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Hommage à un grand ministre

Lionel Jospin en 1996. © European Union, 1998 – 2026
Lionel Jospin vient de décéder. C’est une occasion pour le CRAP-Cahiers pédagogiques d’évoquer son œuvre comme ministre de l’Éducation nationale pendant plus de trois ans de 1988 à 1992. Le souvenir de son rôle comme Premier ministre plus tard et de sa triste défaite à l’élection présidentielle de 2002 peut occulter cette œuvre, pourtant marquante.
Il est « l’auteur » (au sens de « sous son autorité ») de la Loi d’orientation de 1989, dite « loi Jospin », saluée par ceux qui voulaient changer l’école dans un sens progressiste et qui ne considéraient pas que mettre l’élève au centre du système éducatif était incongru. Cette loi, notamment, organisait l’enseignement par cycles, mettait en place un Conseil national des programmes, créait les IUFM (instituts universitaires de formation des maitres). Autant d’innovations que nous avons saluées, même si nous voulions, comme c’était notre rôle, pousser plus loin, plus vite.
Les polémiques autour du voile islamique à Creil ont été un moment difficile, ouvrant une réflexion sur la définition de la laïcité et sur les marges d’autonomie possible des établissements.
Lionel Jospin était alors ministre d’État et l’éducation était bien considérée comme une priorité. Et un véritable projet était énoncé pour l’école de demain, que l’on pouvait discuter ou contester, mais qui donnait une orientation que l’on a du mal à percevoir aujourd’hui.
Au-delà des hommages à un homme dont chacun a pu reconnaitre les qualités d’intégrité morale, il fut donc un de ces ministres qui ont donné une marque à l’histoire de l’école française.
Le CRAP-Cahiers pédagogiques
23 mars 2026


