Je me souviens d’une des questions de mon examen de physique en 1re année d’université. Dans la consigne, le professeur nous demandait de citer la formule d’un corps en chute libre. J’avais uniquement cité : x=1/2.g.t², alors que l’enseignant attendait de moi que je lui cite la formule, la démonstration et que je dessine un schéma. Cependant, la consigne reprenait uniquement le verbe « citer ». J’ai échoué… Je retiens que le professeur ferait bien de préciser sa consigne (citer, démontrer, illustrer et donner des exemples, etc.).

Audrey Bussens

En retour de stage en collège, notre professeur nous demande d’écrire une autoévaluation sur une leçon en histoire-géo. Sans autre consigne. Comme les autres stagiaires, on se met à décrire dans le flou les points positifs et négatifs de la leçon donnée. Et c’est en tournant dans le local que le professeur se rend compte que ce qu’on écrit ne correspond absolument pas ce qu’il attendait ! L’intérêt d’une consigne floue est justement de récolter des informations générales, des idées différentes selon les étudiants, des éléments à réorganiser. Mais si le professeur modifie cette consigne floue pour la préciser, on peut se demander le fondement de cette activité, son but pédagogique. Nous, on a été frustré !

X. Van Thielen et S. Martini

Pour introduire au genre fantastique, j’avais demandé aux élèves (niveau collège) des exemples de créatures malfaisantes dans la catégorie des « ressuscités ». Mal m’en a pris. Alors que j’attendais une vague de vampires, fantômes et autres zombies, les élèves m’ont répondu : « Jésus-Christ » ! Un meilleur choix d’étiquette aurait-il pu m’épargner les longs débats théologiques qui ont suivi et qui étaient à mille lieues de l’objectif de ma leçon ?

Alban Leloup

Durant mes premiers cours de maths donnés en stage, je ne lisais pas les énoncés avec mes élèves. Je me contentais de dire globalement ce qu’ils devaient faire. Lors d’un cours sur les échelles, les élèves devaient réaliser un plan d’une maison à une échelle donnée. Mais comme j’avais oublié de la leur donner à l’oral, je me suis retrouvé avec des élèves qui n’ont pas lu la consigne et qui m’ont rendu des plans à des échelles différentes de celles demandées. Depuis je n’oublie jamais de lire les consignes avec les élèves puis de les redire oralement.

Joos Mathieu

Lundi 8 mars 2010, 14 h 31, classe de français langue étrangère (FLE).
Je dis aux élèves : « Vous allez recevoir une pelote de laine. Lorsque vous l’aurez reçue, vous devrez dire votre prénom avant de la relancer à quelqu’un d’autre. »
« Mince, mais qu’est-ce que je dois faire de ça, pense l’élève. Tant pis, je la relance au professeur. »

Je me dis que ce n’est pas possible, ils ne comprennent rien. Ce n’est quand même pas compliqué ! Bon, je vais faire l’exercice avec eux.
« Enfin, il était temps ! Voilà, maintenant, j’ai compris ! », se disent les élèves.
En classe-passerelle, les consignes passent souvent par l’oral. Le professeur doit toujours faire une première fois l’exercice avec les élèves afin que ceux-ci comprennent ce qui leur est demandé.

Coraline Cochez et Maryne Klénes

Je me rappelle d’une interro où le professeur a lu à voix haute la question : « Trouvez vingt mots ou expressions signifiants opposés d’états d’âme. » Moi, j’ai foncé tête baissée, car j’étais sure qu’il demanderait les états d’âme d’une personne et non leur opposé. J’ai donc noté dans ma réponse les vrais états d’âme et non leur opposé. Non-respect des consignes = échec !

Tessy Stumpfl

Cours de mathématique en 6e. Les élèves reçoivent une feuille avec des dessins de vêtements qui avaient chacun un prix affiché. Une somme fictive leur avait été attribuée et le but était de leur apprendre à la gérer afin de se procurer ces différents produits.
Constatant qu’un des élèves avait dépassé la somme, je lui demande ce qu’il doit faire s’il veut pouvoir payer ses articles. J’espérais une démarche mathématique avec un petit calcul à la clé, mais celui-ci m’a répondu : « Ben, je demande le reste à mammy ! »
L’élève n’avait pas saisi la portée abstraite de l’exercice, il est resté cantonné dans son monde. Il n’a pas compris les consignes, ni l’objectif de la leçon.

Sophie Sempels

En 2e secondaire (collège), durant les classes de mer à La Panne, nous menions une « chasse au trésor » à Bruges. Nous devions interviewer des personnes locales pour récolter des informations sur la ville, son histoire. Il y avait un parcours précis à suivre et les professeurs nous avaient donné des consignes orales sur les points d’arrêt. Distraits et dissipés, nous ne les avions pas bien entendu. Nous n’avions pas compris que l’arrêt final se trouvait au château et nous nous sommes rendus à notre gite. Cette mauvaise compréhension a eu le don d’énerver et d’inquiéter les professeurs responsables de l’activité qui se sont mis à notre recherche pendant une bonne heure. Avec un savon à la clé…

Mélissa Cauderlier, Guillaume Mormont, Tamara Peretti

Au début de cette année, nous avons fait une interro dans laquelle figurait la question : « Quelles sont les conséquences de la tectonique des plaques ? » Le professeur n’avait pas précisé que nous devions développer nos réponses alors qu’il l’avait fait précédemment pour les autres questions. Nous avons donc juste cité les causes. Lors de la correction du contrôle, nous avons tous constaté que nous avions perdu des points pour cette question, car nous ne répondions pas aux attentes du professeur, alors que de notre point de vue, nous ne faisions que répondre à la question telle qu’elle nous était proposée.

An Bang, Tahnee Hembise, Samuël Vanderclause

Lors d’un examen d’histoire en 5e secondaire, la question portait sur la guerre de 1914-1918. Nous avions abordé en cours les causes, les acteurs et tout ce qui est considéré comme phénomène déclencheur. À l’examen, il fallait souligner, parmi une liste de mots, ceux qui se rapportaient au sujet. Pour moi, le contexte extérieur était pris en compte alors que le professeur ne voulait que des mots concernant la guerre elle-même.
À cause de cette erreur, j’ai dû repasser l’examen en seconde session malgré les discussions avec le professeur pour avoir mal compris la consigne.
Selon nous, il s’agit ici d’un problème de mauvaise compréhension de part et d’autre. L’élève ayant travaillé d’une certaine façon durant les cours sur l’année s’attendait à devoir faire de même lors de son examen surtout qu’aucune précision n’a été apportée. Mais le professeur refusant les réponses autres que celles qu’il attendait a sanctionné comme il le pensait.

An Bang, Tahnee Hembise, Samuël Vanderclause

Pour mon examen de français (2e collège), nous avions dû lire un livre. Une des consignes de l’examen était d’inventer une histoire à partir de celle du livre. Jusque-là tout va bien à part que moi, pressée par le temps, j’ai mal lu l’énoncé de la consigne et j’ai commencé à faire le résumé du livre. J’étais sure et fière de ce que j’avais fait. Mais en sortant de l’examen, on m’informe que je n’ai pas fait ce qui m’était demandé. Je suis allé trouvé mon professeur de français qui m’a dit qu’elle ne pouvait pas me faire recommencer l’examen. Mais, elle a quand même cherché des points par-ci par-là, en cotant l’orthographe, les structures de phrases, etc. J’ai finalement réussi !

Amélie Bourtembourg, Gianni Mirelli, Amélie Baudelet, Yohann De Nève

En troisième secondaire, au cours de français, le professeur donne une interrogation de conjugaison. Nous avions reçu une fiche reprenant les temps de conjugaison et les pronoms numérotés. Le professeur donne l’un de ces numéros renvoyant à cette fiche sur laquelle nous repérons le temps et le sujet qui correspond, avec lesquels nous devons conjuguer le verbe demandé.
Puisque le sujet était déjà noté — et en l’absence d’autres consignes –, j’ai simplement écrit sur ma feuille la forme du verbe conjugué. Le professeur m’a mis un zéro sur vingt, car je n’avais pas mentionné les sujets (ni les « que » du subjonctif), sans se préoccuper du travail que j’avais dû fournir chez moi pour réussir cette interrogation et du réel résultat que j’aurais pu obtenir. D’ailleurs, après avoir corrigé ma copie de moi-même, vu que le professeur ne l’avait pas fait, j’aurais dû avoir un 19 sur 20. Je trouve que le professeur n’a pas été assez clair au niveau des consignes et que ce zéro était immérité et injuste !

Amélie Bourtembourg, Gianni Mirelli, Amélie Baudelet, Yohann De Nève

Pigeon vole
Je me souviens de ma petite sœur au retour d’un examen de géo disant aux parents : « Je n’ai pas pu calculer la distance à vol d’oiseau entre Paris et Bruxelles parce la taille de l’oiseau et la vitesse à laquelle il volait n’étaient pas indiquées dans la question ! »
Un exemple cocasse de lecture littérale d’une expression. Il souligne l’importance de vérifier les prérequis supposés des élèves, même les plus évidents.

Pauline