Longtemps la sociologie de l’éducation ne s’est intéressée qu’accessoirement à la question de la transmission des savoirs à l’école. Une des raisons à ce paradoxe : son intérêt presque exclusif aux fonctions sociales de l’école, et particulièrement en France, aux mécanismes de reproduction sociale et de rapport de domination par l’école.
L’intérêt de ce livre réside à la fois dans le choix et dans la mise en perspective de textes qui ont continué à analyser ces relations entre savoirs et pouvoir, mais à partir de la question de la spécificité des contenus et des pratiques scolaires, qu’elles relèvent des pratiques pédagogiques des enseignants et/ou des activités d’apprentissage des élèves.
Le choix : émanant de la littérature anglosaxonne et française, ces travaux, dont certains remontent à la fin des années 60, étaient souvent peu accessibles, voire inédits en français ; leur intégration au sein d’un même corpus de textes souligne à la fois leur parenté et leur originalité. La mise en perspective : dans la troisième et dernière partie de ce livre, le lecteur trouvera des notices consacrées à la présentation – remarquable – des travaux
des auteurs des textes reproduits dans les deux premières parties : Basil Bernstein, Michaël Young, Nell Keddie, Pierre Bourdieu, Viviane Isambert-Jamati, Lucie Tanguy, Bernard Lahire, Élisabeth Bautier et Jean-Yves Rochex.
Dans le contexte agité actuel, où toute réflexion un peu distanciée sur les pratiques scolaires est taxée de pédagogisme, ce livre est donc tout simplement indispensable.

Christophe Joigneaux


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