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Vous avez la parole

L’école et ses bottes de tiers lieux

Refondation, innovation

15 avril 2013

L’école, les familles et... C’est ce troisième partenaire, ce tiers, qui aide à aller ailleurs, ou plus loin, ou plus vite. Fort de son expérience, Christophe Rousseau nous en parle. Avec des preuves en images de ce que peut faire l’école lorsqu’elle chausse ses bottes de géante et se met en chemin avec ses partenaires.


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Rallye lecture

L’école occupe une place fondamentale dans l’éducation, même si tout le monde s’accorde aujourd’hui à considérer que celle-ci est très partagée non seulement avec les parents d’élèves mais aussi avec les collectivités locales, les associations, et les institutions culturelles notamment.

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Ma ville

Cette place est très spécifique en France, centrale, voire monopolistique, en raison d’une histoire particulière qui se confond souvent avec celle de la République.
L’élaboration de tiers lieux éducatifs (l’école/les parents/les tiers) réellement efficients en terme de réussite éducative participe d’une renégociation sociétale de cette place singulière et de l’ensemble des systèmes qui impliquent les acteurs éducatifs.

On a considéré longtemps que l’école et la famille pouvaient en quelque sorte compenser les défaillances respectives de l’une ou l’autre. On a peu à peu admis qu’un tiers lieu était nécessaire pour enrichir le processus, particulièrement auprès des publics les plus en difficulté.
Les Zones d’Education Prioritaire, et de façon plus générale les territoires de la Politique de la Ville, ont servi d’une certaine manière à expérimenter les propositions de renouveau institutionnel en matière d’éducation et d’accompagnement.

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Course d’orientation

Le développement de l’urbanisation, la scolarisation massive, les lois de décentralisation, les nouvelles technologies de l’information et de la communication, notamment, ont déplacé la problématique. Il faut aussi -et d’abord- rajouter à ces facteurs les dizaines de milliers de jeunes qui sortent chaque année du système éducatif sans diplôme…

Il s’agit aujourd’hui d’inventer. Non pas une société sans école, mais une autre forme, non seulement scolaire mais plus globalement de transmission des savoirs, connaissances et valeurs, par une véritable reliance sociale.
Ce travail d’élaboration cristallise de nombreux enjeux, intérêts et résistances. Il a été ces dernières années très instrumentalisé par le politique qui a pu y voir une opportunité de marchandiser l’éducation et d’affaiblir le service public. Cette instrumentalisation a parfois brouillé la lisibilité des processus innovants en cours. Il faut aujourd’hui réactiver cette impérieuse nécessité d’innovation, en étant force de proposition.

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Prévention routière

Si la diffusion des savoirs et connaissances est désormais plurielle, l’école n’en est que plus nécessaire, mais pour cette fois apprendre à apprendre. Cela suppose, peut être, effectivement une refondation…
Cela suppose aussi, et plus que jamais en période de crise sociale, un soutien à la parentalité pour que la famille puisse pleinement assumer son rôle et ses missions.
Cela suppose enfin que les tiers lieux éducatifs puissent être pleinement reconnus, dans leur pluralité, comme acteurs à part entière. Non pas acteurs péri ou post scolaires, mais co-responsables.

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Rallye découverte

Il s’agit de passer du travail de partenariat au travail de réseau, d’une logique de collaboration à celle d’une co-élaboration, d’un fonctionnement hiérarchisé à une mutualisation et coordination fluide et permanente.

C.Rousseau,
coordonnateur RRS (Argenteuil).


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