La comparaison mettait en parallèle trois scénarios : celui hérité des gouvernements de Nicolas Sarkozy avec concours en deuxième année de master (M2) ; le scénario qui semble avoir actuellement la faveur du ministre de l’Éducation nationale, Vincent Peillon, avec concours en fin de première année de master (M1) ; celui que propose le GRFDE.

En quoi consiste-t-il ? Il est suggéré de placer le concours sous condition de licence, suivi de trois années de formation rémunérée (deux années de master avec allocation d’étude et une année comme fonctionnaire stagiaire). Est ajoutée la possibilité, pour les détenteurs d’un master recherche ou d’une équivalence par VAE, de rentrer dans l’école professionnelle par concours, directement en deuxième année de master enseignement.

L’étude, fondée sur les rapports de la Cour des comptes, établit que le scénario du GRFDE offre à la fois la meilleure formation disciplinaire, didactique et pédagogique pour les futurs enseignants et les coûts les plus bas. Il reste le moins cher même quand on y inclut le coût des prérecrutements pour 50 % des postes à pourvoir, dès le début de deuxième année de licence. Il est le seul aussi à donner une issue crédible à la crise historique du recrutement et à rendre le métier d’enseignant accessible aux enfants des milieux populaires.

Les projets gouvernementaux de la formation des enseignants gagneront à prendre en compte cette étude.

Document “Mieux former dépenser moins”
Documents préparatoires
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