Éduquer, c’est politique

La 3ème Biennale internationale de l’éducation nouvelle s’achève avec la conférence de clôture par Philippe Meirieu et Laurence De Cock. Participants l’une et l’autre comme témoins, ils ont tissé des liens entre le propos introductif de Bernard Charlot et leurs picorages dans les échanges. De la cinquantaine d’ateliers et des vingt débats de ces quatre journées, ils ont dégagé quelques enjeux majeurs pour la poursuite de la convergence des mouvements de l’éducation nouvelle.

Les candidats et l’autonomie des établissements

Que les établissements scolaires adaptent leur fonctionnement aux particularités et réalités locales est pour l'ensemble des candidats un principe qui fait unanimité. Cependant, comme l'indique l'un d'eux, il y a dans le mot « autonomie…

Quand René Rémond parlait des mouvements pédagogiques…

Nous venons d'apprendre la disparition de René Rémond. Historien de renom, grand connaisseur de la politique française (qui ne se souvient, pour les moins jeunes, des soirées électorales et des analyses souvent très pertinentes d'un penseur…

Le programme pour l’éducation du Parti socialiste

Le Parti socialiste à mis en avril 2007 en ligne sur son site le programme préparé par un groupe d'experts et validé par le secrétariat national à l'éducation et le Parti. Loin des discours nostalgiques sur l'école d'antan, loin également…

Entrée en 6ème : recréer des filières ou repenser la scolarité obligatoire pour tous ?

Les difficultés du collège, qu'on résume souvent avec le chiffre de 15 % d'élèves entrant en sixième en ne maîtrisant pas suffisamment la lecture et l'écriture, font ressurgir périodiquement la tentation de la sélection précoce :…

Individualisation, personnalisation, diversification : des voies d’avenir pour changer l’école ?

Ces termes reviennent fréquemment dans les réponses que les candidats à l'élection présidentielle ont faites aux questions de la FCPE, du SGEN, du SNES et de la FSU. Nicolas Sarkozy en fait un enjeu individuel : il souhaite « valoriser…

Les candidats et l’apprentissage à 14 ans : de Robien unanimement désavoué !

Mesure phare du projet de loi de Dominique de Villepin sur l'égalité des chances, cette mesure, annoncée lors de la crise des banlieues, avait été adoptée le 3 février 2006 après plus de deux jours de débats. Les syndicats enseignants…
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La culture à l’école et les présidentielles

Le Forum permanent pour l'éducation artistique a posé huit questions aux principaux candidats à l'élection présidentielle sur leurs intentions en matière de formation artistique et culturelle des jeunes. Le 15 mars, les représentants…

Lycée Jean Lurçat : les structures innovantes menacées ?

À la demande de son auteur, cet article n'est plus en ligne.

L’école est-elle vraiment au cœur du débat ?

Nous sommes dans la dernière ligne droite électorale, même s'il faudra ensuite s'intéresser de près aux élections législatives, et nous avons au CRAP-Cahiers pédagogiques , comme beaucoup d'autres, porté un regard sur les programmes,…

L’éducation, patrimoine de notre société

Dans cette période de campagne électorale, il est beaucoup question d'éducation. Tous les candidats affirment la nécessité d'en faire une priorité. La réussite des jeunes semble être une préoccupation. Nous pourrions nous en satisfaire…

Des propositions pour l’école d’aujourd’hui et de demain

Le samedi 3 février 2007, dans la grande salle de la Mairie du XIII° arr. de Paris et au lycée Jean-Lurçat se sont déroulées les Assises de la pédagogie organisées par le CRAP-Cahiers pédagogiques avec la participation de près de quinze associations amies (mouvements pédagogiques, associations, fédérations de parents).
Près de 400 personnes, un public très hétérogène d'enseignants du premier et second degré, dont certains en formation, de chercheurs, de formateurs... ont assisté aux débats et ont pu largement échanger lors des ateliers de l'après-midi.
L'un des objectifs de la journée était de déboucher sur des propositions concrètes, complétant ou concrétisant le texte-manifeste du CRAP-Cahiers pédagogiques « quelle école pour aujourd'hui ? ».
Ces propositions, adressées aux partis politiques et aux syndicats, sont issues des tables rondes et des ateliers, et représentent une pièce à verser dans le débat sur l'éducation à l'occasion des élections présidentielles et législatives.

À propos de “Orthographe, à qui la faute ?”

Danièle Manesse et Danièle Cogis publient un ouvrage qui parait ce mois de février astucieusement intitulé Orthographe, à qui la faute ? (ESF éditeur)[[avec la collaboration de Michèle Dorgans et de Christine Tallet.]].
On a lu ici diverses contributions des deux auteures, notamment dans le dossier Orthographe.
Le livre fait grand bruit, puisqu'il montre, de façon sérieuse et documentée, la baisse du niveau d'orthographe des collégiens entre 1987 et aujourd'hui. En effet, en 2005, une dictée identique à celle proposée à l'époque, tirée de Fénelon, a été proposée à un échantillon représentatif de 2 767 élèves de 123 classes du CM2 à la troisième. Entre 1987 et 2005, les résultats témoignent d'un accroissement des erreurs d'orthographe : huit fautes en moyenne il y a vingt ans, treize il y a deux ans. Ce sont les erreurs grammaticales qui sont plus particulièrement en cause.
On pressent déjà le déchainement médiatique et les ricanements de certains antipédagogistes et autres contempteurs du temps présent. Pourtant, les propositions qui émanent de cet ouvrage seront loin de les satisfaire, car il n'est nullement prôné un retour en arrière, mais une incitation à aborder vraiment le problème, en inventant et en formant à l'inventivité.
Nous avons voulu interroger Danièle Cogis, qui est maitre de conférences à l'IUFM de Paris et auteure d'un ouvrage dont nous avons dit tout le bien que nous en pensions (Apprendre et enseigner l'orthographe, Delagrave), sur ce livre dont nous reparlerons dans les Cahiers.