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Revue de presse du 20 mars 2022

Une revue peut-être un peu trop riche, mais voilà, des sujets s’imposent, la guerre en Ukraine, la covid, des nouvelles du supérieur, mais surtout les présidentielles. Et malgré tout ça il y a beaucoup de réflexions plus générales et tout plein de ressources. Donc prenez le temps et picorez.

Au sujet de l’Ukraine

Le Ministère annonce que “Les ministres européens de l’éducation, en présence de Mariya Gabriel, commissaire européenne chargée de l’innovation, la recherche, la culture, l’éducation et la jeunesse, se sont réunis sous la présidence du ministre français de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports, Jean-Michel Blanquer, ce mercredi 16 mars, par visioconférence, afin d’échanger sur la manière dont l’Union européenne peut apporter son aide concrète aux élèves, aux professeurs et aux personnels éducatifs ukrainiens. “

Et la semaine prochaine, un webinaire, qui peut vous intéresser, est organisé : La psychologie des migrations, entre souffrances et richesses. Mercredi 30 mars 2022 – 15h00 (CEST) “Au fil de ses travaux, Marie Rose Moro s’est interrogée sur la notion de métissage. Loin de se réduire à son acception biologique ou naturaliste, le métissage culturel englobe de façon plus large le processus par lequel les identités culturelles des individus se mélangent les unes aux autres, par lequel l’alterité se rencontre en soi comme en dehors de soi. Une réflexion indissociable de la question de la construction des liens humains.” Pour s’inscrire au webinaire.

Covid

On tombe le masque au bon moment ? Le Café Pédagogique insiste deux fois.  Mais Le nouveau protocole sanitaire reste prudent. “Si le gouvernement lève toutes les restrictions concernant le port du masque et les passes vaccinale et sanitaire à compter du 14 mars, le nouveau protocole sanitaire de l’Education nationale reste prudent. Dans l’atmosphère née du 13 janvier, le ministère a tenu compte des remarques syndicales et précise que le port du masque ne sera plus obligatoire en classe mais restera autorisé pour ceux (élèves ou personnels) qui le souhaitent. Il est recommandé aux personnes cas contact, ce qui veut dire que dans une classe où un cas de covid est confirmé tous les élèves et personnels seront invités à le porter. Si ce nouveau protocole va soulager de nombreux professeurs et élèves, la levée des restrictions de brassage, même si là aussi il y a des conseils de modération, va rendre très difficile la recherche des cas contacts. Difficile aussi va être la tâche des directeurs et chefs d’établissement à qui il reste seulement 24 heures pour tout organiser pour lundi.” La méfiance est toujours là : Un protocole allégé alors que l’épidémie rebondit. “Publiée le 10 mars, la nouvelle “foire aux questions” du ministère multiplie les appels à la prudence. Il y a des raisons à cela : les taux d’incidence sont repartis à la hausse dans les écoles et établissements scolaires. Le calendrier politique semble avoir eu raison du calendrier sanitaire. Les conséquences sur le fonctionnement des établissements risquent d’être sérieuses. Sans précautions, le covid pourrait à nouveau empêcher de faire cours.”

Mais un problème suppose une solution. Enseignement à distance : le CNED voit l’avenir en grand. “De l’art de faire de nécessité vertu. Le Centre national d’enseignement à distance a profité de la crise du Covid-19 pour redimensionner et affuter ses outils numériques. Dans le monde qui vient, le CNED entrevoit un équilibre essentiel entre apprentissage en présentiel et cours à distance. L’agilité du réseau de l’enseignement français à l’étranger pendant la pandémie a déjà servi d’exemple et renforcé l’attractivité du système éducatif français.”

Présidentielle

Les annonces du programme de Macron font la Une ainsi que les réactions à celles-ci.

En résumé le mantra sarkoziste résonne à nouveau :

Emmanuel Macron propose aux enseignants de travailler plus pour gagner plus. “Le président-candidat a indiqué, ce jeudi en présentant son programme, qu’il entendait donner la main aux expérimentations locales pour réformer l’éducation. Seuls les enseignants qui s’engageront dans de nouvelles missions verront leur rémunération augmenter : 6 milliards sont prévus, sur un budget de 12 milliards pour la jeunesse et l’éducation.” Présidentielle: Macron présente son “pacte” avec les enseignants, avec de meilleures rémunérations pour de “nouvelles missions. Mais aussi, Lycéens professionnels rémunérés, évaluations dévoilées… comment Macron veut transformer l’école. “Ce jeudi, le président-candidat a présenté les grandes lignes de son programme, où l’éducation tient une place centrale. Nouvelles missions pour les profs, évaluations rendues publiques, autonomie des écoles, et un « changement de méthode » promis par le chef de l’Etat.”

Et ça réagit bien sur. Macron règle leur compte aux enseignants. ““Vous avez des enseignants qui pendant le covid se sont occupés des élèves  et des enseignants qui ont disparu… Dans une école on va avoir un professeur qui va changer les résultats des élèves et un autre non”. Emmanuel Macron n’a pas épargné les enseignants lors de la présentation de son programme. S’il est réélu, il proposera de nouveaux contrats aux enseignants avec une rémunération au mérite, sous la surveillance des parents qui auront les évaluations de chaque classe. La révolution libérale de l’École, à l’anglaise, annoncée à Marseille sera mise en œuvre par E Macron s’il est élu. Le candidat président compte sur les parents pour l’aider à l’imposer.” Pour Libération : Programme du candidat Macron: pour les profs, enseigner plus pour gagner plus. Et Les Echos , tout pareil.

Des témoignages sont rapportés. «On a dépassé le stade du rationnel»: les profs désabusés devant le programme de l’éducation d’Emmanuel Macron. “Au lendemain des annonces du projet de second mandat du président-candidat, les enseignants dénoncent une «mentalité à la start-up», un «acharnement libéral» qui va «faire disparaître peu à peu l’école telle qu’on la connaît».” L’article de Libération, réservé aux abonnés interroge. Mais qu’est-ce qu’ils lui ont fait, les profs, à Macron?  “«Difficile» de payer plus des enseignants qui «ne font pas plus d’efforts»: après cinq ans de blanquérisme, on pensait que le Président voudrait recoudre les liens avec un monde enseignant exsangue. Il a fait l’inverse en présentant son programme.

Lettre d’un vieux prof au président-candidat par Philippe Watrelot, Professeur de Sciences économiques et sociales, formateur, militant pédagogique, ancien président du CRAP-Cahiers Pédagogiques. “Monsieur le Président Candidat, je vous fais une lettre que vous ne lirez sûrement pas… Vous avez montré jeudi 17 mars que vous n’en aviez rien à faire des enseignants et du sort de l’éducation publique. Vos propositions montrent en effet une méconnaissance de la réalité de l’école. Et la représentation que vous avez du métier d’enseignant ne peut être ressentie que comme du mépris.”

Dans ce contexte, le Café pédagogique fait le Bilan Blanquer : Cinq années perdues. “A en croire JM Blanquer, son bilan est remarquable. D’une certaine façon c’est vrai. JM Blanquer est resté 5 années rue de Grenelle. C’est un record sous la 5ème République. Il a eu le temps de marquer profondément l’Education nationale. Et il aurait eu le temps d’obtenir des résultats. Mais si on doit évaluer l’action ministérielle en fonction du niveau des élèves, quoiqu’en dise le ministre d’E. Macron, les résultats ne sont pas là, ni en ce qui concerne le niveau global que la réduction des inégalités sociales de réussite. Si on doit l’estimer au regard de la considération portée aux enseignants et de l’attractivité du métier enseignant, ces 5 années se terminent en catastrophe. Mais si on évalue le ministère au regard des changements apportés au système éducatif, JM Blanquer a fait évoluer la gouvernance du système. Il sera difficile de revenir en arrière.” Et une tribune d’un Collectif dans Le Monde affirme que « Les programmes sur l’éducation des candidats à la présidentielle demeurent des outils de communication et des catalogues de promesses ». “Les candidats de droite comme de gauche ne posent pas de diagnostic clair sur l’état de l’école et sur les problèmes que les réformes qu’ils souhaitent mener sont censées résoudre, affirment sept universitaires membres du Collectif d’interpellation du curriculum, dans une tribune au «  Monde ».” Emile BENECH dans Ouest-France dresse le catalogue de ce que les candidats proposent pour réformer l’école.

Le gouvernement a décidé de revaloriser le point d’indice des fonctionnaires. Par Delphine Simon , la rédaction numérique de France Inter. Le point d’indice, qui sert de base de calcul aux salaires des 5,5 millions d’agents publics, sera revalorisé d’ici l’été, a confirmé le cabinet de la ministre de la fonction publique, Amélie de Montchalin. Il était gelé depuis plusieurs années. “

École, faut-il réduire la durée des grandes vacances ? C’est le débat entre Jean-Paul Delahaye, Ex-directeur général de l’enseignement scolaire et Catherine Nave-Bekhti, Enseignante et secrétaire générale du syndicat Sgen-CFDT, que rapporte La Croix, mais dans un article réservé aux abonnés.

Diverses thématiques

Le 8 mars Elisabeth Borne avait fait une promesse : « Renforcer l’orientation des jeunes filles vers les filières scientifiques doit être un chantier du prochain quinquennat » “A la veille de la Journée des droits des femmes, la ministre du Travail tire le bilan de la quatrième édition de l’index égalité professionnelle alors que vont s’appliquer les premières sanctions contre les mauvais élèves. L’index est installé dans le paysage, « c’est maintenant le moment de travailler à l’améliorer », affirme-t-elle.”

Dans le contexte de la présidentielle, les Régions avancent sur le thème de l’orientation. Avec l’agence régionale : un réseau pour ceux qui n’en ont pas. “Orientation en collège et lycée. En Normandie, l’Agence de l’Orientation informe sur les métiers et les formations. Elle veut ouvrir les portes des entreprises aux jeunes et dédramatiser la question de l’orientation à travers des applications ludiques.” L’AEF Info signale : Comment l’Éducation nationale et les régions peuvent-elles améliorer l’orientation des élèves ?    “Il faut mettre le sujet de ‘l’éducation à l’orientation’ au cœur du processus éducatif et de la vie économique”, déclare le vice-président de Régions de France, François Bonneau, lors d’un webinaire sur l’orientation organisé le 9 mars 2022 par Régions de France.

La Voix du Nord propose des témoignages. Orientation scolaire : trois lycéens de Lumbres racontent leur parcours. “Nous sommes allés à la rencontre de trois élèves du lycée Bernard-Chochoy à Lumbres pour savoir si leur orientation scolaire correspondait vraiment à ce qu’ils avaient envie de faire. Ils nous racontent l’histoire de leur orientation, et de leur choix ou pas.”

Thibaut Cojean dans l’Etudiant s’inquiète. Lycée : pourquoi vos professeurs s’inquiètent du niveau en maths et en sciences ?Des professeurs de maths et de SVT appellent à reconsidérer la place accordée à leurs disciplines au lycée. Ils s’inquiètent de la baisse du nombre d’élèves inscrits en sciences, alors que la société de demain fera face à de nombreux défis scientifiques et technologiques. Des discussions sont en cours avec le ministère de l’Education nationale.”

Une rustine plutôt qu’une réforme : les dessous du rapport sur les maths au lycée.Le comité chargé de réfléchir à la place des maths au lycée devrait proposer de renforcer cette discipline. Du “bidouillage” pour certains spécialistes.”

Climat scolaire en CM1-CM2 : quelques points de vigilance. Par Jean-Pierre Veran, formateur, expert associé France Education International (CIEP), membre professionnel laboratoire BONHEURS, CY Cergy Paris Université. “Pour les élèves de CM1-CM2 interrogés l’an dernier, on serait sans doute plus heureux à l’école si les toilettes y étaient propres, les punitions plus justes, et si le sentiment de peur y reculait comme les violences qu’on y subit.”

« J’ai compris que j’étais pauvre en arrivant au lycée Henri-IV » “« Première fois » : récits de moments charnières autour du passage à l’âge adulte. Cette semaine, Tony évoque sa scolarité au lycée Henri-IV et le choc social qu’il y a vécu en intégrant cet établissement parisien en seconde.” Le Monde

Le marché des technologies pour l’éducation en ébullition. Par Ingrid Vergara. “Le secteur attire fortement les investisseurs. La filière française, qui représente 10.000 emplois, en profite. La crise du Covid a propulsé le secteur des technologies de l’éducation et de la formation dans une nouvelle dimension. Les confinements ont provoqué un véritable choc de conscience sur la nécessité de repenser la façon d’enseigner et de se former et a accéléré la transformation des usages. Cela s’est traduit en 2021 par 20,3 milliards de dollars de levées de fonds pour les sociétés du secteur de l’edtech au niveau mondial, un record.” Réservé aux abonnés

Vannes. Des enseignants volontaires forment à la méthodologie universitaire. “Pour que les lycéens et les étudiants en première année s’adaptent au rythme de la faculté, une quinzaine d’enseignants de Vannes (Morbihan) proposent leur aide. Ils ont suivi des formations pour proposer à leurs élèves une « boîte à outils » des bonnes pratiques.” Abonnés

Ce qui nous amène au Supérieur

Supérieur

Universités : « Doit-on s’inspirer d’autres modèles pour améliorer le financement de l’enseignement supérieur et les conditions des étudiants ? » Tribune de Jules Donzelot, Sociologue qui “décrypte, dans une tribune au « Monde », les différents modèles européens d’aide à l’accès des jeunes à l’enseignement supérieur.”  Abonnés

La Recherche et l’Enseignement supérieur en manque de stratégie. “Même en tenant compte de la guerre ou des conséquences de la crise sanitaire, l’enseignement supérieur et la recherche ne sont pas un des sujets jugés importants dans la campagne présidentielle. La seule contribution vient d’Emmanuel Macron, qui a dressé un bilan et annoncé des perspectives pour les prochaines années à l’occasion d’un discours prononcé le 13 janvier à la cérémonie du 50e anniversaire de la Conférence des présidents d’universités (rebaptisée « France universités » à cette occasion). C’est l’occasion pour nous de faire un diagnostic et d’énoncer les principes qui devraient guider l’action publique dans les prochaines années.”

Le casse-tête du changement de nom dans l’enseignement supérieur. Par Laurent Calixte. “Universités et grandes écoles changent de nom régulièrement, ce qui peut engendrer une certaine confusion. Philippe Auguste, le roi de France qui avait créé l’université de Paris médiévale en l’an de grâce 1200, a dû bien rire dans sa tombe. Car le 29 décembre 2021, un arrêt du Conseil d’État annulait le décret fondateur de la toute jeune «Université de Paris» créée en mars 2019 où ne figuraient que… trois établissements parisiens: les universités Descartes, Diderot, et l’Institut de physique du globe. Cette appellation était en effet «susceptible d’induire en erreur les étudiants», a tranché le Conseil.

Covid 19 : comment la crise sanitaire a poussé des étudiants à se réorienter. Par Amélie Petitdemange. “Depuis deux ans, la crise sanitaire a bouleversé la vie quotidienne des Français. Pour les étudiants, le Covid a été un révélateur de la précarité pré-existante mais aussi des problématiques d’orientation. Deux ans après l’annonce du confinement en France, nous avons retrouvé Fanny et Alexis, que nous avions interviewés en octobre 2020, pour savoir où ils en étaient dans leurs études. Spoil alert : les deux étudiants ont totalement changé de voie.”

Réflexions sur l’avenir

Première conférence des métiers et des compétences. “Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports, Elisabeth Borne, ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion, Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation organisent la première Conférence des métiers et des compétences le mercredi 16 mars 2022. Ils tiendront à cette occasion le premier comité ministériel de pilotage “enseignement et formation France 2030” en présence de Bruno Bonnell, secrétaire général pour l’investissement en charge de France 2030.” . Le communiqué de presse de France 2030 : première séance du comité ministériel de pilotage « enseignement et formation » de France 2030

Face aux extrêmes, « il faut une éducation numérique et citoyenne renforcée ». Propos recueillis par Sophie Viguier-Vinson. “La sociologue américaine Jen Schradie démontre dans son dernier ouvrage que la droite populiste sait tirer parti des réseaux sociaux, favorisée notamment par le fonctionnement des algorithmes.” Chercheuse à Sciences Po Paris, elle publie L’Illusion de la démocratie numérique. Internet est-il de droite ? (Quanto, 472 pages, 24,50 euros) le 23 mars. “Entre deux cours à Sciences Po, cette sociologue américaine nous éclaire sur ses recherches, tant pour contester l’utopie d’une démocratie numérique que pour modérer une vision inutilement dystopique sur tous les maux d’Internet.”

Sur le versant décliniste on trouve que « Nos petits-enfants en sauront probablement moins sur le monde dans lequel ils vivent que nous ». “Dans Un Nouvel âge des ténèbres, la technologie et la fin du futur (Allia, février 2022), l’écrivain britannique James Bridle, formé aux sciences cognitives et à l’ingénierie informatique, formule un postulat étonnant : l’essor des technologies numériques ne coïncide pas avec le développement de l’intelligence humaine mais avec son irrémédiable déclin.” Par Matthieu Giroux

Heureusement il y a d’autres réflexions. « Les jeunes veulent faire évoluer le modèle productiviste ». “Face à l’urgence écologique et sociale, de plus en plus de jeunes remettent en cause la place centrale du travail dans nos vies. Ils appellent à imaginer de nouveaux modèles, plus frugaux, explique la philosophe Céline Marty.” Propos recueillis par Cécile Peltier pour Le Monde.

Et pour Philippe Meirieu : « L’éducation ne se résume pas à l’école ». “Philippe Meirieu sera l’un des grands témoins des 1res Rencontres nationales de l’éducation populaire (RNEP), qui se dérouleront du 17 au 19 mars à Poitiers. Le chercheur en pédagogie et président national des Céméa explique pourquoi la société a besoin de ce mouvement synonyme d’« entraide » et de « solidarité ».”

Ressources

La partie législative du code général de la fonction publique entre en vigueur le 1er mars 2022. Direction de l’information légale et administrative (Premier ministre) “La partie législative du code général de la fonction publique créée par l’ordonnance du 24 novembre 2021 est entrée en vigueur le 1er mars 2022. L’ordonnance codifie dans un unique corpus juridique les quatre lois statutaires de la fonction publique de 1983, 1984 et 1986 ainsi que des textes de lois plus récents. La partie réglementaire du code interviendra en 2023.” Le Code général de la fonction publique. Version en vigueur au 14 mars 2022 sur LegiFrance

Créer des podcasts avec ses élèves « développe beaucoup de compétences et leur permet de s’exprimer ». “Bruno Vergnes, enseignant de français, a créé une série de podcasts avec ses élèves pendant le confinement, pour les faire travailler et entretenir le lien social. Interview.”

AFAE : L’école sur le métier. “Le système éducatif français n’est-il pas sclérosé par une culture administrativo-juridique qui étouffe, sous une avalanche de textes et règlements à caractère national, l’autonomie des établissements et de leurs acteurs et néglige la réalité quotidienne et concrète des métiers et des contextes ?“, affirment les coordinateurs de ce numéro 173 d’Administration & éducation, la revue de l’AFAE. Le ton est donné d’emblée. Pour ceux qui cherchent à savoir vers quelle réforme évolue le système éducatif, les cadres de l’AFAE laissent voir ce qu’ils attendent (et obtiendront probablement). La revue annonce des directeurs d’école “leaders“, des “préfets des études” à la place des professeurs principaux, et surtout la fin du statut enseignant. Faute d’équilibre, ce numéro penche sérieusement. Mais au moins on sait vers où on va… Le résumé des articles est .

CONFÉRENCE DE COMPARAISONS INTERNATIONALES  gouvernance des politiques éducatives. Efficacité des interventions conduites dans les classes : la nécessité de l’évaluation de leur implémentation. Rapport thématique, par Édouard Gentaz, Université de Genève, Suisse & CNRS, France, Sylvie Richard, Haute École Pédagogique du Valais / HEPVS & Université de Genève, Suisse

Anne-Marie Chartier : L’école et l’écriture obligatoire. ” Ce qui m’intéresse, c’est l’histoire de l’éducation « par le bas », à travers le travail des maîtres dans les classes“. Dans son dernier livre, « L’école et l’écriture obligatoire », Anne-Marie Chartier, enseignante-chercheuse et maîtresse de conférences au service d’Histoire de l’éducation de l’INRP, analyse l’évolution de la place de l’écriture dans notre société et les enjeux qui en découlent. Un livre qui vient compléter un premier volet, « l’école et l’écriture obligatoire ».”

Évaluation des élèves devant servir à évaluer les enseignants : le précédent de 2009. Par Claude Lelièvre. “Le principe avait été lancé dès 2007 par Nicolas Sarkozy, mais seulement mis en œuvre dans les années 2009-2012 avec bien des difficultés et des résistances. À méditer…

Le CRAP-Cahiers pédagogiques annonce : Notre tout récent débat éducatif consacré à l’ouvrage de Sylviane Corbion : L’école inclusive, entre idéalisme et réalité, est en ligne sur notre chaine YouTube. Vous pouvez le visionner en cliquant ici.

Bernard Desclaux

Sur la librairie des Cahiers pédagogiques

N° 575 – Le bienêtre à l’école

La recherche en éducation met de plus en plus l’accent sur l’importance du bien­être à l’école, et les conditions à mettre en œuvre pour que les élèves persévèrent et réussissent scolairement, voire développent leur personnalité. Cela demande de faire émerger une relation apaisée entre les élèves, les enseignants, et les savoirs.

N° 560- Urgence écologique : un défi pour l’école

Ce dossier nous invite à aller plus loin que l’éducation à l’environnement ou au développement durable. Comment permettre à nos élèves de prendre conscience des enjeux de cette indispensable transition écologique : apport de connaissances, actions locales, formation à l’éco-citoyenneté…

N° 574 – Ce qui s’apprend en EPS

Mal reconnue, bien qu’obligatoire à tous les niveaux, l’EPS contribue à l’acquisition du socle commun, donne accès à des pratiques motrices et à la culture physique, sportive et artistique, tient une place de choix dans l’entretien de la santé et du bienêtre, contribue à l’égalité entre les filles et les garçons et à l’inclusion.

 

 

 

N° 573 – Les maths, est-ce que ça compte ?

 

Tous les acteurs de l’enseignement se trouvent confrontés à la question des « bases » ou des « fondamentaux » : pour effectuer des choix dans les programmations, pour remédier aux difficultés d’élèves, pour proposer des évaluations. Quelles sont les mathématiques que l’on doit enseigner aujourd’hui ?