Un ouvrage qui ne concerne pas directement l’école, mais qui aborde les problèmes des liens culture-société de manière multiforme, en s’intéressant à plusieurs endroits à la contribution que l’école peut apporter à la « recomposition » de ces liens.
On appréciera diversement les différents textes qui composent ce livre, issus d’un cycle de conférences, l’inutile longueur de certains ou la langue trop sophistiquée, le manque parfois d’exemples concrets et la redondance d’idées d’un texte à l’autre. Mais aussi le côté stimulant de certains apports. Tout particulièrement celui d’Olivier Donnat, grand spécialiste des enquêtes du ministère de la Culture qui montre la tension existante entre offre et demande, l’hypocrisie de certains discours sur la « démocratisation culturelle » (concept à abandonner, parce que fourre-tout) et l’importance grandissante que doit jouer l’éducation, si on prend l’idée d’accroître la demande culturelle au sérieux. On relèvera aussi les données quantitatives passionnantes livrées par Jean Viard, expert du « temps libre » et le plaidoyer de Bernard Stiegler pour une réconciliation entre culture et technique : « La société industrielle à venir n’aura d’avenir que si la culture est au cœur des politiques industrielles et si l’industrie est au cœur des préoccupations culturelles, c’est-à-dire si la culture tire véritablement toutes les conséquences du fait que nous vivons dans une société durablement et résolument industrielle. »

Jean-Michel Zakhartchouk


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