Thématiques & dossiers
Une thématique, des regards croisés
Entre analyses de chercheurs et témoignages de classe, trouvez les clés pour relever les défis de l'école d'aujourd'hui.
Une thématique, des regards croisés
Entre analyses de chercheurs et témoignages de classe, trouvez les clés pour relever les défis de l'école d'aujourd'hui.
Rêver éloignerait de l’attention. Pas nécessairement, quand la rêverie, le recours à l’imaginaire peuvent au contraire permettre à leur manière un autre genre d’attention.
Expérimentées en éducation prioritaire, des propositions pour ritualiser les séances, en éducation physique et sportive, mais largement transférables ailleurs.
Quelques outils et dispositifs simples, qui peuvent changer beaucoup pour les élèves.
Se concentrer sur le faire, porter un regard sur sa production ou sur une œuvre permettent à l’élève de faire attention aux détails pour voir, révéler et appréhender l’œuvre artistique dans sa globalité.
Entretien avec Jean-Philippe Lachaux, concepteur du programme Atole (mais pas tout seul !), dont il va être beaucoup question dans le dossier.
Quelles mathématiques faut-il enseigner ? Notre dossier propose des réponses variées sur ce que doivent être les « bases » et les « fondamentaux » en mathématiques et sur les manières dont on peut les enseigner sans décourager les élèves. Entretien avec les coordonnateurs du dossier, tous deux enseignants de mathématiques.
Interroger l’attention des élèves passe par un dialogue entre sciences cognitives, didactique des disciplines et pédagogie, chacune éclairant et complétant les autres. Sans ce dialogue, le risque semble grand de tomber dans de l’astuce, inefficace à long terme.
Entretien avec le concepteur des repères d’utilisation des écrans 3-6-9-12 pour les enfants.
Dans ce dossier, comme dans d’autres d’ailleurs, nous intégrons un de ces portraits du jeudi bien connus des habitués de notre site, avec une des auteures de ce dossier (voir sur notre site « Se former avec Atole ») qui nous a beaucoup aidés à l’élaborer.
Un point de vue critique sur l’idée même d’éduquer l’attention. Une interpellation stimulante, même si on peut estimer très contestable la critique qui est faite implicitement à des équipes comme celles d’Atole. Au lecteur d’en juger au vu de ce dossier.
Comment s’est développé un programme de plus en plus connu et apprécié, nullement prescriptif et impositif, mais souple et adaptable.
Des élèves de 6e ou 5e suivis par le Groupe de prévention du décrochage scolaire participent à un atelier de type Learning Lab pour comprendre un peu mieux le fonctionnement du cerveau et travailler l’attention.
Observer avant d’agir, utiliser des outils, proposer des activités adaptées, avec un objectif : davantage d’autonomie pour des élèves ayant plus de besoins que d’autres en matière d’attention.
Un outil visuel et concret pour faire mieux comprendre ce qui se joue dans l’attention et comment faire acquérir plus de maitrise sur ce processus.
Comment aider les élèves à entrer dans une attention conjointe ? Des exemples en mathématiques, mais qui valent pour d’autres disciplines.
L’attention est un cadeau si on sait la faire fructifier. Pour cela, des conditions sont à réunir, qui proscrivent le flou et la passivité.
Y a-t-il beaucoup d’injonctions plus inutiles en classe que le fameux « soyez attentifs » lancé aux élèves avant un cours, avant une dictée ou un devoir sur table ? Y a-t-il beaucoup d’appréciations plus vaines que, sur un bulletin, la phrase « n’est pas assez attentif » ? Y a-t-il constat plus stérile et décourageant que la phrase résignée de l’enseignant se désolant, « ils ne sont pas attentifs, on ne peut rien faire avec cette classe. Et c’est le cas de tant de jeunes aujourd’hui » ?
Depuis 2014 à Lyon, un collectif de parents d’élèves, d’enseignants et d’habitants se mobilise année après année dans les écoles lyonnaises pour qu’un droit humain fondamental soit respecté et appliqué, « le droit d’avoir un refuge, d’être secouru, et d’avoir des conditions de vie décentes » érigé par la convention internationale des droits de l’enfant. Allan Maria témoigne de ce combat au nom du collectif Jamais sans toit.
Comment faire en sorte que les résultats de la recherche servent de point d’appui aux réformes en matière de politique éducative, plutôt que des lubies d’experts autoproclamés ? L’une des pistes évoquées au cours de la conférence de comparaisons internationales proposée par le Cnesco (Centre national d’étude des systèmes scolaires), du 16 au 18 novembre 2021, sur « La gouvernance des politiques éducatives », serait d’instituer des lieux d’intermédiation, voire « de traduction », entre chercheurs, praticiens et politiques.
Que veulent et peuvent faire les enseignants pour contribuer à la lutte contre le changement climatique ? Entretien avec deux membres de l’OCE (Office for Climate Education), participants de la « Teacher’s COP » de Glasgow le 30 octobre dernier : Djian Sadadou, responsable de la communication et des communautés, et Lydie Lescarmontier, glaciologue et médiatrice scientifique.
Alors que la laïcité est aujourd’hui utilisée par certains comme prétexte pour justifier le rejet d’une partie de la population de ce pays, il est bon d’entendre Nicolas Cadène, ancien rapporteur général de l’Observatoire de la laïcité, rappeler qu’il s’agit d’un principe d’organisation de la République, un principe de liberté et de tolérance.
L’auteure, chargée d’enseignement et de recherche à l’université Lyon 2, tente de comprendre ce qui se déroule dans la société française en donnant la parole aux familles de culture ou de confession musulmane installées en France depuis plusieurs générations ainsi qu’aux équipes éducatives.
Être parent d’un enfant en situation de handicap, c’est se confronter aux réalités d’un système qui affiche l’inclusion à son fronton sans que les faits donnent corps à l’intention. Caroline Boudet, maman d’une petite fille atteinte de trisomie 21, témoigne sur son parcours de combattante pour que l’école inclusive soit une réalité quotidienne.
Un peu comme M. Jourdain, les acteurs de l’éducation participent à des entretiens qu’ils le sachent ou non. Avec les élèves, les parents, entre collègues, avec un supérieur hiérarchique… Quels objectifs leur fixer ? Comment les préparer ? Comment se préserver des émotions qui y circulent ? Les coordonnatrices de notre dossier « Entretiens en milieu scolaire » donnent ici quelques pistes, à compléter par la lecture du dossier !
Réaction de notre mouvement au dossier du Figaro Magazine consacré à « l’endoctrinement » des enfants dans l’Éducation nationale. Le Figaro Magazine a sorti le vendredi 12 novembre un dossier intitulé : « École, comment on endoctrine nos enfants ». On sait que l’école est un repère de gauchistes depuis au moins 1968, mais là, […]
L’école française est inégalitaire, PISA nous le rappelle à chaque rapport. Ces inégalités sont bien sûr en partie crées à l’extérieur, mais l’école ne peut pas se dédouaner d’une action plus équitable. Car les pratiques pédagogiques peuvent aussi être créatrices d’inégalités. Cette question doit être présente dans le débat public durant la campagne présidentielle.
Ce livre est d’une brulante actualité, à l’heure où fleurissent les discours contre « l’assistanat », à propos par exemple de l’utilisation de l’allocation de rentrée scolaire, où resurgissent les « internats d’excellence » dans une conception très méritocratique de l’école, où trop d’enseignants méconnaissent les difficultés des familles.
Un garçon qui se sent fille, une fille qui se vit garçon. Des situations délicates et complexes qui peuvent causer des conflits en classe. Comment les dénouer, sans stigmatiser et en faisant apprendre des choses aux élèves ?
Le CRAP-Cahiers pédagogiques organisait le 25 octobre un colloque sur le thème « Urgence écologique, un défi pour l’école ». Au cours de celle-ci, deux tensions sont apparues : comment alerter et informer les élèves sans les désespérer, et comment respecter leur droit à ne pas s’engager, favoriser une prise de conscience tout en leur laissant leur liberté de conscience sur ce sujet ?
Les élèves de CM1 en France réussissent moins bien en mathématiques que dans les autres pays de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques). Et cet écart est plus prononcé parmi les élèves socialement défavorisés. Le Cnesco (Centre national d’étude des systèmes scolaires) revient dans une note sur les résultats de l’étude internationale Timss (Trends in Mathematics and Science Study) de 2019. Cette note sera suivie de trois autres d’ici à juin 2022.
C’est la précampagne présidentielle, les candidats potentiels se positionnent et font part de leurs propositions. En ce qui concerne l’éducation, Valérie Pécresse (candidate à la primaire chez Les Républicains), a déclaré le 12 octobre dernier sur France Bleu Auxerre, à propos des « élèves perturbateurs », qu’il fallait « ne plus les réinscrire dans des établissements normaux où il vont «foutre la pagaille», mais les mettre dans des structures éducatives dédiées ». En contrepoint, voici le récit de la spirale descendante d’un élève puis de sa reconstruction dans un autre établissement.
Lucien Aniesa, président de la Ligue de l’enseignement de l’Aube, a investi les différentes dimensions de l’éducation, au sein de l’école et en dehors. Il nous raconte les enjeux de l’engagement militant aujourd’hui pour l’éducation populaire.
« En France tout commence par un slogan, se poursuit par un protocole, et se termine avec un formulaire Cerfa. Les enseignants rangent alors dans un tiroir le N-ième imprimé… » Le constat d’Alexandre Ployé, maître de conférences à l’université Paris-Est Créteil, sur l’école inclusive en France n’est pas tendre. Intervenant le 18 aout aux Rencontres d’été du CRAP-Cahiers pédagogiques à Saint-Maixent-l’École, il a développé son point de vue et ses propositions pour les participants.
Les Rencontres d’été du CRAP-Cahiers pédagogiques sont l’occasion, comme l’annonçait le titre de 2019, de « mettre en valeur nos pratiques, mettre nos pratiques en valeur ». Cette année, nous partîmes 130 pour des Rencontres placées sous le signe de la devise « Liberté, égalité, fraternité » et de l’inclusion. Voici quelques échos épars des ateliers et des pauses de ce temps de formation très particulier.
Le terme « pédagogiste » est généralement utilisé dans un sens péjoratif, mais on peut aussi inverser le stigmate et se revendiquer « pédagogiste », c’est-à-dire en recherche et en réflexion sur ses pratiques pour faire réussir tous les élèves. C’est le choix que fait Philippe Watrelot, ancien président du CRAP-Cahiers pédagogiques, avec son livre Je suis un pédagogiste qui parait ce mois-ci chez ESF-Sciences humaines. Il était présent hier aux Rencontres d’été du CRAP à Saint-Maixent-l’École, pour échanger avec les participants autour des questions et propositions qu’il formule dans son livre.
Un module de formation vise à développer un rapport au décrochage scolaire professionnalisé chez les étudiants en master MEEF (Métiers de l’enseignement, de l’éducation et de la formation) à l’Inspé de Lyon, pour mieux lutter contre les décrochages des élèves et des enseignants.
En décembre, nous avons fait la connaissance des élèves du dispositif UPE2A de Forbach et de leur enseignant Omar Kaced. La rencontre fut si belle que l’envie de garder contact s’est imposée comme une évidence pour Monique Royer. La semaine dernière, Bernard racontait son engagement auprès de ces « gamins qui en veulent, qui savent d’où ils viennent, avec souvent d’effroyables étapes » Aujourd’hui, pour clôturer l’année, ce sont eux qui partagent avec nous les projets qu’ils ont menés. Ils le racontent en haïkus, en images et en sons, avec l’enregistrement de leur texte en français et dans leur langue natale.
Les neurosciences sont-elles utiles à l’enseignement ? En tout cas, la coopération entre chercheurs et praticiens peut aboutir à la construction de solutions, estime Pascale Toscani, formatrice en neurosciences et éducation, chercheuse au LIDERF (Laboratoire interdisciplinaire de recherche en didactique, éducation et formation) de Montpellier. Elle co-organise un important colloque qui aura lieu à Angers les 25 et 26 octobre 2021.
100 ans après le congrès de l’éducation nouvelle en 1921, retour à Calais pour les militants des mouvements pédagogiques ou d’éducation populaire se revendiquant de cette école de pensée et réunis au sein du collectif Convergence(s) pour l’éducation nouvelle, dont c’était le lancement ces 3 et 4 juin.
Bernard porte le bénévolat en bandoulière et brandit la culture comme un sésame à partager avec ceux qui, à priori, sont privés de son accès. Il le fait notamment avec les élèves allophones du lycée Blaise-Pascal de Forbach. Auprès d’Omar Kaced, l’enseignant coordonnateur du dispositif, il apporte sa touche et sa passion aux projets menés. Rencontre avec un engagé de l’humanisme.
Monique Argoualc’h, a enseigné quinze ans en « classe relais » au service des élèves s’éloignant de plus en plus de l’école, de plus en plus tôt, ou au pire l’abandonnant sous les yeux de leurs enseignants et leurs parents désemparées. Dans cet ouvrage, l’auteure rend un témoignage vivant de ce travail mené avec ces jeunes de 11 à 15 ans à partir de son travail au quotidien, et de ses notes fidèlement tenues dans son journal.
Après plus d’un an de confinement, déconfinement, reconfinement, couvre-feu, restrictions, tout le monde n’a qu’une envie : sortir, dans tous les sens du terme! Et ça tombe bien, c’est ce que propose de faire notre dossier « Apprendre dehors », sortir avec les élèves, les enfants, pour apprendre dehors. Présentation du dossier par ses coordonnateurs.
100 ans après le congrès au cours duquel a été créée la Ligue internationale pour l’Éducation nouvelle à Calais en 1921, « Convergence(s) » installe 2021 comme l’année de l’Éducation nouvelle !
Les résultats des travaux de recherche et les évaluations internationales le montrent avec insistance : les parcours scolaires sont fortement influencés par l’origine sociale. Mais comment comprendre que l’école continue à reproduire voire à creuser les inégalités alors même que ce diagnostic est partagé par la majorité des acteurs ?
Les voyez-vous, ces enseignantes et ces enseignants, ces chefs d’établissement (au masculin et au féminin), ces conseillers et conseillères principaux d’éducation, épuisés par une année folle, et par le sentiment que leur ministre ne les écoute pas, ne les considère pas, voire les méprise ? Je les vois et je les entends, et je me demande comment cela va finir.
Pour Rozenn Merrien, présidente de l’Andev (Association nationale des directeurs et des cadres de l’éducation des villes et des collectivités territoriales), le projet de loi confortant le respect des principes de la République et de lutte contre le séparatisme ne fait qu’exacerber les tensions et les amalgames, au détriment des élèves des territoires particulièrement visés.
Ringard. C’est le cliché dont peut parfois souffrir l’audio face à la toute-puissance de l’image, qu’elle soit cinématographique, télévisuelle ou youtubesque. Mais aussi vrai que la naissance d’un nouveau média ne tue pas ses prédécesseurs, on assiste à un retour en force et en grâce de l’audio, qui gagne au passage un qualificatif : dites maintenant « audiosocial » !
Voilà un livre qui serait utile à tous ceux qui bâtissent un tableau fantasmé de « l’école d’autrefois », alors qu’ils sont souvent dans l’ignorance complète des réalités historiques. Mais en fait, il est utile à tout le monde pour ce qu’il nous apprend, avec érudition et rigueur, outre le plaisir à déguster la « malice » dont sait fait preuve l’ami Claude Lelièvre.
Comme la sociologie du curriculum est quelque peu boudée par les sciences de l’éducation, cet ouvrage plonge le lecteur dans les thématiques et les questionnements centraux de ce champ, sans avoir la prétention de viser l’exhaustivité.
Quelques mois d’observation dans une classe de plein air, au cœur de la forêt finlandaise, montrent les bénéfices qu’en tirent les enfants (sur le plan social et émotionnel notamment), mais aussi les enseignants, qui apprécient en particulier de ne plus subir le volume sonore de la classe fermée.