La part du rêve
Rêver éloignerait de l’attention. Pas nécessairement, quand la rêverie, le recours à l’imaginaire peuvent au contraire permettre à leur manière un autre genre d’attention.
Doit-on laisser les élèves rêver en classe ? À moins de penser que l’enfant entrant dans une classe laisse à la porte toute son histoire immédiate ou ancienne, il est envisageable que l’activité qui lui est proposée réactive des souvenirs conscients ou inconscients qui peuvent provoquer des comportements d’adhésion ou de rejet. Martine Lacour, dans un travail de recherche non publié, cite le cas d’un élève qui « explosait » de fureur lors des ateliers mathématiques sur la division : « Lorsque j’avais 7 ans, mon père nous a divisés : mon frère est allé avec ma mère et moi, je suis resté avec mon père », lui a-t-il dit.
Loin de moi l’idée de penser que nous devons nous transformer en psychologue, ce n’est pas notre métier. Mais l’enseign…