L’ERREUR, UNE RUPTURE NÉCESSAIRE
Quelques exemples d’utilisation d’erreurs en mathématiques au collège, en commençant par les reconnaitre comme bien utiles aux apprentissages.
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Quelques exemples d’utilisation d’erreurs en mathématiques au collège, en commençant par les reconnaitre comme bien utiles aux apprentissages.
Renverser les rôles, en plaçant les élèves en situation de correcteur d’un sujet d’examen, ici de CAP, pour qu’ils prennent conscience des critères d’évaluation, de la nature et de l’importance des erreurs qu’ils auront à éviter.
Présentation de dispositifs plus divers que la dictée pour utiliser les erreurs, ici dans la maitrise de la langue, de façon explicite et utile.
De se tromper sans le vouloir à faire faux exprès, un chemin semé d’embuches dans les apprentissages de la lecture et de l’écriture.
Il y a des mots ou expressions qui n’ont que la force de l’évidence, et qui méritent surtout d’être interrogés, décortiqués, en attendant de trouver mieux.
Faire des erreurs dans un cadre collectif, en classe ou ici dans un groupe d’adultes en formation, est délicat pour l’estime de soi. Au formateur, à l’enseignant de mettre en place un fonctionnement qui autorise les erreurs, sans danger pour celui qui les commet.
L’état d’esprit dans lequel on considère les erreurs à l’école est révélateur d’une certaine conception de l’intelligence : si celle-ci se travaille plutôt que d’être une caractéristique fixe d’un individu, l’erreur n’est plus un échec.
L’erreur comme étape d’un parcours plutôt qu’une impasse : en cas de problème, sortir carte et boussole plutôt que s’apitoyer sur son sort et rebrousser chemin.
Faut-il identifier, classer, rectifier sans relâche les erreurs, comme pour obstruer des fuites dans un barrage, ou bien privilégier un regard global sur les apprentissages, pour guider le cours du fleuve ?
Apprendre est un processus complexe, dans lequel s’entremêlent essais, réussites et erreurs. Comment rendre celles-ci plus visibles, et donc plus utiles ? A l’école, l’erreur est de mise : l’élève commet des erreurs, en fréquence ou gravité lorsqu’il apprend (stade de l’acquisition), lorsqu’il met à l’épreuve ses apprentissages dans des tâches analogues (stade du […]
Enfants dyslexiques ou à haut potentiel : quel rapport particulier ces enfants différents entretiennent-ils avec l’erreur dans les apprentissages ?
Ne pas faire des apprentissages un chemin de croix et de chaque erreur un stigmate, certes. Mais pas si simple, c’est bien une conception du monde, en tout cas de la pédagogie et de ses pratiques, qui est en jeu.

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