plaide en faveur du socle commun, malgré les ambiguïtés et les effets pervers possibles de cette notion. On sait que les conservateurs brandissent toujours l’argument de l’effet pervers pour refuser toute évolution ! Mais la voie ouverte par l’idée de socle semble aux yeux de l’auteur bien plus prometteuse que de s’acharner uniquement sur les changements dans les programmes. Dominique Raulin nous propose d’ailleurs un détour par l’expérience d’autres pays dans un chapitre un peu trop court. Sortir du franco-français (et de ce qui est parfois le Clochemerle des querelles de territoires entre disciplines) est un moyen efficace de prendre du recul.
Un livre qui est une pièce bien documentée aux débats en cours.

Jean-Michel Zakhartchouk


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