L’éducation populaire aujourd’hui
Le CESE (Conseil économique, social et environnemental) publiait en mai 2019 un rapport et un avis sur « L’éducation populaire, une exigence du XXIe siècle ». Nous avons posé quelques questions aux deux rapporteurs.
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Le CESE (Conseil économique, social et environnemental) publiait en mai 2019 un rapport et un avis sur « L’éducation populaire, une exigence du XXIe siècle ». Nous avons posé quelques questions aux deux rapporteurs.
L’exercice de l’autorité éducative semble grandement facilité par la confiance que les élèves disent avoir en leur maitre (ou maitresse). De quelle nature est cette confiance ?
RECHERCHE. La notion de bienveillance en éducation fait débat, entre fervents défenseurs qui y voient une modalité relationnelle et détracteurs acharnés qui y voient un laxisme à proscrire. L’auteure a mené des entretiens avec des enseignants sur leur conception de la bienveillance et sa place dans leurs pratiques.
Du maitre socratique au précepteur rousseauiste, l’auteur montre comment la situation didactique peut faire autorité sans nourrir la dépendance au maitre. L’autorité retrouve ici sa fonction première de processus de transmission.
À la faveur d’un dispositif alliant écriture professionnelle et analyse collaborative, des enseignants d’un lycée accompagnés par une équipe de chercheurs remettent en chantier la question de l’autorité. Des pistes pour prendre davantage en compte la singularité et la complexité des situations où l’autorité est en jeu.
Vendredi 29 mars, une jeune enseignante et ses élèves de CE2 m’avaient donné rendez-vous pour un voyage en terre inconnue. Immersion au cœur d’une classe flexible. L’espace d’un moment, j’ai observé ce que je n’avais jamais vu ailleurs. 13 h 45. Je pousse discrètement la porte de la classe. Le groupe vient de rentrer de […]
Benjamin (Le prénom a été modifié) a passé une année grise en 2de. Souvent absent, et lors de ses présences, il était capuche sur la tête, somnolent au fond de la classe, multipliant les passages à l’infirmerie. Tous les signaux étaient au rouge. Nous avons tout mis en œuvre, mais rien n’y a fait, nous […]
« M’sieur, est-ce qu’on fera une boum cette année, comme l’année dernière ? » La question posée par Julien, élève de 5e qui jamais ou presque ne s’était adressé à moi en dehors du cours, me surprit. Je rangeais ma salle, fatigué, et il était là, souriant devant moi à la fin de cette journée éprouvante du mois de […]
« J’adore Stéphane Bern ! » Cette phrase du vendredi après-midi vient d’être prononcée par un élève de 5e. Un passionné d’histoire, qui attend les diffusions inédites de Secrets d’histoire et les interventions de son présentateur vedette avec impatience. Peu importent les évolutions récentes de la recherche en histoire et les compétences d’analyse de documents historiques, cet élève […]
Perrine, une collègue d’anglais, avait affiché sur la machine à café une proposition d’un weekend à Barcelone, Madrid ou Berlin, à Pâques ou à l’Ascension. Tout un chacun pouvait s’y inscrire, en cochant ses préférences. Finalement, pour des raisons de cout, nous sommes partis en Dordogne et non à l’étranger. Nous étions neuf. J’ai vraiment […]
Le tube du mois est signé Ricky Martin, « And when you feel that heat, the world is at your feet – No one can hold you down if you really want it ». Certes, il s’agit juste d’accompagner la Coupe du monde de football et pas d’énoncer un quelconque principe de vie, mais cela résonne tout de même dans le climat français du moment où le débat médiatique et politique s’est emparé du thème des « sauvageons », ces enfants sans loi, selon la formule du ministre de l’Intérieur Jean-Pierre Chevènement. Trente ans après, il n’est plus question d’interdire d’interdire ! Chevènement veut incarner le retour de l’autorité et de la loi. Il écrit à Lionel Jospin, Premier ministre, pour proposer une « refondation » de l’ordonnance de 1945 relative à la délinquance des mineurs. Il propose notamment de mettre fin à la double compétence du juge des enfants (protection de l’enfance en danger et répression des délits), au principe de « l’irresponsabilité pénale » des mineurs et de mettre sous tutelle les allocations familiales. Ces options ne seront pas retenues, du moins dans l’immédiat. Il n’empêche que c’est le sujet du moment et une fois encore, la programmation des Cahiers pédagogiques l’a anticipé ! Le dossier du mois, intitulé « Le droit à l’école », interroge la question de l’autorité sous l’angle du rapport au droit. La plupart des contributions défendent l’idée que l’école doit davantage fonder l’autorité des enseignants sur le droit pour limiter l’arbitraire et construire un rapport à la règle et à la loi sur des principes démocratiques. Le dossier envisage aussi les dérives de la judiciarisation de l’école, de l’abandon de la responsabilité et de l’examen des relations d’éducation que cela pourrait entrainer. Tel est l’objet du texte de Wiliam Vernet que nous reproduisons ici.
La violence ne légitime plus l’autorité de l’éducateur, mais elle n’est jamais bien loin. Quand elle surgit, il s’agit de réaffirmer le cadre et renouer la relation, pour retrouver une saine autorité. Un incident en collège qui aurait pu mal finir.

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