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13 photos pour vivre une balade sociologique

C’est parti pour une balade sociologique ! Ce mercredi 14 mai 2025, lors des rencontres internationales de la classe dehors à Marseille, Céline Cael et Laurent Reynaud emmènent des participantes et participants jusqu’au quartier de la Belle de mai. Ils vont rejoindre des élèves de terminale, se mélanger et vivre ensemble une balade sociologique. Un moyen de faire classe dehors pour reconnecter non pas simplement avec la nature mais aussi avec l’humain, et l’organisation de la société. On embarque avec eux dans un album photo légendé…

Photo d’un groupe d'adultes et d'élèves qui se rassemble sous un arbre, près d’un monument en pierre, à Marseille. Au premier plan, deux personnes identifiées comme Laurent et Céline sont vues de dos. Des bulles de texte décrivent le contexte. La photo est légendée : « Une balade commence toujours par un rendez-vous ».

La photo montre les baskets d'une personne qui se tient debout sur l’herbe. Au sol, sont disposés un livret intitulé "Promenade sociologique", un téléphone, plusieurs cartes de rôle, et un jeu de cartes. Des bulles de texte indiquent les éléments nécessaires à la balade : de bonnes chaussures, un livret avec des consignes, un téléphone (autorisé ici), et des cartes de rôle pour organiser le groupe. La légende en bas de l’image indique : « On prépare le sac… ». L'image montre une page du livret de la balade sociologique présentant une étape du parcours : l’arrêt devant le collège Belle-de-Mai, à Marseille. Elle contient un extrait de carte, des consignes d’observation, et des questions pour formuler des hypothèses sur la situation sociale du collège avant de les confronter à des données statistiques. En bas de l’image, la légende indique : « On se dit ce qu’on va voir… En laissant une place à l’inattendu. » Photo d’un portail bleu turquoise surmonté d’un grillage vert, encadré par deux piliers gris ornés de motifs colorés. Sur le pilier gauche, deux plaques de numéros se superposent (45 et 85). Des bulles de texte interrogent : « Du grillage, une gentrification qui se protège ? », « Un changement de numéro, une réappropriation de l’espace ? », « De la couleur, un brin de bohème ? ». En bas, une légende indique : « On observe au-delà des évidences et on se questionne. » Photo d’un grillage à travers lequel on aperçoit une affiche colorée de programmation culturelle, partiellement lisible, avec le mot « Vernissage » en évidence. Plusieurs bulles de texte citant des élèves indiquent : « Encore du grillage… », « “Vernissage”, un vocabulaire qui éloigne… », et « Je ne sais pas ce que ça veut dire “vernissage” donc je n’irai pas ! Exposition, déjà je vois mieux. » Sous la photo, la légende indique : « On observe des détails et on se questionne. » Montage photo de trois vitrines de boulangeries montrant des viennoiseries. En haut, des pâtisseries sans prix affiché. Au centre, une autre boulangerie à 300 mètres où les prix sont indiqués sur des étiquettes (« croissant 1,10 », « pain au chocolat 1,10 »). En bas, une troisième boulangerie à 600 mètres avec des prix plus élevés et des roulés à la cannelle visibles. Des légendes comparent les différences de prix et de produits, avec en bas le texte : « On compare des choses sur le chemin et on fait des hypothèses. » La photo montre des jeunes et des adultes, assis ou debout, qui font une pause à l’ombre de grands arbres, sur une place. Certaines discutent ou écoutent, d'autres observent les environs. L'ambiance est détendue. Des annotations sur l'image indiquent « De l’ombre dehors » et « Des bancs ». En bas de l’image, une légende précise : « On fait des pauses (et des régulations pour réajuster). Ça c’est une habitude du CRAP. » Photo d’une scène de rue sous un beau ciel bleu. Au premier plan, deux motos noires stationnent le long du trottoir, devant la façade d’un coffee shop baptisé « Grisbi », dont l’encadrement de porte et de vitrine est peint en orange. La devanture est maculée de graffitis et d’affiches. Au-dessus, l’immeuble de trois étages expose une façade beige défraichie : volets gris-vert écaillés, murs fissurés, peinture terne. Deux bulles de texte pointent l’une vers le rez-de-chaussée (« Façade de coffeeshop »), l’autre vers les étages supérieurs (« Façade délabrée »). La photo est légendée : « On lève les yeux (ou on les baisse). » En haut de l’image, un extrait de carte statistique avec encadré bleu : il y est écrit que 39 % des ménages du secteur sont pauvres, sur un total de 459 ménages, selon l’INSEE (donnée 2017). Plus bas, un extrait d’un article de presse titré : « À Marseille, un nouveau marchand de sommeil condamné à de la prison ferme ». Des flèches manuscrites commentent l’image : « Des données statistiques plus larges sur le quartier » et « des articles de presse ». En bas de la photo, la légende indique : « On ne tient pas nos observations pour preuve, on les vérifie. » La photo, prise en extérieur, montre une table sur laquelle sont posés des documents et une feuille blanche, manuscrite, qui interpelle : « Comment une gentrification peut-elle être qualifiée de “ratée” alors qu’elle n’est pas toujours souhaitée ? » Une bulle de texte indique : « Feuille de réponse pour que chacun prenne le temps de la réflexion ». En bas, la légende de la photo est : « On fait un pas de côté sur la sociologie. » La photo prise en extérieur montre des documents sur une table. En haut à gauche, un journal plié titré « École dehors ? » avec les dates des rencontres internationales de la classe dehors à Marseille (14 au 17 mai 2025). Au centre, une feuille rose sur laquelle est écrit à la main « L’étude du milieu ce n’est pas… ». À gauche, un article imprimé des Cahiers pédagogiques, avec un passage surligné. Deux bulles de texte disent : « Une pratique de classe dehors décortiquée » et « Des textes des Cahiers pédagogiques pour aller plus loin ». La photo est légendée : « On fait un pas de côté sur la pédagogie. » Montage de trois photos en gros plan de mains tenant des feuilles manuscrites, illustrant des retours d’expérience de la balade. Chaque photo est accompagnée d’une légende en haut : « Des adultes qui changent de regard sur les jeunes », « Des jeunes qui changent de regard sur leur quartier », « Des changements de regard au-delà des frontières ». Les textes manuscrits, en français et en anglais, expriment des prises de conscience et des remerciements. La photo est légendée : « On se dit au revoir... ». Illustration colorée sur une page de carnet, représentant une personne de dos tenant un grand crayon et dessinant une école entourée d’arbres. En haut, le texte : « Et si on imaginait l’école de demain ? ». En bas, une mention annonce un « Récit d’anticipation sur l’école » à paraître fin aout 2025, suivie de « Venez la construire ». L'illustration est légendée : « On se dit à bientôt… ».

Laurent Reynaud et Céline Cael
Enseignants au lycée Feyder d’Épinay-sur-Seine et membre du CRAP-Cahiers pédagogiques, livre Et si on imaginait l’école de demain ? à paraitre en aout 2025 (Retz-Cahiers pédagogiques)