Un dossier fort intéressant, coordonné par Nathalie Mons, sur un sujet d’actualité : comment mesure-t-on l’efficacité d’un système éducatif ? Comment peut-on comparer différents systèmes ? À quoi sert l’évaluation Pisa ou à quoi peut-on la faire servir ?
On retiendra quelques grandes lignes du dossier qui ne sont pas forcément en concordance avec le sens commun et les orientations de la politique éducative dans des pays comme la France. Plusieurs auteurs le confirment : les systèmes les plus efficaces semblent bien être ceux qui sont les moins inégalitaires et qui favorisent la mixité sociale (en tout premier lieu les pays nordiques). Cette conclusion de nombreuses études a pourtant bien du mal à être reconnue, comme le montre le cas d’un pays comme la République tchèque (« Quand Pisa importe peu »). Plus nouveau, une étude à laquelle a participé Marie Duru-Bellat montre qu’il y a une relation nette entre un faible niveau d’inégalité et un bon climat scolaire, reposant sur la confiance entre les acteurs (une denrée rare, hélas, en France). Autre élément intéressant : l’autonomie des établissements, souvent vantée par le courant libéral, n’est pas du tout un gage d’efficacité accrue, notamment dans le domaine des programmes et de la gouvernance globale (étude de Schreerens et Maslowski).
Une seconde partie du dossier donne aussi la parole à des contributions qui interrogent et relativisent la portée des évaluations Pisa (article de Jean-Yves Rochex par exemple).


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