Un passionnant dossier qui pose une question clé si souvent objet de polémique, mais aussi souvent éludée dans notre système éducatif, comme le dit dans son texte vigoureux l’inspecteur Gauthier : « Le risque existe qu’à cette question, la réponse puisse devenir, dans le système français, et surtout hélas pour les élèves les moins favorisés socialement : qu’importe !
N’avez-vous pas vu les taux de passage dans la classe supérieure et les succès aux examens ? ». Le même d’ailleurs fustige « la dictature de la moyenne » qui masque la question des acquis des élèves.
De nombreux systèmes éducatifs sont examinés, en lien notamment avec les fameuses évaluations Pisa, défendues par Jacqueline Levavasseur et examinées de façon critique par
Jean-Marie de Ketele. On notera, outre l’hommage habituel à rendre au système finlandais qui concilie l’approche individuelle et la mutualisation, les programmes et les projets, l’attention croissante des Anglais pour des démarches où les élèves sont amenés à parler de leurs apprentissages, ce qui les renforce. Autres pays observés : les États-Unis (les « standards d’apprentissage »), le Japon (une politique volontariste d’évaluation des savoirs et compétences), le Brésil (qui développe une véritable culture « anti-évaluation ») et l’Allemagne, secouée par Pisa.


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