Publications par Rachel Harent

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Grandir avec l’ULIS (10) : rêver d’un collège devant chez soi

« Pour l’année 2021, je rêve d’un collège devant chez moi », a écrit un élève de 5e ULIS (unité localisée pour l’inclusion scolaire) lors d’un atelier d’écriture. Son domicile est situé à plus d’une demi-heure du collège. L’établissement où il fait sa scolarité inclusive n’est pas celui de son secteur. Les trajets pèsent à Jemal. Ils […]

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J’ose à peine le dire

« Chez toi, ça va ? — Oh oui, vraiment ce n’est pas mal… Enfin, disons plutôt que j’ose à peine dire que… » Le recteur de notre université a recadré tout son petit monde hier, en nous exhortant à davantage de retenue dans nos prises de position sur les réseaux sociaux et autre cartes blanches […]

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L’écho des quatre couleurs

Novembre 2020, coronavirus oblige, le collège prend une forme différente. Les salles disciplinaires (arts plastiques, musique, sciences) sont banalisées. Dix-neuf classes. Dix-neuf salles. Reste une salle de permanence. Le compte est vite fait, à chaque classe sa salle. Les règles se pensent petit à petit. Les élèves ne peuvent pas rester sur leur chaise quatre […]

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La lame de rasoir

Octobre 1990. « There’s fighting on the left, And marching on the right, Don’t look up in the sky , You’re gonna die of fright, Here comes the razors edge, You’re living on the edge, Don’t know wrong from right, They’re breathing down your neck, You’re running out of lives, And here comes the razors edge » Le mur de Berlin tombé, Mandela sorti de prison, le monde semble entrer dans une ère de paix et de diplomatie. Alors, sur un fond lancinant de rock progressif qui mêle des tonalités de blues aux riffs de guitare saturés qui ont fait leur succès, Angus Young et AC/DC reviennent chanter la violence et de la mort, reprenant une ancienne expression de paysans anglais, la lame de rasoir ce sont ces nuages noirs qui arrivent après une belle journée ensoleillée. Si la peur de la guerre s’éloigne, reste la violence du quotidien, celle d’une jeunesse sans horizon, des bagarres de gangs, de l’incendie d’un collège, et puis celles des violences sociales et institutionnelles qui participent à l’émergence des premières. C’est à ces violences-là que les Cahiers pédagogiques consacrent sans complaisance le dossier du mois. Dans un avant-propos où pointe la colère, Bernard Defrance dit le projet volontariste des pédagogues : « Nous n’avons pas le temps de colloquer savamment. Donc, nous ne savons pas s’il est possible de réduire la violence mais nous décidons d’essayer. » C’est ce que propose Jacques Pain, d’une plume aiguisée, dans ce texte qui mêle les arts martiaux et la pédagogie institutionnelle. En ce début d’année 2021, Jacques Pain a été emporté par d’autres nuages noirs, ceux qu’aucune prise de judo ne peut renverser. Il nous reste ses écrits que le temps n’abime pas.
Yannick Mével

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Haro sur la formation des enseignants !

Vous avez aimé les Espé (Ecole supérieure du professorat et de l’éducation), adoré les Inspé (Institut national supérieur du professorat et de l’éducation), vous allez raffoler des PPPE (parcours préparatoires au professorat des écoles) ! Quoi de mieux en effet que de changer tous les deux ou trois ans la formation initiale des enseignants ? […]

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Pourquoi je fais ce métier

Hier, 4 février : Covid, encore Covid… masque, encore masque… 7 h 55 : il pleut, je cours pour aller récupérer une classe de 6e sous la pluie. Nous sommes trempés, il fait nuit, je n’ai pas la forme aujourd’hui. Eux non plus, ça se voit. Arrivés en classe, je dois leur demander pour la énième […]