La musique participe à l’évolution de l’homme, d’un point de vue identitaire et social ; elle contribue à l’équilibre des sociétés humaines depuis des milliers d’années (-250 000 ans).
En outre, des travaux en neurosciences montrent :
-que c’est une technologie qui permet de stimuler les circuits neuronaux de la mémoire, d’améliorer les performances lors d’épreuves de raisonnement, lors de l’apprentissage de la lecture chez les enfants dyslexiques,
-qu’elle a un effet dynamogénique sur les auditeurs,
-qu’elle réduit les troubles de l’humeur (autistes, schizophrènes, patients Alzheimer),
-qu’elle réduit les conséquences cognitives des atteintes cérébrales.

Pour ces raisons, enseigner la musique dans la scolarité obligatoire de tous les élèves paraît indispensable.
Même si la qualité est au rendez-vous, la formation des enseignants du premier degré en matière d’enseignement musical est très réduite.
logo_odile_tripier_lla.jpgProfitons de la réflexion sur le continuum licence-master dans le cadre des ESPE (écoles supérieures du professorat et de l’éducation), pour repenser l’équilibre de la formation de ces enseignants polyvalents, sans écarter les possibles interventions de partenaires extérieurs, mais qui demeurent liées à la richesse des collectivités territoriales.

Odile Tripier-Mondancin, co-responsable du master métier de l’enseignement spécialité musique, MCF, IUFM Midi-Pyrénées, chercheur membre de LLA Créatis et de l’UMR-EFTS Université Toulouse II le Mirail