Ils sont étudiants, plutôt brillants, ils en ont assez des cours qui ne correspondent pas à leurs attentes et à leurs besoins pour l’avenir. Ce sont des jeunes sérieux et pas des « rigolos » malgré le côté « provoc » du hackeur.
Ce qu’ils veulent, c’est pouvoir influer sur leur enseignement et sur l’enseignement en général. Un enseignement marqué par l’ennui, depuis l’école primaire parfois.
Les étudiants ingénieurs qui ont initié ce mouvement ont décidé de l’étendre aux autres écoles et à l’université. Leurs ambitions vont dans plusieurs voies. Tout d’abord, pour un enseignement réellement adapté aux nécessités de leur vie sociale et professionnelle, un enseignement qui favorise la créativité et la collaboration, ils souhaitent intégrer le potentiel participatif du web 2.0 à leur formation. Libre partage d’informations et d’idées dans le domaine de l’éducation, voilà leur credo. Ensuite, ils ont un projet de social business qui met en relation des étudiants du monde entier et des entrepreneurs sociaux. « Comment et où faire classe aux enfants pauvres dans de bonnes conditions et à moindre cout ? » est un de leurs défis. Ils en ont d’autres : « Apprendre à l’heure du numérique » ou « Créer des jeux scientifiques »… Et ils se retrouvent autour de brainstormings (que l’on appelle holdups en langage hacker !) pour les relever.

Stéphanie de Vanssay